Homélie du vendredi 3 février
publié le 03/02/2017 dans Non classé

le vendredi 3 février 2017 à 18h15

Hérode, prophète à sa façon ! Il est persuadé que Jean-Baptiste qu’il a fait décapiter est ressuscité. En effet, il savait que le Baptise était un homme juste et saint et il le protégeait, mais sa faiblesse humaine l’a emporté et il a été obligé de faire mourir Jean.

Hérode cependant était à l’écoute du prophète et il l’écoutait avec plaisir, même si ce qu’il lui disait l’embarrassait, tout simplement parce qu’il le mettait dans la vérité de son être. Aujourd’hui, c’est le Christ à travers sa Parole qui nous met dans la lumière. Et ce soir, c’est l’auteur de l’Épître aux Hébreux qui nous indique le chemin, celui du bonheur.

Tout d’abord l’amour fraternel ou la charité. Il s’agit de demeurer dans l’amour et pour cela, il nous faut aller à la source qui est le cœur, le lieu où l’Esprit répand l’amour divin.

Celui qui sait accueillir l’Amour divin saura aussi accueillir son prochain. Il nous faut ensuite porter dans la prière les prisonniers et les maltraités. Respectons le mariage, ne cherchons pas des richesses artificielles ; le Seigneur est notre seul trésor ; il ne nous abandonnera pas : « La grâce te suffit. » Nous mettre alors à la suite du Christ est une source de liberté. Il nous faut oser nommer nos attaches matérielles qui font encore obstacle à notre liberté spirituelle. Nous le savons bien, nous avons peur de manquer, alors que le Seigneur nous donne notre pain quotidien. Nous accumulons, croyant d’ailleurs que ça nous servira un jour ! En vous disant cela, je ne vous invite pas à tout jeter et à attendre qu’une bonne âme vous apporte un pauvre repas ! « Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! »   Il nous faut accepter d’être en dépendance du Seigneur et faire confiance un peu plus en la providence.

Enfin, l’auteur de l’Epître nous exhorte à faire mémoire de tous les saints qui nous ont tracé des chemins. Chacun a son histoire qui nous montre combien la sainteté est accessible, si toutefois nous nous appuyons sur le Christ, et non sur nous-mêmes ! Eux aussi avaient des faiblesses, mais ils nous apprennent que c’est dans la faiblesse que l’on est fort parce que nous laissons le Christ agir en nous.

Eux aussi, ils se sont désencombrés, car ils cherchaient l’union à Dieu dans leur prière. Ils voulaient trouver le Moi plus profond qu’eux-mêmes. Ils avaient ce désir de la sainteté et ce désir était le moteur de leur vie spirituelle. Nous serons jugés sur l’amour ; c’est pourquoi ils ont été tout donnés.

« C’est ta face Seigneur que je cherche

Ne me cache pas ta face ».

Tel est le désir du psalmiste ; tel doit être le nôtre. Cette face nous la voyons déjà à travers le Christ, sa Parole, ses sacrements et dans l’oraison, mais aussi à travers notre prochain.

Alors vivons des trois vertus théologales : Foi, Espérance et Charité et nous aurons l’assurance d’être attendus là où est le Christ, auprès du Père.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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