« Vatican II, une boussole pour notre temps » Plus de quarante ans après qu’est devenu le Concile ?

Conférences de Carême

Chaque dimanche du 21 février au 28 mars 2010 à 16h30

Pour ce Carême 2010, le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, a choisi pour thème le Concile Vatican II : la perspective historique dans laquelle il s’inscrit, l’actualité et la force de ses principaux documents, le sens de la réforme liturgique qui lui est lié et le renouvellement qu’il permet dans l’œcuménisme et dans les rapports de l’Eglise au peuple d’Israël et aux autres religions.

 

Ces conférences ont été confiées à des personnalités : évêques (Mgr Jean-Louis Bruguès ; Mgr Éric de Moulins-Beaufort), prêtres, (P. Matthieu Rougé ; P. Denis Dupont-Fauville), religieux (Fr. Enzo Bianchi, P. Dominique de La Soujeole), laïc (M. Michel Camdessus), mais aussi à un rabbin (Rabbin Rivon Krygier) et à un philosophe (M. Dominique Folscheid).

 

Ces conférences seront suivies sur place d’un temps de questions aux intervenants, entre 17h15 et 18h.

 

Vatican II, une boussole pour notre temps

Dans deux ans, nous célébrerons le cinquantenaire de l’ouverture du concile Vatican II (le 20 octobre 1962). Pour les plus âgés d’entre nous, l’évènement du concile est probablement un souvenir marquant. Mais pour tous, le concile est aujourd’hui plus un héritage qu’un évènement. Nous mesurons toujours mieux comment son apport est précieux et déterminant pour la vie chrétienne aujourd’hui et comment sa mise en œuvre s’inscrit dans la tradition bimillénaire de l’Église. La force et le fruit de Vatican II ne se saisissent que dans cette continuité vivante, hors des alternatives partisanes de rupture ou de l’opposition entre la lettre et l’esprit du concile.

Se ressaisir des trésors de la tradition
A travers les péripéties de l’histoire des hommes, l’Église a sans cesse besoin de se ressaisir des trésors de la tradition pour répondre aux défis toujours nouveaux de l’évangélisation. Sensibiliser les chrétiens à l’actualité et à la pertinence des documents du concile Vatican II n’est donc pas faire œuvre d’archéologue ou de gardien de l’héritage. Par ces conférences, nous voulons offrir à tous des clés de compréhension et d’assimilation de cet héritage, pour en activer la capacité opératoire pour l’Église en ce XXIe siècle. D’une manière parfois imprévisible à l’époque, les textes issus des travaux des Pères conciliaires nous sont aujourd’hui indispensables pour affronter les nouveaux défis de l’annonce de l’Evangile, qu’il s’agisse de la transmission de la Parole de Dieu, de la mission des fidèles laïcs, de l’esprit de la liturgie, du rapport de l’Église au monde et aux autres religions ou des grandes questions sociales, économiques et écologiques…

Les conférences : une aide pour les chrétiens
Depuis quelques années, les conférences de Carême se veulent moins des catéchèses d’édification qu’une aide pour les chrétiens qui s’affrontent à toutes sortes de philosophies et de croyances. Sortir d’une opposition terme à terme entre la vie et la foi chrétienne et d’autres formes culturelles ou religieuses ne peut se faire que par le questionnement et le dialogue. C’est exigeant, car cela demande que notre héritage chrétien soit travaillé, connu, intégré et vécu. Mais c’est le seul moyen pour que la splendeur et la simplicité de l’Evangile soient mises au service de la construction des hommes et des femmes auprès desquels le Seigneur nous envoie. La succession des différents conférenciers au cours du Carême, et la forme dialoguée de certaines des conférences mettent en œuvre cette perspective missionnaire.

† André, cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

Extrait de la "Parole de l’Archevêque" dans l’hebdomadaire "Paris Notre-Dame" du 18 février 2010.

 

Dimanche 21 février 2010
« Vatican II : ancien ou moderne ? »

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Mgr de MOULINS-BEAUFORT

© Godong

par Monseigneur Éric de MOULINS-BEAUFORT

Vatican II : pour « un nouvel âge de l’histoire humaine » (Gaudium et spes 54). Il s’agit, dans cette étape programmatique, de situer le Concile dans l’histoire comme un geste inspiré de révélation des enjeux évangéliques de la modernité, comme le comprirent Jean XXIII, Paul VI et les Pères conciliaires. La modernité n’est pas d’abord pour eux un temps de bouleversements et de crises, mais un temps où la chance est donnée au monde de mieux percevoir l’Evangile. Car la vraie fidélité est toujours innovante – il suffit d’observer les actes et les paroles de Jésus pour le comprendre – et le message du Christ essentiellement moderne.

 

 

 

 

Dimanche 28 février 2010
« Parole de Dieu et Ecritures saintes »

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Fr. BIANCHI

D.R.

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P. DUPONT-FAUVILLE

© Sismondi

par le Frère Enzo BIANCHI
et le Père Denis DUPONT-FAUVILLE

Le Concile a réconcilié l’exégèse moderne et traditionnelle de la Bible dans une synthèse qui commence à peine à être mise en œuvre. Pour que la Bible soit lue comme Parole de Dieu et que « l’étude de l’Ecriture sainte » devienne vraiment « l’âme de la théologie » (Dei Verbum 24), il faut changer son regard sur la « lettre » et en découvrir « l’esprit ».

 

 

 

Dimanche 7 mars 2010
« L’histoire du salut »

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P. de LA SOUJEOLE

D.R.

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M. CAMDESSUS

D.R.

par le Père Dominique de LA SOUJEOLE
et Monsieur Michel CAMDESSUS

Les deux grands textes du Concile sur l’Église, Lumen Gentium et Gaudium et spes, sont traversés par le souffle de l’histoire et de son accomplissement, car la création toute entière est destinée au salut. Il s’agit de rappeler les affirmations majeures de ces deux « constitutions conciliaires » par lesquelles l’Église a traduit pour elle-même et pour le monde sa foi en l’action de Dieu dans le cosmos et dans l’histoire.

 

 

 

Dimanche 14 mars 2010
« Réformer la liturgie ? »

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P. ROUGÉ

© Sismondi

par le Père Matthieu ROUGÉ

La réforme liturgique est la partie la plus visible et la plus commentée, pas toujours la mieux lue, du Concile Vatican II. Réformer la liturgie ne consiste pas à faire un pas vers le monde, mais à traduire la célébration du mystère chrétien dans une authentique fidélité. Quel est l’esprit de la liturgie ? Quels fruits a produit Vatican II et que peut-on en attendre encore ?

 

 

 

 

 

Dimanche 21 mars 2010
« Enracinement et ouverture »

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Rabbin KRYGIER

D.R.

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M. FOLSCHEID

D.R.

par le Rabbin Rivon KRYGIER
et Monsieur Dominique FOLSCHEID

Les Déclarations de Vatican II sur la permanence d’Israël, sur l’œcuménisme, sur le dialogue interreligieux, sur la liberté civile de religion sont le fruit d’un nouvel enracinement et d’une ouverture. La reconnaissance d’Israël comme partie intégrante du dessein de salut a permis de renouer les liens spirituels de l’Église catholique avec le peuple juif après la shoah. Ce renouveau est inséparable de l’ouverture à l’œcuménisme, des rencontres interreligieuses comme celle d’Assise et du dialogue avec les humanismes séculiers.

 

 

Dimanche 28 mars 2010
« Vatican II devant nous »

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Mgr. BRUGUES

D.R.

par Monseigneur Jean-Louis BRUGUES

La réception de Vatican II depuis plus de quarante ans par l’Église universelle, à travers le ministère de Jean-Paul II et de Benoît XVI, comme par les Eglises particulières, par exemple à Paris, et l’écho du Concile largement au-delà de l’Église, manifestent sa riche substance spirituelle et pratique. Même si certains passages paraissent datés, l’actualité de Vatican II est plus vive encore au début du 21ème siècle pour l’avenir de l’Église et du monde qu’au moment de sa promulgation.

 

 

 

 

 

 

Pour suivre ces conférences

- Y assister de 16h30 à 17h15 dans le nef de la cathédrale : l’entrée est libre.
Les conférences sont suivies d’un débat avec les conférenciers, sur place, de 17h15 à 17h55, de l’Office des Vêpres à 18h00 et de la messe à 18h30 présidée par le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris.

Suivre les radio et télédiffusions chaque dimanche :
- En direct sur France Culture (conférence)
- En direct sur KTO, Télévision Catholique (conférence, débat, vêpres et messe)
- En différé sur Radio Notre-Dame et RCF à 21h00 (Conférence et débat)

En librairie le 28 mars 2010 : textes des conférences publiés chez Parole et Silence.

 

Les "conférences" de Carême à Notre-Dame de Paris

En 1835, Frédéric Ozanam suggère à Mgr de Quelen, archevêque de Paris, d’inviter l’Abbé Lacordaire à donner dans la cathédrale Notre-Dame de Paris ses « conférences » pour l’Avent et le Carême. Elles eurent immédiatement un immense retentissement. Ozanam note un peu plus tard : Il nous semblait assister à la résurrection religieuse de la société actuelle. Pour s’adresser à l’ensemble de la société, Lacordaire et ses amis choisissent le titre alors nouveau de « conférences » plutôt que celui des « sermons » de Carême. A tous ses contemporains, quelle que fût leur position, Lacordaire parlait en témoin de la foi catholique dans les questions majeures que posait à la conscience humaine l’évolution de la société.
Les successeurs de Mgr de Quelen et de l’Abbé Lacordaire se laissèrent guider par la même orientation dans le choix des thèmes des « conférences ».

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Conférence de Carême dans les années 1950

D.R.

Ce titre de « conférences », étonnamment moderne, est donc contemporain des « Conférences de charité », les Conférences de Saint-Vincent de Paul organisées par Ozanam et ses amis : à son époque, le catholicisme français redémarre avec un dynamisme éclatant, dans les années d’un nouveau printemps pour l’Église, comme l’écrit l’historien Yves-Marie Hilaire. Le souci d’une formation chrétienne, chez tous les jeunes gens qui retrouvent ou rejoignent l’Église, anime en profondeur les conférenciers depuis Lacordaire.

Jésuites et dominicains vont alterner dans ces conférences sacrées : le P. Félix, s.j, de 1853 à 1870, le P. Monsabré, o.p., de 1872 à 1890. Le fondateur de l’Institut catholique, Mgr d’Hulst, les assure entre 1891 et 1896, puis les dominicains occupent le premier tiers du XXe siècle (avec l’interruption d’un Oratorien, le P. Sanson (1925-1927), dont les textes sont rédigés par son confrère, alors interdit de parole, le philosophe Laberthonnière). Ce fut ensuite le tour des jésuites (les Pères Pinard de la Boullaye 1929-1937, Panici 1941-1945, Riquet), L’alternance des jésuites (Sintas, Thomas, Calvez) et des dominicains (Carré, Bro, Bruguès) a été reprise. Plus récemment, les conférences ont été prêchées par le Père Armogathe, des archevêques des cinq continents à l’occasion du Jubilé de l’an 2000, le Père Joseph-Marie Verlinde, le cardinal Poupard, les cardinaux des diocèses partenaires du Congrès International pour la Nouvelle Evangélisation (Lustiger, Schönborn, Erde, Policarpo, Danneels).

 

 

En 2005, les conférences ont pris la forme qui est la leur cette année. Il s’agit d’un dialogue où la foi chrétienne et la pensée contemporaine s’expliquent l’une l’autre sur un grand sujet de société.

En 2005 : "Foi et Raison" Les conférences ont été confiées à Jean-Luc Marion, au P. Frédéric Louzeau, Marcel Gauchet, au P. Antoine Guggenheim, à Marguerite Harl, à Philippe Sers, à Catherine Grenier, au P. Patrick Faure, à Jean-Louis Chrétien et conclues par le cardinal Cottier.

En 2006 : "Voici l’homme" Les conférences ont été confiées à Jean Vanier, Axel Kahn, Marguerite Lena, Michel Serres, Anne-Marie Pelletier, Julia Kristeva, au P. Brice de Malherbe, Marie de Hennezel, au P. Henry de Villefranche, Claude Vigée, et conclues par Mgr Pierre d’Ornellas.

En 2007 : "Qu’est-ce que la Vérité ?" Les conférences ont été confiées à Pierre Manent, au P. Michel Fédou, à Philippe Boutry, au P. Gérard Pelletier, à Francis Balle, Bruno Frappat, Valère Novarina, Jérôme Alexandre, Monette Vacquin, au P. Alain Mattheeuws et conclues par Mgr André Vingt-Trois.

En 2008 : "Qui dites-vous que je suis ?" Les conférences ont été confiées à Claude Lepelley, au P. Rafic Nahra, à Jean de Loisy, Benoît Chantre, François Villeroy de Galhau, au P. Edouard Herr, à Maurice Godelier, Mgr Jérôme Beau, Fabrice Midal et Rémi Brague et conclues par le Cardinal André Vingt-Trois.

En 2009 : "Saint Paul, juif et apôtre des nations : sa personnalité, sa mission" Les conférences ont été confiées à Alain Decaux, Giorgio Agamben, au P. Éric Morin, à Chantal Delsol, à Mgr Job Getcha, à Mgr Pierre Debergé, à Marie-France Baslez, au Pasteur Claude Baty et conclues par le Cardinal André Vingt-Trois.

Semaine Sainte et Pâques 2010 à Notre-Dame de Paris

- Dimanche des Rameaux et de la Passion 28 mars 2010 : Office et Messes avec Rituel d’ouverture des portes de la cathédrale, Bénédiction des rameaux, Lecture de la Passion, Conclusion du cycle de Conférences de Carême
- Mardi Saint 30 mars 2010 : Concert de chant grégorien « O CRUX AVE »
- Mercredi Saint 31 mars 2010 : Messe chrismale
- Jeudi Saint 1er avril 2010 : Office des Ténèbres, Messe en mémoire de la Cène et Procession au reposoir
- Vendredi Saint 2 avril 2010 : Office des Ténèbres, Concert spirituel aux grandes orgues, Vénération de la Sainte Couronne d’Épines, Office Choral, Chemin de Croix, Office de la Passion
- Samedi Saint 3 avril 2010 : Office des Ténèbres, Vigile pascale
- Dimanche de Pâques 4 avril 2010 : Offices, Messes, Audition au grand orgue

- Accès aux offices :
L’accès à la cathédrale Notre-dame de Paris, lieu de culte Catholique Romain, est libre et gratuit.
Pour assister à l’une des nombreuses célébrations liturgiques de la cathédrale (messes, offices…), il vous suffit de vous joindre à l’assistance quelques minutes avant le début de la célébration (au moins 15 à 30 minutes pour les grandes fêtes). La participation aux célébrations liturgiques est publique et gratuite, aucune réservation n’est nécessaire ni possible.

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