Ce mercredi 28 mai 2025, la chapelle des chrétiens d’Orient a été officiellement inaugurée à Notre-Dame de Paris.
Cette nouvelle chapelle, souhaitée par Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et Ordinaire des catholiques orientaux, est la continuité du projet d’aménagement intérieur de la cathédrale. Elle offre désormais un espace de prière et de recueillement consacré aux Églises orientales afin de témoigner de l’unité et du caractère universel de l’Église catholique. Comme le rappelait à cette occasion, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur de la cathédrale, « tous doivent pouvoir venir chez eux et dire ‘‘c’est notre Notre-Dame’’ »
Située au cœur du déambulatoire, la chapelle se trouve entre la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, où est abritée la Couronne d’épines, et le mur sud de la clôture du chœur, orné de scènes représentant le Christ ressuscité parmi ses disciples. Elle s’inscrit dans un discours théologique particulier, à la croisée de la Passion et de la Résurrection, symbolisant la foi ardente des chrétiens d’Orient, trop souvent persécutés pour leur croyance. Cette chapelle répond ainsi, selon les mots de Mgr Ribadeau Dumas, à « un impératif de justice et de charité, pour accueillir les chrétiens d’Orient dans un refuge, dans un lieu de paix. »

Huit nouvelles icônes, expressions d’une foi vivante et commune
L’icône occupe une place centrale dans la spiritualité orientale.
Ecrites par huit iconographes, en France et au Moyen-Orient, selon les techniques traditionnelles, les huit icônes exposées rendent hommage aux figures fondatrices des grandes Églises orientales:
- saint Marc pour le siège patriarcal d’Alexandrie et les Églises coptes (par Véronique Vié, 2025)
- saint André pour le siège patriarcal de Constantinople et les Églises byzantines (par Isabelle Doucas, 2025)
- saint Ignace d’Antioche pour le siège patriarcal d’Antioche, les Églises syriaques, l’Église maronite et les Églises grecques du Levant (par Nimat Badawi, 2025)
- saint Jacques le Majeur pour le siège patriarcal de Jérusalem (par Nayirie Keutéklian, 2025)
- les saints Addaï et Mari, pour le siège patriarcal de Séleucie-Ctésiphon, l’Église chaldéenne et les Églises assyriennes (par le père Jean-Baptiste Garrigou, 2025)
- saint Thomas pour les Églises d’Inde : Église syro-malabare et Église syro-malankare (par Marie-Cécile Froment, 2025)
- saint Frumence l’Illuminateur du royaume d’Aksum pour les Églises guèzes : Églises en Ethiopie et en Erythrée (par Anne Nicolas et Sonya Basmadjian, 2025)
- saint Grégoire l’Illuminateur pour les Églises arméniennes (par Chahé Kazandjian – dit C.Kazan, ©ADAGP, 2025)
Les Kivots, pièces de mobilier liturgique dans l’univers orthodoxe, ont été créés spécialement pour l’occasion et faisant corps avec l’icône qu’il abrite par Charles-Emmanuel Guise, ébéniste. Les supports pour icônes et veilleuses ont été créées par Vincent Dupont-Rougier, designer.
Celles-ci ont été bénites à l’occasion de la messe annuelle de L’Œuvre d’Orient, qui s’est tenue le dimanche 25 mai en la cathédrale, présidée par Sa Béatitude le Patriarche cardinal Louis Raphaël Sako.

