Ash Wednesday
publié le 05/01/2010 dans 2010

Entrée en Carême le mercredi 17 février 2010

Mercredi 17 février 2010

Le mercredi 17 février 2010, Mercredi des Cendres, nous entrons en Carême, Carême entièrement tourné vers la fête de Pâques, célébration de la résurrection du Christ et cœur de la foi chrétienne.

Offices

8:00 am: Mass with imposition of ashes Celebrated in the choir
présidée par le Père DÉGUÉNON, prêtre étudiant du Bénin

9:00 am: Mass with the imposition of ashes Celebrated in the choir
présidée par le Père ROGER, Chapelain

12:00 pm: Mass with the imposition of ashes
Presided over by Cardinal André Twenty-three, Archbishop of Paris

17H45: Office of the Vespers of Ash Wednesday
présidé par le Chanoine SICARD, Chapelain

6.30 pm: Mass with the imposition of ashes
présidée par Mgr BEAU, Évêque auxiliaire de Paris
Broadcast live on KTO, Catholic television and radio Notre-Dame

21h00 : Messe avec imposition des cendres
presided by a chaplain of the Cathedral

 

Ash Wednesday, coming in Lent

During the celebrations of this Wednesday, The priest marks the forehead of the faithful of Ashes By saying: Convert and believe in the Gospel. Ash symbolizes the fragility of man, but also the hope in God's mercy. This day is A day of fasting and abstinence : This sign of penance, which comes from the biblical tradition... Manifests the condition of sinful man, who outwardly confesses his fault before the Lord and thus expresses his will for inner conversion, led by the hope that the Lord will be for him full of tenderness.

The Gospel of this day is a passage from St Matthew (Chapter 6, verses 1 to 6 and 16-18) which Encourages the faithful to pray and act, not in a proud and ostentatious manner, but In the secret of their hearts : When you give alms, let your left hand not know what your right hand gives you so that your alms will remain secret; Your father sees what you do in secret. (...) When you pray, retire to the bottom of your house, close the door, and pray to your father who is present in the secret (...) When you fast, perfume your head and wash your face; So your fast will not be known to men, but only to the father who is present in the secret.

Lent is time lived in Prayer, fasting and sharing. We are invited:
– To pray more, with family, in groups, in their parish...;
– To fast some days of Lent (especially this Ash Wednesday and Good Friday, last Friday in Lent);
-To turn more towards others, to live this sharing, for example by bringing
Support for a charitable organization.

To help the faithful to convert and grow in humanity, the church also offers the faithful to receive The Sacrament of Reconciliation (confession).

 

 

Coming to receive the Ashes is to take our place in the queue of sinners and engage with them in the path of conversion. We do not have too many of these forty days to let us lead to the root of sin.

We are not sinners simply because we have accumulated faults; We are sinners because our heart has turned away from God. This radical movement is the cause and the explanation of the various faults that we can commit. Their list will always be renewed, if we do not accept to attack sin at its root, if we do not accept radical conversion to faith in God.

If we can recognize ourselves as sinners and enter a path of conversion, it is because the Divine mercy allows us to see the evil in us as we see it out of us. What we see of God's mercy is that even that allows us to recognize the action of the evil in this world because we are seeing it in the light of the victory of Christ. It is because we believe that God is a god of tenderness and mercy, because we know that Christ gave his life to deliver us from sin, that we may dare to look in the face at the sin of our heart.

It is often said that our society has lost the sense of sin. Perhaps it should be explained a little more that the loss of the meaning of sin is only the consequence of the loss of the sense of mercy. If our society is unable to identify and name sin, it is that it has forgotten to be under the merciful hand of a father whose constant concern is to grant his forgiveness and reconcile the men with him.

There is no point in exhorting people to recognize themselves as sinners if first they are not told the good news of salvation and if they are not given the opportunity to face death because they are already in the risen one.

† André Cardinal Twenty-three
Archbishop of Paris

 

 

Homily of Cardinal Andre Twenty-three

Brothers and sisters,

« C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du Salut ! » (2 Co 6, 2). Voilà pourquoi l’Église nous convoque. Selon les mots du prophète Joël, le Peuple de Dieu est rassemblé pour entrer dans le chemin de la conversion. C’est l’Esprit Saint lui-même qui nous constitue aujourd’hui comme assemblée sainte et qui nous conduit à entendre l’appel à la conversion et à y répondre. « C’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le jour du Salut ! » Chacun d’entre-nous est invité personnellement à changer sa vie et son cœur pendant ce temps du Carême. Mais cet appel est d’abord adressé à toute l’Église.
Le Peuple de Dieu tout entier entre dans ce chemin et accompagne son Seigneur au long de ces quarante jours, qui évoquent le séjour du Christ au désert et l’exode du peuple saint pendant quarante années. Ce chemin qui nous prépare à la célébration de la mort et de la résurrection du Christ est une aventure communautaire, dans laquelle nous accueillons et nous accompagnons les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation au cours de la Vigile pascale.
Samedi après-midi je célébrerai ici-même l’appel décisif de près de trois-cents catéchumènes adultes, et la semaine prochaine, j’accueillerai de même les jeunes adolescents qui se préparent au baptême.
Ces futurs chrétiens sont au milieu de nous pour nous rappeler la force de notre baptême, mais aussi pour que nous les soutenions dans leur chemin de conversion. Avec eux, nous revenons à la source de notre foi afin que notre vie baptismale prenne à nouveau toute sa vigueur.

L’évangile de saint Matthieu nous donne les trois accents de ce temps du carême – la prière, le partage et le jeune – et l’esprit dans lequel nous devons les vivre.

Pendant ces semaines qui nous préparent à la célébration de Pâques, nous sommes invités à prier avec plus de régularité, avec plus de conviction, avec plus de recueillement.
Nous cherchons aussi à partager avec ceux qui manquent du nécessaire. Pour eux nous pouvons ouvrir nos richesses afin de rétablir un peu plus d’équité dans les relations entre les hommes. Enfin nous sommes invités au jeûne, c’est-à-dire précisément à faire l’expérience d’une privation dans notre propre vie.
Le Saint Père dans son message pour le carême insiste davantage sur ce point. Il explique que le jeûne ne peut être simplement vécu comme une diète hygiénique servant à rétablir un peu de sobriété dans une existence souvent marquée par l’excès.
Au-delà même de la privation volontaire pratiquée dans beaucoup de religions, le jeûne est surtout une expérience de foi puisqu’il nous donne l’occasion d’expérimenter que la puissance sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour construire et dynamiser notre vie de sainteté ne vient pas de ce que nous mangeons et buvons mais de la grâce de Dieu.
Et pour faire l‘expérience physique de cette grâce invisible, nous sommes invités à vivre une privation bien visible, que nous ressentons dans notre chair comme un manque.
Cette expérience du manque nous ouvre à la compréhension de l’infini miséricorde du Père et de la richesse prodigieuse de ce qu’il peut nous donner, qui dépasse infiniment la satisfaction que produirait ce que nous renonçons à manger ou à boire.

En ces temps où notre société est confrontée à une crise profonde de ses moyens de production, cette expérience du jeûne nous permet certainement aussi de réviser notre rapport à la consommation.
Les plus anciens d’entre-nous peuvent mesurer qu’en l’espace de quelques dizaines d’années (au plus un demi siècle), l’évolution des modes de vie a entrainé un développement exponentiel de la consommation, sur laquelle repose désormais l’équilibre général de notre civilisation et de notre culture, toutes consacrées à convaincre tout un chacun de ses besoins à assouvir. Mais au lieu d’apaiser et de satisfaire les désirs, ce système ne fait que les rendre plus vifs et plus exigeants.
Manger ne rassasie plus mais provoque l’envie de manger plus. Faire l’expérience du jeûne, c’est expérimenter qu’il y a un autre équilibre de vie, qu’à travers le monde des millions et des millions d’hommes et de femmes vivent perpétuellement dans le manque, en-deçà du minimum nécessaire à l’équilibre biologique, dépendant d’autrui, non seulement pour leur existence quotidienne mais même pour leur survie. Le jeûne nous est l’occasion de prendre conscience de ce qu’il y a d’illusoire et d’artificiel dans l’équilibre de notre mode de vie.

Le critère d’authenticité proposé par l’évangile, selon lequel nous devons vivre ce chemin de conversion, repose sur l’opposition entre l’ostentation et le secret. Nous ne posons pas des actes de conversion pour la galerie, pour démontrer notre capacité à nous convertir.
Nous ne sommes pas invités à éblouir les gens qui nous entourent. Dans la force de la foi, nous sommes invités à dévoiler notre cœur devant Dieu et à faire un travail de conversion intérieure. Celui-ci permet certainement des changements extérieurs.
Mais ceux-ci jaillissent de ce qui est vécu au secret de notre cœur, là où nous sommes seuls devant Dieu, et non pas des signes et des pratiques extérieurs. A travers la multitude de ces conversions intérieures et inconnues, la sainteté de l’Église se développe et porte du fruit. Prions le Seigneur qu’il nous en donne la motivation, le courage, et la joie. Amen.

† André cardinal VINGT- TROIS
Archbishop of Paris
25 février 2009, mercredi des cendres

Light a candle at Notre-Dame