Cathédrale d’art et d’histoire

La Couronne de lumière

 

 

 

 

 

Comme les lustres en bronze doré de la nef, la grande Couronne de lumière à deux rangs surmontée de tourelles en cuivre doré a été exécutée sur les dessins de Viollet-le-Duc par l’orfèvre Poussielgue-Rusand (1824-1889) [1].
Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre de la grande campagne de restauration de 1845 où Viollet-le-Duc s’essaye à une reconstitution du mobilier gothique.
Pendue depuis lors à la croisée des transepts, la couronne de lumière de la cathédrale est actuellement déposée dans le déambulatoire nord pour restauration.

Le lampesier ou lampier désignait un lustre formé d’un cercle (en argent, en cuivre, en fer ou en bois) souvent d’un large diamètre, portant de petits godets à huile munis de mèches, et suspendu par une ou plusieurs chaînes, ordinairement trois.

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La couronne de lumière telle qu’elle était pendue à la croisée des transepts.

Cliché de E. Mas dans "Notre-Dame de Paris - Architecture et Sculpture" de Marcel Aubert aux éditions Morancé, 1928. Coll. part. © NDP

Lorsque ces lampiers supportaient un grand nombre de godets, ou parfois de chandelles de cire, ils recevaient le nom de couronne de lumière ou de roue . On les allumait en leur intégralité pour les fêtes solennelles. Des rentes fixes et des donations parfois importantes étaient affectées à leur entretien dans les grandes églises.

Plus riches que les simples lampiers, les Couronnes étaient faites de cuivre doré, enrichies d’émaux, de boules de cristal, de dentelles découpées dans le métal, de pendeloques, destinées à rehausser l’éclat des lumières. Les orfèvres médiévaux leur avaient ainsi donné un aspect éblouissant. Car, outre sa fonction utilitaire et son éclat qui consonait avec les réfractions des verrières du gothique, la Couronne de lumière , expression d’une mystique de la lumière, présentait aux yeux des fidèles, les jours de fête, l’image de la Jérusalem Céleste et du Christ, lumière éclairant le monde que signifiait l’orbe décrit par le cercle.

 

 

 

[1L’un des plus importants orfèvres d’église français au XIXème siècle, il a réalisé de nombreuses pièces pour Notre-Dame : reliquaires (dont celui de la Couronne d’Épines), tabernacles (dont celui de l’autel de la Piéta), crucifix, chandeliers... Les pièces les plus importantes sont conservées dans le Trésor de la cathédrale.

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