Homélie du dimanche 7 janvier 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

En cette fête de l’Épiphanie, nous voici de nouveau devant la crèche avec ces savants qui viennent de l’Orient pour adorer l’Enfant-Dieu. Guidés par l’étoile, ils arrivent à la source. Et c’est la joie dans leur cœur, car la rencontre avec le Seigneur provoque le charisme du Magnificat.

Quelles sont les attitudes spirituelles de ces savants ?

Tout d’abord l’humilité ; ils n’opposent pas la raison à la question de Dieu. Ils savent que le chercheur, le scientifique s’arrête au seuil du mystère. Tout vient de Dieu ! Les mages le savent bien.

Ensuite le désir spirituel ; ils sont habités par le désir de voir Dieu. Ils ne veulent pas prendre la place de Dieu, mais bien plutôt le contempler.

Ils ont le sens du mystère : « ce mystère dit saint Paul, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage. » Ce mot mystère ne signifie pas quelque chose que l’on ne comprend pas, mais c’est une entrée dans le dessein d’amour du Père. Ils ont accepté d’être guidés par l’étoile, par ce signe venu du ciel. C’est dire que les mages sont attentifs aux signes que le Seigneur peut envoyer. Ils ont des yeux pour voir !

Ils ont enfin le sens de l’adoration ; le regard qu’ils portent sur l’Enfant-Dieu est tout intérieur. Ils voient le visage illuminé de l’Enfant, lumière née de la lumière.

Cette expérience spirituelle, les mages veulent la partager, car le salut est désormais offert à tous les peuples, races et nations. À leur tour, ils vont devenir des étoiles pour conduire leurs contemporains vers le Seigneur.

Et nous ? Sommes-nous les étoiles dont notre monde a tant besoin ? Les étoiles, elles brillent et illuminent ! N’ayez crainte, je ne vous exhorte pas à briller, mais à laisser transparaître la lumière qui est dans vos cœurs. Nous devenons des étoiles pour nos frères par notre témoignage ; là encore rien d’extraordinaire, non ! Des témoignages de charité dans l’ordinaire de nos vies ; dans un monde parfois si égoïste, la charité rappelle la gratuitén de nos vies. Oui, la charité transfigure !

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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