Homélie du vendredi 13 avril 2018
publié le 02/05/2018 dans Non classé

Le Christ nous invite à purifier notre foi. Alors que cette foule est rassasiée par le miracle de la multiplication des pains, le Christ se retire dans la montagne pour éviter qu’on se méprenne sur sa personne. Oui le Christ est Roi, mais pas à la manière humaine ! Il rassasie son peuple non pas avec cinq pains et deux poissons, mais avec son Corps livré qui donne la vie éternelle. Il exerce son pouvoir avec autorité, mais cette autorité est proximité, tendresse, miséricorde. Il libère les cœurs non pas des troupes qui occupent le pays, mais des troupes de petits démons qui virevoltent autour de chacun d’entre nous !

La mission du Christ est bien de nous sauver du mal et de la mort. Le Christ n’est pas un gourou, ni un Jésus super-star, ni un magicien. Il est l’unique Sauveur qui nous demande de coopérer au Salut offert. Le Christ ne se laisse pas enfermer dans des catégories. Il est le Sauveur de tout homme sans exception ; mais le Salut n’est pas automatique ! Nous demeurons libres face au Salut. La grâce sera efficace si nous ouvrons nos cœurs et offrons notre liberté au Seigneur.

C’est dire que nous sommes appelés à vivre de plus en plus de la grâce !

« J’ai demandé une chose au Seigneur : habiter sa maison. » C’est dans la maison du Seigneur que nous recevons la grâce divine. Habiter la maison du Seigneur, cela ne signifie pas passer sa journée au temple ou à l’église, mais d’entrer dans l’intimité du Seigneur. Et pour cela, il nous faut vivre en nos cœurs, lieu de la présence de Dieu.

En nos cœurs, nous pouvons admirer le Seigneur dans sa beauté, dit le Psalmiste. Cette beauté de Dieu rejaillit sur nos visages. Laissons la lumière intérieure apparaître sur eux. C’est la transfiguration ; c’est le reflet resplendissant de la gloire de Dieu.

La contemplation des bontés du Seigneur est source d’espérance et fortifie notre foi. Face aux embûches, face aux difficultés que nous pouvons traverser, le Seigneur est là et il ne peut pas nous abandonner.

En ce temps pascal, il faut nous rappeler que le Christ est victorieux du mal et de la mort. Que l’Eucharistie que nous célébrons et que nous recevons, même si c’est de manière spirituelle, parce qu’il n’y a plus de messes dans vos villages ou que vous ne pouvez plus vous déplacer à cause de l’âge et de la maladie, est une force qui nous fait avancer vers le Royaume.

L’Eucharistie est le plus beau signe annoncé par la multiplication des pains ; alors comme les gens présents à ce miracle, nous pouvons dire : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »

Soyons des témoins contagieux comme le furent les Apôtres, repartant tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

 

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Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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