La charpente

La charpente de Notre-Dame de Paris est certainement l’une des plus anciennes charpentes que l’on ait à Paris avec celle de Saint-Pierre de Montmartre (1147).

La charpente de Notre-Dame de Paris est certainement l’une des plus anciennes charpentes que l’on ait à Paris avec celle de Saint-Pierre de Montmartre (1147) qui est le principal vestige de la grande abbaye des Dames de Montmartre fondée par la reine Adélaïde de Savoie, épouse du roi Louis VI le Gros ; et, également, des éléments de celle de Saint-Germain des Prés (1160-1170).

On donne à cet ensemble le nom romantique de forêt en raison de grand nombre de poutres qu’il a fallu utiliser pour la mettre en place, chaque poutre provenant d’un arbre différent. C’est une charpente de chênes. Ses dimensions sont impressionnantes : plus de 100 m de longueur, 13 m de largeur dans la nef, 40 m dans le transept et 10 m de hauteur.

Techniquement, avec le gothique, la mise en place des ogives a nécessité des toitures à forte pente ; celles de Notre-Dame de Paris sont de 55°. De plus, la raréfaction de gros bois, en raison des défrichements et du développement urbain à cette époque, a rendu nécessaire l’utilisation de bois à section plus faible et donc plus légers qui ont permis l’élévation des charpentes et l’accentuation de leur pente.

Dans le chœur, il a existé une première charpente avec des bois abattus vers 1160-1170 (on estime que certains pouvaient avoir 300 à 400 ans, ce qui nous amène au VIIIe ou IXe siècles !!!). Cette première charpente a disparu, mais des bois ont été réutilisés dans la seconde charpente mise en place en 1220. Ils sont toujours là aujourd’hui. Pourquoi cette seconde charpente ?
– Incendie, ce n’est pas impossible.
– Mais surtout, rehaussement du mur goutterot de 2,70 m dans le chœur pour le mettre en conformité avec celui de la nef.
– Et aussi, agrandissement des fenêtres hautes.

Dans la nef, la charpente est mise en place entre 1220 et 1240. En effet, les travaux de la nef sont commencés en 1182, après la consécration du chœur. Certains pensent même dès 1175, avant la consécration. Les travaux s’arrêtent après la quatrième travée laissant inachevée la nef tandis qu’est commencée l’élévation de la façade en 1208. Les travaux de la nef seront repris en 1218 pour contrebuter la façade.

 

Sur cette charpente repose une toiture de plomb constituée de 1326 tables de 5 mm d’épaisseur pesant 210 tonnes. Aux XIe et XIIe siècles, on couvrait les toits des églises de tuiles plates en raison des abondants gisements d’argile. Paris, étant loin de tels gisements, on lui préféra le plomb. En 1196, l’évêque Maurice de Sully lègue par testament 5 000 livres pour l’achat de plomb.

Si les charpentes du chœur et de la nef ont traversé les siècles, celles des transepts et de la flèche furent refaites au milieu du XIXe siècle lors de la grande campagne de restauration de la cathédrale sous la direction de Viollet-le-Duc. Réalisées selon les principes alors en vigueur, elle diffèrent des charpentes du chœur et de la nef, en particulier quant aux dimensions des poutres qui sont bien plus imposantes que celles du Moyen-Âge et plus espacées.

 

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