Homélie de la Fête de Marie, Mère de Dieu
publié le 28/12/2016 dans Non classé

Le dimanche 1er janvier 2017 à 11h30

Nous commençons notre nouvelle année en fêtant Marie, Mère de Dieu ; c’est le concile d’Éphèse qui a proclamé Marie Théotokos, pour répondre à l’hérésie de Nestorius qui affirmait que Marie était mère de Jésus, celle qui a donné Jésus, mais sûrement pas la Mère de Dieu. Erreur anthropologique, car Marie n’a pas mis au monde une nature humaine, mais bien un enfant, le Fils du Père Éternel.

La liturgie nous invite alors à contempler Marie, la Vierge de tendresse : « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

Marie ne se contente pas de voir l’œuvre de Dieu, mais elle la garde dans son cœur pour en faire mémoire et en rendre grâce ; et en méditant ce qu’elle vient de vivre, elle nous propose alors un chemin.

Tout d’abord, être à l’écoute de la Parole de Dieu. Avant l’Annonciation, Marie priait les Ecritures ; elle a enseigné à son Fils les psaumes. Marie méditait les Ecritures pour faire la volonté de Dieu. Rappelez-vous l’épisode où l’on dit à Jésus que sa mère est là pour le voir : « Qui est ma mère ? Celle qui écoute la Parole et la met en pratique. » Marie, modèle de l’écoute et aussi de l’obéissance de la foi.

C’est pourquoi elle nous transmet son testament spirituel aux noces de Cana : « Tout ce que mon Fils vous dira, faites-le », même si cela paraît impossible, voire même incroyable ! Encore faut-il être à l’écoute du Fils et entrer dans l’obéissance de la foi. Marie accompagne son Fils, mais toujours en retrait ; elle ne s’impose pas, présence priante ; Jésus et Marie représentent l’icône de la tendresse, avec une chasteté parfaite. Aucune possessivité, mais toujours dans l’ordre du don. Cela se vérifie au Golgotha où Marie, comme toute mère, aurait dû être toute donnée à son Fils souffrant ; mais le Christ lui demande cette ultime dépossession. « Voici ton Fils ». Une nouvelle fois, elle obéit pour exercer le ministère qui vient de lui être confié : sa maternité divine doit désormais s’exercer sur tous les êtres de bonne volonté, jusqu’à l’heure de leur mort. L’intercession si efficace de la Mère de Dieu nous montre sa proximité avec chacun d’entre nous.

Modèle de l’écoute de la Parole, Marie a participé de manière extraordinaire à l’œuvre du Salut. Certes, elle ne prend pas la place de son Fils qui est l’unique Sauveur, mais par son oui au mystère de l’Incarnation, par sa présence au mystère de la Rédemption, Marie a coopéré au salut du monde. C’est pourquoi, le bienheureux Paul VI, l’a proclamée Mère de l’Église, car l’Église est sacrement du Salut.

Quel est son rôle ? Marie aide à accueillir les grâces que l’on reçoit à travers les sacrements, la prière, les rencontres etc… elle est comme une sacristine, dit la petite Thérèse, qui désencombre les cœurs. Ainsi au début d’un temps d’oraison, de prière silencieuse, si l’on a du mal à faire silence, il ne faut pas hésiter à prier Marie.

Marie ensuite nous aide à dire oui au Seigneur. Notre pauvre oui est pris dans son fiat. Elle nous accompagne dans le discernement spirituel en nous montrant que la source de la liberté se trouve dans l’orientation de tout notre être vers ce pour quoi nous avons été créés ?

Marie nous aide dans notre vie de prière. Il y a des jours où nous sommes tellement pauvres, que Marie vient à notre secours ; c’est la grâce de l’Ave Maria. Marie, très discrète, est bien présente à nos côtés.

« Que le Seigneur fasse briller sur toi ton visage », c’est pourquoi Marie est belle ; belle de cette lumière qui la transfigure.

« Que le Seigneur tourne vers toi son visage », ce visage, il resplendit sur le visage de Marie, c’est pourquoi elle n’est que tendresse et douceur.

« Que ce visage t’apporte la paix », c’est pourquoi Marie est pacifiée et transmet cette paix à tous ceux qui se confient à elle.

Que cette nouvelle année soit mise sous le regard de Marie pour qu’elle soit une année de paix et de joie.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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