Oratorio de Noël de BACH
publié le 09/09/2010 dans 2010

The mardi 30 novembre 2010 à 20h30

Mardi 30 novembre 2010 à 20h30

– Mastery of Notre-Dame de Paris
– Orchestre de musique ancienne des Conservatoires Supérieurs de Paris, Lyon, Genève et Bruxelles
– Direction : Etudiants de la classe de direction d’orchestre du Conservatoire Supérieur de Paris de Zsolt NAGY

 

Dans le cadre d’une nouvelle collaboration avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (les classes de direction d’orchestre et de musique ancienne), seront données sous les voûtes de la cathédrale les trois premières cantates du célèbre Oratorio de Noël de Jean-Sébastien BACH par les chefs d’orchestre et les interprètes de demain.

 

Program

Oratorio de Noël BWV 248
de Jean - Sébastien BACH
(1685-1750)
Cantates 1, 2 et 3

 

L’ORATORIO DE NOËL de BACH

Dans les années 1734/1735, Bach intitula « oratorio » au moins trois de ses compositions – pour Noël, Pâques et l’Ascension. Il s’agit dans les trois cas d’une composition dramatique exposée par un récitant. L’Oratorio de Noël – dont l’auteur du texte demeure inconnu – s’appuie sur les textes bibliques relatifs à la naissance de Jésus, à l’annonce faite aux bergers et aux rois mages (Luc 2, 1 et 3- 21 ; Matthieu 2, 1-12). Le récit de l’évangéliste s’accompagne de chorals et de textes de libre inspiration qui constituent des commentaires de l’action.

La fonction liturgique des oratorios est la même que celle des cantates, avec la différence que les six parties qui composent l’Oratorio de Noël ne sont pas autonomes, mais constituent un ensemble cohérent. C’est ainsi que les six parties de l’œuvre étaient destinées à être exécutées en six évènements successifs :
– 1° partie le 1° jour de Noël : Feria Nativitatis Christi
– 2° partie le 2° jour de Noël : Feria 2 Nativitatis Christi
– 3° partie le 3° jour de Noël : Feria 3 Nativitatis Christi
– 4° partie le jour du Nouvel An : Festo Circumcisionis Christi
– 5° partie le dimanche après le Nouvel An : Domenica post Festum Circumcisionis Christi
– 6° partie à la fête de l’Epiphanie : Festo Epiphanias

Ce concert comprendra l’exécution des cantates 1, 2, 3.

 

Bach et l’Christmas Oratorio à Paris
une coproduction cathédrale Notre-Dame et CNSM

Critique de Michel ROUBINET parue sur le site de ConcertClassic.com.

Elle-même lieu séculaire d’enseignement musical, la cathédrale de Paris a noué un
partenariat pédagogique avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. On se
souvient d’un impressionnant concert en hommage à Messiaen, le 21 octobre 2008 :
l’Orchestre du CNSM dirigé par Zsolt Nagy et la Maîtrise Notre-Dame de Paris dirigée par
Lionel Sow avaient donné les Trois petites liturgies de la présence divine et le colossal (aussi
en termes d’effectifs) Et exspecto resurrectionem mortuorum. Expérience concluante et
réactualisée cette année lors d’un concert – à guichets fermés et parrainé par la Neue
Bachgesellschaft de Leipzig – fêtant le début de l’Avent et du temps de Noël : Parties I à III
de l’Oratorio de Noël de Bach qui, précisément, célèbrent la Nativité – les trois autres
Cantates ont trait au Nouvel an, à la circoncision et à l’Épiphanie.

À la Maîtrise (Choeur d’adultes et Jeune Ensemble) répondait un orchestre issu des classes
de musique ancienne des CNSM de Paris et de Lyon, mais aussi du CRR de Paris, du
Conservatoire Royal de Bruxelles et de la Haute École de Genève. À leur tête se succédèrent
pas moins de neuf chefs – dont une seule femme – revenant à tour de rôle, en formation dans
la classe de direction d’orchestre de Zsolt Nagy au CNSM de Paris. Le travail préparatoire,
intense session d’une dizaine de jours, avait été dirigé et coordonné par Lionel Sow, chef de
choeur à Notre-Dame.

Répondant à une Maîtrise d’une fiabilité à toute épreuve, coutumière des lieux et de
l’acoustique, l’orchestre fit redouter dans le Choeur initial un déséquilibre dynamique, fatal sur
la durée mais bien vite corrigé – le temps, peut-être, que les instrumentistes se situent (et plus
encore leur projection) dans l’immense espace, comble qui plus est, tâche particulièrement
ardue pour les flûtes et hautbois baroques, momentanément noyés et peu audibles. Les trois
parties de trompettes naturelles, redoutables même pour des exécutants aguerris (et il faisait
affreusement froid), apportèrent leur lot de surprises dont, en dépit d’une justesse aléatoire,
nombre d’attaques incisives et précises, des trilles périlleux négociés avec aplomb et une
rythmique exemplaire, à aucun moment perturbée par les incertitudes de l’intonation.

L’oeuvre vivement lancée, l’une des belles causes d’étonnement fut l’extrême continuité et
homogénéité du propos musical, « malgré » la direction multiple, sous-tendue d’une approche
instrumentale et vocale d’une vivante cohérence – on imagine le rôle joué par Lionel Sow,
avec souplesse et exigence, dans cette unité d’intention, reflet d’un travail collectif abouti.
Côté solistes, les surprises furent tout aussi manifestes au sein d’une distribution de qualité,
même si la prononciation pouvait parfois révéler une pratique par la force des choses encore
fraîche. Voix souple, aux attaques sûres dans le registre supérieur, et chaudement timbrée de
Safir Behloul, remarquable sur toute l’étendue de la virevoltante tessiture de l’Évangéliste ;
soprano lumineux et ductile (d’une projection sans doute un peu légère en un tel lieu) de
Cécile Grangier, d’une si belle aisance dans un duo soprano-basse de la Troisième Partie
superbement conduit, avec Romain Daye, baryton à l’émission vive et spontanée, franchise
qui gagnera à plus de douceur, cependant que le premier air de baryton était confié à Alain
Buet, « senior » habitué de Notre-Dame ; enfin l’alto Yann Roland et le ténor Enguerrand de
Salles de Hys, tout simplement enchanteurs, en particulier dans leurs airs respectifs de la
Deuxième Partie : le chant lyrique selon Bach, animé d’un souffle instrumental permettant de
décliner avec force et grâce toutes les facettes d’une ligne soutenue et ornementée au service
du texte dramatique. On aurait bien été en peine, pour une prestation dite « d’étudiants », ne
serait-ce que d’imaginer ce que Notre-Dame permit effectivement d’entendre ce soir-là. Les
musiciens de demain, dès maintenant…

Michel ROUBINET

 

Sacred Music at Notre-Dame de Paris

Import-1184. jpgMusic has always been an integral part of the life of Notre-Dame de Paris Cathedral. It was at that time that the arches were raised in the sky to form the choir of the church, which was born in the school of Notre-Dame and its large polyphonys. The audacity of the cathedral builders responded to that of the musicians. Since then, the musical tradition of Notre-Dame de Paris has maintained itself at the highest level and each generation has come to bring its stone to the prestigious building that constitutes the musical history of the cathedral.

Aware of this secular heritage, the national and international influence of the activities and the excellence of the training provided by the master's degree Notre-Dame de Paris, the state, the city of Paris and the diocesan Association of Paris decided In 1991 to create the Association sacred Music in Notre-Dame de Paris.

Responsible for the artistic and administrative coordination of all musical aspects of the cathedral, sacred music in Notre-Dame de Paris has for essential missions the musical teaching and the training of singers, the musical animation of Liturgical celebrations of the cathedral, the organization of concerts and hearings, the musicology research around the heritage of Notre-Dame de Paris, the diffusion and musical creation.

A very complete vocal and instrumental device is implemented at the service of these missions. The central element is the master's degree Notre-Dame de Paris, composed of several ensembles (children's choir, young ensemble, Adult choir in professional formation, Gregorian Ensemble), to which are occasionally joined by baroque orchestras or Symphonic. The great organ, the choir organ and the team of organists attached to them are also major actors.

The concert season, the organ hearings on Sunday afternoon, the reception each year of fifty choirs from around the world, as well as the daily presence of the music at Notre-Dame de Paris, testify to a requirement of musical quality in Harmony with the exceptional vocation of this high place.

Find all the concerts of the 2010-2011 season By clicking here.

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Christmas time at Notre-Dame de Paris

The crib, from the first Sunday of Advent (Saturday, November 27, 2010) to the feast of the presentation of Jesus at the Temple (Wednesday, February 2, 2011).
The Nocturnes of the crib, every Saturday and Sunday until 20:45.
The tree on the forecourt, from the first Sunday of Advent (Saturday, November 27, 2010) to the feast of the presentation of Jesus at the Temple (Wednesday, February 2, 2011).
The "Advent words", on Sundays 28 November, 5, 12 and 19 December 2010.
The Exceptional concert: Christmas Oratorio de Johann - Sebastian BACH, Tuesday, November 30, 2010.
The Christmas Concert, Monday, December 20, 2010.
Christmas OfficesOn December 24th and 25th.
The CD "at the Coming of Christmas", bringing together the musical formations of the cathedral.
The Gregorian Chant concert "Stink Natus is", 29 December 2010.

but also:
The concert "Marian Polyphonys of the Renaissance", Tuesday, December 7, 2010.
The solemnity of the Immaculate Conception, December 8, 2010.
The Feast of Our Lady of Guadalupe, 11 December 2010.
The mass of Saint Eloi, 12 December 2010.
The Grand organ recital by James-Davis CHRISTIE, Tuesday, December 14, 2010.
The homage to Yves Deverny, Saturday, January 29th, 2011.
The Exceptional concert: Requiem of Fauré and Symphony of Psalms de Stravinsky, Tuesday, February 1, 2011.

Light a candle at Notre-Dame