Homélie du dimanche 31 décembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Le plus beau cadeau de notre vie est bien notre foi qui nous permet de transformer notre regard sur notre prochain, sur notre monde, sur l’Église et sur nous-mêmes !

En ce dimanche de la Sainte Famille, la liturgie de la Parole nous rappelle que la foi, c’est vivre de Dieu. Dans la Genèse, Abram fait confiance en la parole du Seigneur ; sans descendance, grâce à la foi, le Seigneur lui donnera Isaac.

« Regarde le ciel et compte les étoiles, si tu le peux ». Est-ce que tu crois que l’impossible puisse devenir possible ? Alors qu’Abram est sans enfant, croit-il que sa génération sera aussi nombreuse que les étoiles ? Quel regard portons-nous sur ce que nous vivons ? La foi nous fait prendre du recul, car nous voyons avec le regard de Dieu qui donne sens à ce qui est apparemment, un non-sens.

Quand le Seigneur demande à Abraham de sacrifier son fils unique, n’est-ce pas pour vérifier sa foi ? Dieu peut mettre à l’épreuve, mais pour nous faire grandir.

Le regard de Syméon sur l‘enfant-Dieu est celui de la foi. Point d’auréole sur la Sainte famille, mais Syméon et Anne attendaient depuis tant d’années celui qui devait apporter le Salut. Ce désir de la Foi transforme le regard ; l’Invisible devient visible ; la promesse devient réalité.

Il me semble que nous avons besoin de ce regard de foi quand nous parlons de la famille. Ne soyons pas pessimistes ! Il y a de nombreux jeunes qui veulent fonder des familles chrétiennes qui demeurent des bénédictions pour notre monde.

La famille est fragilisée par l’environnement, par les idéologies, par l’égoïsme et le manque de compassion. Là encore nous avons besoin d’un autre regard : l’égoïsme me ferait dire que l’enfant est un dû ! Alors qu’il est un don !

L’égoïsme me ferait dire que la personne âgée coûte trop cher à la société, alors qu’elle est une sagesse pour notre monde !

L’égoïsme m’inviterait à euthanasier les malades en fin de vie, alors que la compassion dilaterait mon cœur !

L’égoïsme rejette l’handicapé, parce qu’il ne voit pas le reflet resplendissant de la gloire de Dieu sur son visage.« Rien n’est impossible à Dieu » Ne baissons pas les bras ; il est temps de mettre les fondements d’une nouvelle civilisation, celle de la vie et de l’amour !

Le regard de la foi est aussi un regard d’amour ! Regard sur ceux qui ne partage pas notre conception de la famille et du mariage ; regard qui nous invite, comme nous le demande le Pape François, à les accompagner.

Le regard de la foi est enfin celui de l’espérance. Le vieillard Syméon, après avoir vu le Salut, demande au Seigneur de le rappeler auprès de lui. L’Espérance me fait regarder plus loin, vers le Royaume où je suis attendu. Il ne s’agit pas de se désintéresser de ce qui se passe dans notre monde, mais de prendre de la hauteur pour discerner ce qui est bien et ce qui est mal, dans un monde qui bouge si vite et dont les points de repère sont devenus instables.

Il est temps, comme la prophétesse Anne, de parler de l’enfant à tous ceux qui attendent de retrouver la liberté et le bonheur.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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