40ème anniversaire de la promulgation du rite rénové de la consécration des vierges pour les femmes vivant dans le monde

Dimanche 30 mai 2010

Présidé par le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris

- 17h45 : Office des vêpres

- 18h30 : messe

 

Homélie du Cardinal
André Vingt-Trois

Frères et Sœurs,

La spécificité du contenu de la foi chrétienne par rapport à toutes les croyances et à toutes les religions, c’est la foi au Dieu Trinité. Cet aspect central de notre foi a pu être exprimé de différentes manières selon les époques, mais il s’agit toujours de traduire l’unité divine dans la Trinité des personnes du Père, du Fils et de l’Esprit. Les propos de Jésus où il désigne Dieu comme son Père sont perçus par les juifs comme inacceptables et scandaleux. La foi en la divinité du Père, du Fils et du Saint Esprit sera l’élément déterminant de la fracture non seulement relationnelle, mais surtout doctrinale entre le Judaïsme et le Christianisme de l’origine. Nous le savons, c’est aussi ce qui catalyse la non-compatibilité de l’Islam et du Christianisme. Ainsi, regrouper hâtivement les religions monothéistes sous le chapeau du livre – sans préciser lequel - nous laisse dans le vague et le flou. Pour des raisons différentes, ni les juifs ni les musulmans n’accepteront de croire qu’un homme puisse être Dieu. Et c’est pourtant bien ce que nous croyons : Jésus de Nazareth est vraiment homme et vraiment Dieu.

Pour exprimer cette espèce de paradoxe, les Pères des premiers siècles ont investi beaucoup de temps, de travail et de réflexion. Lors des premiers conciles œcuméniques, ils ont dû trouver des mots et des concepts pour exprimer cette chose extraordinaire : l’enfant né de Marie dans la grotte de Bethléem, Jésus de Nazareth est vraiment Dieu. Il n’est pas une apparence, un simulacre ou une évocation de Dieu. Il est Dieu. Pour les juifs, cette affirmation est bien difficile à accepter tant elle entre en contradiction avec une certaine compréhension du premier commandement : « Notre Dieu est l’Unique, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme. Tu ne feras aucune représentation de Dieu… » (Dt 6, 4 ; Ex 20, 4).

Dieu est le Dieu unique que « nul ne peut voir et demeurer en vie » (Ex 33, 20) Il est Celui que ni le patriarche Abraham, ni Moïse qui guida le peuple d’Israël, ni le grand prophète Elie, ni aucun autre n’a vu face à face. Dans l’Ancien Testament, il y a bien des manifestations ou des symboles de la présence de Dieu : le buisson qui brûle sans se consumer, la brise légère ou les trois anges qui visitent Abraham. Mais ces signes ne sont que des évocations ou des images de Dieu. Ils ne portent pas Dieu lui-même. De même, quand nous disons à la suite du Livre des Proverbes, que nous pouvons déchiffrer dans la création des signes de la présence de Dieu, ce n’est pas Dieu que nous voyons. Quand nous contemplons dans ce qui est beau (un coucher de soleil ou une vague qui s’arrête sur le rivage) la fécondité de l’Esprit qui planait sur les eaux au moment de la création, nous ne voyons pas Dieu. Sinon nous serions devenus panthéistes. Nous ne voyons que des réalités qui évoquent quelque chose de la présence de Dieu.

Or, ce Dieu que nul n’a jamais vu se fait proche des hommes. Il vient partager notre condition humaine. Il se fait l’un d’entre nous. Avant les grandes réflexions des conciles œcuméniques autour des termes de nature et de personne, l’Evangile nous livre des expressions par lesquelles Jésus exprime l’identité qu’il y a entre Lui et Dieu, comme lorsqu’il dit à Philippe « qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14,9). Le Père que nul n’a jamais vu s’est rendu visible à nos yeux dans la personne de Jésus de Nazareth.

Le mouvement de la Révélation de Dieu aux hommes est initié par la Création, se développe à travers l’histoire du Peuple d’Israël, et franchit un seuil lorsque l’identité divine de Jésus est manifestée au moment de son baptême. Dieu est devenu homme pour que nous puissions participer de sa vie divine. Beaucoup l’ont vu : ses disciples, ses contemporains, les foules qui l’ont entendu enseigner avec sagesse, qui l’ont vu faire des miracles et manifester l’avènement du Royaume par la puissance de ses gestes. Saint Jean s’en fait le témoin dans le prologue de sa première épitre lorsqu’il dit : « ce que nous avons vu, ce que nous avons entendu, ce que nous avons touché du Verbe de Vie ; nous vous l’annonçons » (1 Jn 1, 1-2). Dieu est pour la première fois devenu visible.

Mais à partir de l’Ascension, cette présence de Dieu à l’humanité est comme rétractée et reprise dans la gloire du Père. Dès lors, comment l’Alliance ultime et définitive conclue dans le sacrifice du Christ va-t-elle se développer s’il n’y a plus rien sur la terre ? C’est l’expérience que font les apôtres dans le temps vide qui sépare l’Ascension de la Pentecôte. Jésus n’est plus là. Certes ils l’ont vu, mais ce n’est plus le cas. Ils demeurent dans cette absence jusqu’à ce que l’Esprit soit donné et que soit accompli ce que Jésus avait annoncé : « Si quelqu’un m’aime il gardera ma parole, mon Père l’aimera et nous viendrons en Lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14, 23).

Durant l’Exode dans le Sinaï, la demeure de Dieu c’était l’Arche, et la nuée qui éclairait la route. A Jérusalem, Dieu demeure dans le Temple bâti par Salomon. Puis Dieu se rend présent parmi les hommes en Jésus de Nazareth. « Il a demeuré parmi nous » écrit saint Jean (Jn 1, 14). Jésus annonce que la présence de Dieu ne sera plus physiquement identifiée à un lieu. « Le temps vient où ce n’est plus sur cette montagne que vous adorerez. Le moment est venu pour les adorateurs d’adorer le Père en Esprit et en vérité » dit-il à la Samaritaine (Jn 4, 21-22). Il ne s’agit plus d’adorer à Jérusalem ou ailleurs. La demeure de Dieu parmi les hommes n’est plus d’ordre géographique, physique ou sensible. L’Esprit de Dieu de Dieu lui-même a été répandu en nos cœurs. Par la foi, nous accueillons cette présence de Dieu à notre cœur, qui transforme notre manière de vivre et fait de nous des porteurs de Dieu en toute circonstance. Par le baptême et la confirmation, nous sommes agrégés au Peuple de l’Alliance. Nous n’avons pas connu comme les apôtres la présence physique du Christ. Mais par la foi, nous le connaissons. Sans le voir, nous croyons en lui et nous l’aimons.

Le Christ accompli en nous sa promesse. Il est vivant en nos cœurs. Nous sommes héritiers de sa présence et simultanément de la mission de le rendre visible pour l’humanité. Car ceux qui ne le connaissent pas ne vont pas le voir. Ils ne vont pas non plus voir l’Esprit qui est insaisissable comme la flamme qui se dépose sur les disciples, et invisible comme le vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va. Ils ne vont pas voir Celui qui par essence est invisible, mais ils verront les fruits de l’Esprit, ce qu’il change dans notre vie, ce qu’il produit en nos cœurs. Dans l’Epître aux Romains (5, 1-5), nous avons entendu que la détresse produit la persévérance, la persévérance la valeur éprouvée (de celui qui a surmonté l’épreuve), et la valeur éprouvée l’espérance. Voici les signes de l’Esprit. A travers le temps et l’espace, beaucoup d’hommes et de femmes connaissent la détresse, l’épreuve, la maladie. Beaucoup ne sombrent pas dans le désespoir mais mettent en œuvre la persévérance dans l’épreuve. Ceux qui sont habités par l’Esprit du Christ y reçoivent même l’espérance, l’espérance qui seule ne trompe pas. Donc nous avons confiance dans cette espérance parce que nous avons déjà reçu les arrhes de l’Esprit.

Ainsi, le mystère de la Trinité est tout entier déployé et explicité par la vie des chrétiens et par la vie de l’Église. Si nous voulons comprendre le Mystère de la Trinité, il ne faut pas entrer dans un processus d’équilibre mental instable. Il faut accueillir dans la confiance le témoignage de l’existence des chrétiens : leur endurance, leur persévérance, leur espérance, leur sérénité, leur paix et la joie qu’ils vivent en toute circonstance. Voilà les fruits de l’Esprit vivant aujourd’hui. Que le Seigneur nous donne d’être témoins de la Trinité par toute notre vie. Amen.

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

discours de Benoît XVI
aux participantes du congrès de l’Ordo Virginum en mai 2008 sur le thème :
« Virginité consacrée dans le monde : un don pour l’Église et dans l’Église »

Très chères sœurs,

J’accueille et je salue avec joie chacune d’entre vous, consacrées « au Christ par un rite nuptial solennel » (Rituel de la Consécration des Vierges, 30), à l’occasion du congrès-pèlerinage international de l’Ordo Virginum, qui vous rassemble à Rome ces jours-ci. Je salue en particulier le cardinal Franc Rodé pour sa salutation cordiale et l’engagement déployé pour soutenir cette initiative, et j’adresse un merci de tout coeur au comité d’organisation. En choisissant le thème qui conduit ces journées, vous vous êtes inspirées de l’une de mes affirmations qui résume ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire sur votre réalité de femmes qui vivent la virginité consacrée dans le monde : un don dans l’Eglise et pour l’Eglise. Dans cette lumière, je désire vous confirmer dans votre vocation et vous inviter à grandir de jour en jour dans la compréhension d’un charisme à la foi lumineux et fécond aux yeux de la foi, et obscur et inutile pour ceux du monde.

« Soyez des servantes du Seigneur de nom et de fait, à l’imitation de la Mère de Dieu » (RCV, 29). L’Ordre des Vierges constitue une expression particulière de la vie consacrée, qui a refleuri dans l’Eglise après le Concile Vatican II (Cf. Exhort. Ap. Vita consecrata, 7). Mais ses racines sont anciennes ; elles plongent dans les débuts de la vie évangélique lorsque, comme une nouveauté inouïe, le cœur de certaines femmes a commencé à s’ouvrir au désir de la virginité consacrée : c’est-à-dire au désir de donner à Dieu tout leur être, [un désir ] qui avait eu dans la Vierge Marie et son « oui » la première réalisation extraordinaire. La pensée des Pères voit en Marie le prototype des vierges chrétiennes et met en évidence la nouveauté du nouvel état de vie auquel on accède par un choix libre par amour.

« En toi, Seigneur, ils possèdent tout parce qu’ils t’ont choisi Toi seul, au-dessus de tout » (RCV, 38). Votre charisme doit refléter l’intensité, mais aussi la fraîcheur des origines. Il est fondé sur la simple invitation évangélique « qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » (Mt 19, 12) et sur le conseil paulinien concernant la virginité pour le Royaume (1 Co 7, 25-35). Or tout le mystère chrétien résonne en lui. Lorsqu’il est né, votre charisme n’était pas formaté par des modalités de vie particulière mais il s’est peu à peu institutionnalisé jusqu’à une véritable consécration publique et solennelle, conférée par l’évêque grâce à un rite liturgique suggestif qui faisait de la femme consacrée la « Sponsa Christi », image de l’Eglise épouse.

Très chères, votre vocation est profondément enracinée dans l’Eglise particulière à laquelle vous appartenez ; c’est le rôle de vos évêques de reconnaître en vous le charisme de la virginité, de vous consacrer et éventuellement de rester proches de vous sur votre chemin, pour vous enseigner la crainte du Seigneur, comme ils s’engagent à le faire durant la liturgie solennelle de consécration. De la respiration du diocèse, avec ses traditions, ses saints, ses valeurs, ses limites, et les difficultés, vous vous ouvrez à la respiration de l’Eglise universelle, surtout en en partageant sa prière liturgique, qui vous est remise afin qu’elle « résonne sans interruption dans votre cœur et sur vos lèvres » (RCV, 42). De cette façon, votre « moi » priant se dilatera progressivement jusqu’à ce que la prière ne soit plus qu’un grand « nous ». Telle est la prière ecclésiale et la vraie liturgie. Dans le dialogue avec Dieu ouvrez-vous au dialogue avec toutes les créatures, vis-à-vis desquelles vous vous retrouvez mères, mères des enfants de Dieu (cf. RCV, 29).

Votre idéal, en soi vraiment élevé, n’exige cependant aucun changement extérieur particulier. Normalement, chaque consacrée reste dans son contexte de vie. C’est un chemin qui semble dépourvu des caractéristiques spécifiques de la vie religieuse, surtout de l’obéissance. Mais pour vous, l’amour se fait « sequela » : votre charisme comporte un don total au Christ, une assimilation à l’Epoux qui requiert implicitement l’observance des conseils évangéliques, pour garder intègre votre fidélité à Lui (cf. RCV, 47).
L’être avec le Christ exige intériorité, mais en même temps, il ouvre à la communication avec les frères : c’est ici que se greffe votre mission. Une règle de vie « essentielle » définit l’engagement que chacune de vous assume avec le consentement de l’évêque, au niveau spirituel comme au niveau existentiel. Il s’agit de chemins personnels. Parmi vous, il y a des styles de vie et des modalités différentes de vivre le don de la virginité consacrée et cela se fait d’autant plus évident lors d’une rencontre internationale comme celle qui vous voit réunies ces jours-ci. Je vous exhorte à dépasser l’apparence en accueillant le mystère de la tendresse de Dieu que chacune porte en elle-même, et en vous reconnaissant comme des sœurs, même dans votre diversité.

« Que votre vie soit un témoignage particulier de charité et signe visible du Royaume à venir » (RCV, 30). Faites en sorte que votre personne irradie toujours la dignité du fait d’être épouse du Christ, exprime la nouveauté de l’existence chrétienne, et l’attente sereine de la vie future. Ainsi, par votre vie droite, vous pourrez être des étoiles qui orientent le chemin du monde. Le choix de la vie virginale, en effet, est un rappel du caractère transitoire des réalités terrestres et une anticipation des biens à venir. Soyez des témoins de l’attente vigilante et active de la joie, de la paix, qui est propre à qui s’abandonne à l’amour de Dieu. Soyez présentes dans le monde et cependant en pèlerinage vers le Royaume. La vierge consacrée s’identifie en effet avec cette épouse qui, avec l’Esprit, invoque la venue du Seigneur : « L’Esprit et l’épouse disent viens ! » (Ap 22,17).

En vous quittant, je vous confie à Marie. Et je fais miennes les paroles de saint Ambroise, le chantre de la virginité chrétienne, en vous les adressant : « Qu’en chacun il y ait l’âme de Marie pour magnifier le Seigneur ; qu’en chacune de vous soit l’esprit de Marie pour exulter en Dieu. S’il y a une seule mère du Christ selon la chair, selon la foi cependant, le Christ est le fruit de tous, puisque toute âme reçoit le Verbe de Dieu si, immaculée et dépourvue de vices, elle garde la chasteté avec une pudeur irréprochable » (Commentaire sur saint Luc 2, 26 : PL 15, 1642).
C’est avec ce souhait que je vous bénis de tout cœur.

Benoît XVI
15 mai 2008

 

Comprendre le mystère de la virginité dans l’Eglise

par MMonseigneur Francesco FOLLO
observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO

Le congrès de l’Ordo Virginum a réuni, à Rome, du 14 au 20 mai 2008, quelque 500 femmes consacrées à Dieu au cœur du monde, venant de 52 pays.

« Une vocation qui aide à comprendre le mystère de la virginité dans l’Église »
Au cœur du discours du Saint-Père aux participantes du congrès de l’Ordo Virginum sur le thème « virginité consacrée dans le monde, un don pour l’Église et dans l’Église », le 15 mai 2008, il les a notamment invitées à saisir le mystère et la tendresse que chacune porte en elle.

Le mot « tendresse » est à comprendre non pas comme une douce attitude de Dieu envers sa créature, mais surtout comme la capacité de Dieu à accueillir la personne humaine dans la totalité de ses « facteurs », dans l’intégralité de son être, qui est exigence de vérité, de justice, d’amour, de beauté, de vie authentique. En bref, nous pourrions dire avec saint Clément d’Alexandrie : « Dans sa mystérieuse divinité, Dieu est Père. Mais sa tendresse pour nous le fait devenir mère ».

C’est donc une invitation à prendre conscience du fait que les vierges consacrées sont appelées à vivre leur vocation pour aider à comprendre le mystère de la virginité de l’Église.
Saint-Augustin d’Hippone s’est exprimé en ces termes : « Le Christ a façonné l’Église comme une vierge. Dans la foi, elle est vierge. Selon la chair, elle n’a qu’un petit nombre de vierges vouées à Dieu, mais selon la foi, elle doit avoir tous [les baptisés] comme vierges, hommes et femmes » (Discours 213, 7, PL 38, 1064).

Ce qui doit rester vivant dans l’intégrité de la foi, gardée fidèlement chez les chrétiens, par la puissance de la grâce du baptême, devient aussi intégrité physique dans certaines personnes choisies, et ceci parce que l’Église naît du sein virginal de la Mère de Dieu. Et le pape Léon le Grand a dit : « C’est d’une façon nouvelle qu’est venu au monde celui qui voulait apporter au corps des hommes le don nouveau de la pureté immaculée. La virginité, qui, chez les hommes, ne peut rester intact dans la naissance, doit devenir une fin à imiter dans la re-naissance » (Prédication de Noël 2,2, PL 54, 195 ss).

A partir de l’incarnation de Dieu et de la grâce du baptême, fleurit cette race sainte dont l’Église dit, dans le Pontifical romain : « Tout en protégeant la bénédiction nuptiale, qui découle de l’état matrimonial, il doit y avoir des âmes plus nobles qui renoncent à la communauté physique de l’homme et de la femme, et tendent au mystère que le mariage contient pour donner tout leur amour au mystère indiqué par le mariage, en se consacrant à Celui qui est époux et fils de la virginité éternelle » (pp. 146-147).

C’est en ceci que consiste le bonheur éternel:que nous, pauvres enfants d’Ève, nous sommes devenus enfants de cette vierge qu’est l’Église, qu’en elle nous possédons de façon sûre la vérité du Christ, qu’en elle nous devenons saints et immaculés pour le jour où le Seigneur viendra.

C’est pourquoi, quelle que soit notre profession de foi dans cette Église, c’est à l’honneur de la Vierge Marie, c’est pour l’amour de la Mère de Dieu, et une profession de foi de la vierge Église.
C’est en effet en Marie que l’Église est devenue mère de Dieu virginale. C’est-à-dire que ce qui a été donné à Marie selon la chair, l’Église le possède selon l’esprit, et les vierges consacrées en deviennent les témoins qualifiées et maternelles. De fait, sainte Thérèse d’Avila aimait à répéter que ce n’est pas absence de désir, mais intensité de désir, et à la lumière de ces paroles on comprend cette affirmation : « La Madone a été mère parce que vierge ».

Et c’est en quelque sorte le développement de ce que saint Paul a écrit aux Corinthiens : « Je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Elle est vierge dans l’intégrité de l’esprit, dans la plénitude de l’amour, dans la concorde de la paix » (2 Cor 11, 2-3)

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