"Missa solemnis" by Beethoven
publié le 07/01/2010 dans 2010

Deux concerts exceptionnels le mardi 16 and the mercredi 17 mars 2010 à 20h00

MARDI 16 ET MERCREDI 17 MARS 2010 à 20h00

Maîtrise Notre-Dame de Paris, direction Lionel SOW
Chœur de l’Armée française, direction Aurore TILLAC
Melanie DIENER, soprano
Stanford OLSEN, Ténor
Elizabeth DESHONG, Alto
Luca PISARONI, Basse

Ensemble Orchestral de Paris
Direction John NELSON

 

Au coeur du Carême 2010, c’est l’une des plus célèbres œuvres de BEETHOVEN, la Missa solemnis, qu’il nous est donné d’entendre sous les voûtes de la cathédrale.

 

 

 

 

« MISSA SOLEMNIS » OP. 123 DE LUDWIG VAN BEETHOVEN

Le jour où une messe solenelle composée par moi sera exécutée durant les cérémonies de consécration de Votre Altesse impériale comptera parmi les jours les plus glorieux de ma vie, et Dieu m’assistera afin que mes pauvres talents puissent contribuer à la gloire de ce jour.
Beethoven à son élève l’archiduc Rodolphe cardinal-archevêque d’Olmütz en Moravie.

Rien n’indique si, lorsqu’il écrivit cette lettre non datée, Beethoven avait ou non commencé la Missa solemnis. Dans une lettre à l’éditeur Peters de Leipzig, Beethoven parla de la Missa solemnis comme de « l’œuvre la plus grande que j’ai composé jusqu’ici ». Beethoven travailla à la Missa solemnis pendant plus de trois ans. Commencée en 1819, les derniers mouvements seront terminés en octobre 1822. La Missa solemnis parut en avril 1827, juste après la mort de Beethoven, chez Scott à Mayence, et fut entendu pour la première fois intégralement à Warnsdorf. La Missa solemnis est plus profondément ancrée dans les traditions anciennes que toute autre oeuvre de Beethoven ; elle s’inscrit en même temps dans la continuité de la messe polyphonique viennoise, dont elle possède la grandeur et l’élan dynamique.

in Guide de la Musique Sacrée de 1750 à nos jours, sous la direction de François René Tranchefort, Paris, Fayard, 1993.

 

JOHN NELSON, DIRECTION

John Nelson est l’un des chefs les plus polyvalents et accomplis de la scène internationale. Il est mondialement reconnu pour ses interprétations des grandes œuvres romantiques, du répertoire baroque, pour son approche vibrante de Mozart et Haydn et enfin pour la passion qu’il porte à la musique contemporaine.

Né au Costa Rica, John Nelson a fait ses études à la Juilliard School, où il a remporté le prix Irving-Berlin de direction d’orchestre. Il a été successivement directeur musical de l’Orchestre symphonique d’Indianapolis, de l’Opéra de Saint Louis et du Caramoor Music Festival de New York.

Il a également été chef d’orchestre invité de l’Orchestre national de Lyon et conseiller artistique des orchestres de Nashville et de Louisville. John Nelson a été directeur musical de l’Ensemble orchestral de Paris de 1998 à 2008.

Il dirige dans les plus grandes villes du monde, tant aux États-Unis avec les orchestres de New York, Los Angeles, Philadelphie, Boston, Cleveland, Chicago, Pittsburgh et San Fransisco, qu’en Europe (London Symphony, Royal Philharmonic, Scottish National Orchestra, Scottish Chamber Orchestra, Staatskapelle de Dresde, Gewandhaus de Leipzig, les orchestres de radio de Hambur, Munich, Berlin et Saarbrucken, les orchestres de Oslo, Rotterdam et Hague, Orchestre de Paris, Orchestre national du Capitole de Toulouse, Orchestre national de France). John Nelson s’est également produit en Asie avec le New Japan Philharmonic, les orchestres de Hong Kong et Shangai.

John Nelson manifeste une prédilection pour l’opéra qu’il a abordé à New York dès 1972 avec Carmen, et au Metropolitan Opera en 1974 avec Les Troyens de Berlioz. Cette expérience décisive lui a permis d’acquérir une réputation internationale et de faire ses débuts en Europe au Grand Théâtre de Genève avec Les Troyens de Berlioz, ainsi qu’en France au Festival Berlioz de Lyon dans Béatrice et Bénédict. Dès lors, il a dirigé dans les plus grands opéras du monde, dont le Chicago Lyric Opera, l’Opéra Bastille, l’Opéra de Lyon, de Rome, la Monnaie de Bruxelles…

Les grands chefs-d’œuvre sacrés occupent une place centrale dans son travail. Il a acquis la célébrité pour ses interprétations des grandes œuvres chorales du répertoire. En 1985, lors du 300ème anniversaire de la naissance de Bach et Haendel, il fut choisi pour célébrer la naissance des deux compositeurs au Carnegie Hall avec les deux Passions et la Messe en si mineur. Son amour pour la musique de chœur l’amena à diriger l’Atlanta Symphony, suite au décès de Robert Shaw, dans le Requiem Allemand de Brahms, la Messe Solemnis de Beethoven et Elijah de Mendelssohn. Son engagement en faveur de ce répertoire l’a conduit à fonder Soli Deo Gloria, organisation à but non lucratif qui encourage compositeurs et chefs d’orchestre à promouvoir de grandes œuvres actuelles d’art sacré. Parmi les compositeurs auprès desquels SDG a passé commande, on trouve Christoopher Rouse, Aaron Jay Kernis, Paul Schoenfield et Augusta Reed Thomas.

 

The Ensemble Orchestral de Paris

Après trente ans d’existence, l’Ensemble orchestral de Paris s’affirme plus que jamais comme l’orchestre de chambre de référence en France.

Ses lectures « chambristes » des répertoires de Bach à Brahms, son approche de l’écriture pour petit orchestre symphonique des XIXe et XXe siècles et son attachement à la musique d’aujourd’hui font de l’Ensemble orchestral une formation unique sur Paris.

Ces choix d’interprétation sont renforcés par les couleurs particulières que l’orchestre donne à ses saisons, notamment la voix et le répertoire d’oratorio, la révision des rituels avec la forme originale des concerts à « géométrie variable » et un effort de décloisonnement des répertoires et des lieux.

Après avoir été placé sous la direction musicale de Jean-Pierre Wallez, Armin Jordan, Jean-Jacques Kantorow et John Nelson, directeur musical honoraire, l’Ensemble orchestral de Paris s’entoure en 2009 d’artistes associés partageant son engagement et sa vision « chambriste » du répertoire : Joseph Swensen nommé pour deux ans premier chef invité et conseiller artistique ; accentus, dirigé par Laurence Equilbey, pour un compagnonnage artistique sur le répertoire avec voix ; enfin, Nicolas Bacri, compositeur associé.

Une démarche citoyenne, un souci d’enracinement sur les territoires de la ville et la volonté de se tourner vers tous les publics sont au coeur du projet de l’Ensemble orchestral. Au-delà des concerts dans les grandes salles parisiennes, l’orchestre est porteur d’une nouvelle démarche d’actions culturelles et pédagogiques. En témoignent la mise en place de mini-résidences dans certains arrondissements parisiens et le concert à Roland-Garros. En témoignent aussi le développement de nouveaux projets pédagogiques et une implication accrue dans les domaines de l’insertion professionnelle et de la formation, en particulier avec l’Académie de direction d’orchestre de Vendôme et un partenariat renouvelé avec le Conservatoire à rayonnement régional de Paris.

Enfin, l’Ensemble orchestral de Paris poursuit son rayonnement musical en France et à l’étranger, avec prochainement une tournée en Espagne et des concerts aux festivals de Saint-Denis, de La Roque-d’Anthéron, de Saint-Riquier ou encore lors de la Folle Journée à Nantes et à Tokyo.

L’Ensemble orchestral de Paris remercie la Ville de Paris et la Direction régionale des affaires culturelles d’île-de-France- Ministère de la Culture de leurs soutiens indispensables et les entreprises mécènes réunies au sein de l’association Crescendo pour leur aide précieuse.

 

Le Chœur de l’Armée française

Le Chœur de l’Armée française, créé sur l’initiative du ministre de la Défense Charles Hernu, fait ses débuts officiels le 14 juillet 1983 dans les jardins du Palais de l’Elysée en présence du président de la République.

Formation spéciale de la Garde républicaine, il est le chœur officiel de la République et représente, de par son caractère original et unique, l’un des fleurons de la culture dans les armées et l’une des valeurs sûres de la représentation musicale française à travers le monde.
Il est un trait d’union important entre l’Armée et la Nation. Le chœur compte quarante-huit choristes.

Son répertoire s’étend de la chanson traditionnelle et populaire aux grandes œuvres classiques lyriques composées pour voix d’hommes, et la qualité de ses interprétations lui apporte la reconnaissance du monde artistique. Il participe à de nombreux festivals, galas, opéras, cérémonies officielles, concerts au profit d’œuvres humanitaires, émissions télévisées…
Il remplit ainsi une triple vocation : commémorer, honorer et divertir. Il se produit tant en France qu’à
l’étranger, dans des lieux aussi variés que :
A Paris : Palais de l’Elysée, Salle Gaveau, Salle Pleyel, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs-Elysées, P.O.P Bercy, Palais des Congrès, Panthéon, Invalides, Notre-Dame de Paris, Eglise de la Madeleine…
En Province : Opéra de Lyon, Corum de Montpellier, Halle aux Grains de Toulouse, Arsenal de Metz, Théâtres antiques d’Orange et de Vaison-la-Romaine…
Outre-mer : La Réunion
A l’étranger : Etats-Unis, ex-Yougoslavie, Allemagne, Grande-Bretagne, Suisse.

Le recrutement des choristes se fait par voie de concours, parmi l’élite des professionnels français.

Il est actuellement dirigé par le commandant Aurore Tillac, et par le capitaine Emilie Fleury, chef-adjoint.

 

Sacred Music at Notre-Dame de Paris

Import-1184. jpgMusic has always been an integral part of the life of Notre-Dame de Paris Cathedral. It was at that time that the arches were raised in the sky to form the choir of the church, which was born in the school of Notre-Dame and its large polyphonys. The audacity of the cathedral builders responded to that of the musicians. Since then, the musical tradition of Notre-Dame de Paris has maintained itself at the highest level and each generation has come to bring its stone to the prestigious building that constitutes the musical history of the cathedral.

Aware of this secular heritage, the national and international influence of the activities and the excellence of the training provided by the master's degree Notre-Dame de Paris, the state, the city of Paris and the diocesan Association of Paris decided In 1991 to create the Association sacred Music in Notre-Dame de Paris.

Responsible for the artistic and administrative coordination of all musical aspects of the cathedral, sacred music in Notre-Dame de Paris has for essential missions the musical teaching and the training of singers, the musical animation of Liturgical celebrations of the cathedral, the organization of concerts and hearings, the musicology research around the heritage of Notre-Dame de Paris, the diffusion and musical creation.

A very complete vocal and instrumental device is implemented at the service of these missions. The central element is the master's degree Notre-Dame de Paris, composed of several ensembles (children's choir, young ensemble, Adult choir in professional formation, Gregorian Ensemble), to which are occasionally joined by baroque orchestras or Symphonic. The great organ, the choir organ and the team of organists attached to them are also major actors.

The concert season, the organ hearings on Sunday afternoon, the reception each year of fifty choirs from around the world, as well as the daily presence of the music at Notre-Dame de Paris, testify to a requirement of musical quality in Harmony with the exceptional vocation of this high place.

Light a candle at Notre-Dame