Homélie du vendredi 6 octobre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

C’est bien clair, lorsque nous désobéissons au Seigneur, nous quittons la source et nous tombons dans un esclavage qui nous déshumanise. Comme le dit le livre de Baruc, nous sommes exilés. Dieu est un bon pédagogue ! Il nous corrige, mais pour que nous puissions nous convertir et retourner vers lui.

Il nous faut regarder notre monde qui veut vivre sans Dieu. Certains le refusent, d’autres s’entêtent à vivre loin de Lui. Nous avons perdu le bon sens et les points de repères ont disparu. Nous avons été créés pour devenir des êtres de communion et nous sommes devenus des êtres de compétition ! C’est dire que les plus forts sont là pour écraser les plus faibles !

L’homme est devenu un apprenti sorcier ; le pouvoir de l’homme sur l’homme grandit. Il suffit de voir comment on traite les malades en fin de vie : L’euthanasie remplace la compassion, l’accompagnement de ceux qui souffrent et qui ont besoin d’être entourés, les soins paliatifs !

Quant à l’enfant, il est un dû et non un don ; c’est ainsi qu’il devient une valeur marchande.

Les personnes âgées sont mises au rebut. Que de personnes seules dans les maisons de retraite qui n’ont aucune visite.

Le critère, c’est la productivité. Nous avons perdu le sens de la gratuité.

La compétition, ce sont aussi les guerres, les violences, les terrorismes.

La compétition, c’est l’excès de technologie qui déshumanise. Certes, les robots font des exploits ; on le voit en chirurgie et c’est bien ; mais cela ne remplacera jamais l’homme.

Saint Jean-Paul II, dans un célèbre discours à l’Unesco, lors de son premier voyage pastoral avait dit que c’est la culture qui construit l’homme. Mais encore faut-il la transmettre ! Et nous le savons bien, la courroie de transmission est cassée depuis des années.

J’arrête là, sinon nous allons tous déprimer. Mais alors est-ce la fin de l’humanité ? Non, bien sûr ; nous vivons la fin d’une civilisation, mais de nouvelles générations se lèvent pour construire une nouvelle civilisation. Que de jeunes qui s’engagent dans la cité, la vie professionnelle, le mariage… L’Église doit les encourager ; ils sont notre avenir. Ils ont besoin de nous, comme nous avons besoin d’eux.

La conversion demandée suppose l’humilité : à la fois reconnaître notre désobéissance, notre orgueil et nous tourner vers Celui qui est riche en miséricorde. Dieu ne se lasse pas de nous pardonner, parce que lui est fidèle à son alliance.

Acceptons-nous de dépendre de lui, en reconnaissant qu’il est le Créateur, le Dieu tout puissant et trois fois saint ? Cette dépendance se traduit par l’obéissance à sa Parole et à sa volonté.

À chacun d’entre nous d’entraîner notre monde dans le bon sens, c’est-à-dire sur ce chemin de liberté et de bonheur.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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