Homélie du vendredi 9 mars 2018
publié le 09/04/2018 dans Non classé

« Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? » Oui, comment arriver à entrer dans le mystère d’un Dieu qui se détourne de sa colère ! Car il y a de quoi, en voyant le monde des hommes de se mettre en colère ! Face à nos infidélités, face à nos idoles de toutes sortes, Dieu, lui, reste fidèle à son Alliance ; c’est pourquoi notre Dieu ne se lasse pas de nous pardonner. Certes, il nous faut revenir à lui, mais le carême est là pour cela ! Et c’est alors la révélation de notre Dieu.

« L’orphelin reçoit de la tendresse ». Notre Dieu est tendre et miséricordieux et le Christ est venu précisément pour nous rejoindre dans nos pauvretés et nous révéler le visage de tendresse de notre Dieu.

« Je les guérirai, je les aimerai d’un amour gratuit » c’est pourquoi Dieu nous a envoyé ce qu’il a de plus cher, son Fils unique. Et il nous comble de sa grâce qui est gratuite.

Cette grâce est une pluie de lis, de roses ; une véritable forêt odorante qui procure de l’ombre et Dieu sait que dans un pays chaud, c’est important.

Dieu est amour, et le Christ dans l’Évangile fait le lien entre le commandement de l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Dieu nous aime et il nous donne la possibilité de répondre à son amour, non seulement en répandant en nos cœurs l’amour, mais en nous invitant à aimer le prochain.

« Aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices ». L’amour que j’exprime au Seigneur engage toute ma vie. Comment dire “j’aime Dieu”, si je suis en même temps en train d’écraser le pied de mon prochain ?

Le Christ préfère la sincérité du cœur aux pratiques extérieures. La loi nouvelle du Christ n’est pas étriquée, rigoriste, mais elle est celle de l’amour de Dieu et du prochain. C’est pourquoi cette loi nouvelle est celle de la liberté et du bonheur.

La loi où l’on se donne à l’autre dans la joie, car il y a toujours plus de joie à donner qu’à recevoir.

Pour comprendre le mystère de Dieu, il faut s’y plonger et en faire l’expérience. Un pécheur pardonné comprend l’amour dont il est aimé.

Hier, nous étions à la mi-carême ! Il est encore temps de se convertir et de revenir vers le Seigneur.

« Écoute, je t’adjure, ô mon peuple

Vas-tu m’écouter, Israël ? »

Oui, écoutons le Seigneur à travers sa Parole, obéissons à sa Parole et tous ensemble d’un même cœur, nous reviendrons vers lui.

 

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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