Consécration épiscopale de Mgr Luc RAVEL

Dimanche 29 novembre 2009 à 15h00

Le 7 octobre 2009, le pape Benoît XVI a nommé comme évêque aux Armées Monseigneur Luc RAVEL, de la Congrégation des chanoines réguliers de Saint-Victor.

Le cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, assisté de Monseigneur Henri BRINCARD, chanoine régulier de l’Abbaye de Saint-Victor, évêque du Puy-en-Velay, et de Monseigneur Patrick LE GAL, évêque auxiliaire de Lyon, ancien évêque aux armées, conféra, ce dimanche 29 novembre 2009, à Notre-Dame de Paris, la consécration épiscopale à Monseigneur Luc RAVEL, évêque nommé du diocèse aux armées.

Pour télécharger la feuille liturgique de cet office, cliquez ici.

Une vingtaine d’évêques, une dizaine de pères Abbés, plusieurs centaines de prêtres, diacres et aumôniers militaires ont entouré Monseigneur RAVEL pour cette consécration au milieu de près de 2500 fidèles, en grande partie militaires et de nombreux représentants et autorités militaires et civiles, tous rassemblés sous les voûtes de la cathédrale pour ce moment majeur de la vie du Diocèse aux Armées françaises.

A l’issue de la cérémonie en la cathédrale Notre-Dame de Paris, accompagné des aumôniers du diocèse aux armées, des militaires, civils de la Défense et de sa famille,
Monseigneur Luc RAVEL a pris possession de sa cathèdre –siège épiscopal- en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides à Paris. Le nouvel évêque y a été accueilli par l’aumônier militaire, recteur de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, appelée aussi "église des soldats".

 

Bulle de nomination de Mgr Luc RAVEL par le Pape Benoît XVI

Benoît, évêque, Serviteur des serviteurs de Dieu, à notre cher fils Luc Ravel, chanoine régulier de Saint-Victor, jusqu’à présent responsable de la formation dans la Congrégation Victorine, évêque nommé de l’Ordinariat militaire de France, salut et bénédiction apostolique.

Le dernier évêque aux Armées, notre Vénérable Frère Patrice Le Gal, ayant été nommé auxiliaire de l’Eglise métropolitaine de Lyon, Nous voulons accompagner avec sollicitude les soldats sur leurs chemins spirituels. À la recherche d’une personne capable d’assumer cette lourde charge et de se vouer à la tâche d’annoncer l’Evangile, c’est vers toi, Vénérable Frère, que Nous Nous sommes tourné, toi qui, parmi les membres de la Congrégation de Saint-Victor, a fait preuve d’efficacité dans les œuvres et de prudence pastorale. C’est avec confiance que, sur le conseil de la Congrégation pour les Evêques, Nous t’établissons évêque de l’Ordinariat militaire de France, te conférant tous les droits et facultés qui, selon les normes du droit, appartiennent à cette fonction. Très volontiers Nous te permettons de recevoir la consécration épiscopale, hors de cette ville de Rome, des mains d’un évêque catholique et dans le respect des prescriptions liturgiques.

Auparavant il t’incombe d’émettre la profession de foi et de prêter serment de fidélité à Nous-même et à Nos successeurs, selon les lois et normes de l’Eglise, et tu en feras parvenir les actes à la Congrégation des Evêques.

Nous désirons, fils très cher, que tu fasses connaître publiquement Notre volonté aux fidèles confiés à ton soin pastoral et Nous t’exhortons, avec Notre affection fraternelle, à mettre de tout cœur au service de l’Ordinariat militaire le soin que tu as montré dans tes charges et l’expérience des choses que tu as acquise.

Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, ce sept octobre de l’année du Seigneur deux-mille neuf, et de notre Pontificat, la cinquième.

Benoît XVI, pape

Marcellus Rossetti, protonotaire apostolique

 

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Imposition des mains à la fin des Litanies

© ADEBRICH

 

Homélie du Cardinal André VINGT-TROIS

Frères et sœurs,

Cet après midi, notre assemblée compte nombre d’hommes et de femmes dont la mission est de se tenir prêt à intervenir dans les drames qui frappent l’humanité, et le cas échéant d’y faire face effectivement, comme le manifeste l’engagement des membres des forces armées de notre pays à travers le monde.
Beaucoup de ceux qui sont ici ont fait l’expérience concrète des désastres qu’annonce le passage de l’évangile de saint-Luc que nous venons d’entendre.
Qu’il s’agisse de la défense du droit contre la violence illicite, de l’interposition entre des groupes armés, des secours humanitaires apportés dans des situations de crise extrême, sur le territoire national ou en d’autres lieux du monde, les hommes et les femmes des forces armées françaises sont habitués et entraînés à affronter ces drames qui traversent l’histoire des hommes.

La question plus spécifique qui nous est adressée est de savoir comment ceux et celles qui sont engagés dans cette mission y vivent le témoignage de la foi chrétienne ?
Comment les hommes et les femmes qui sont confrontés à la souffrance et souvent à la mort de beaucoup de leurs semblables ne cèdent pas à ce sentiment que l’évangile évoque en disant : « Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde » (Lc 21, 26) ? (La traduction littéral serait même plutôt « sécheront de peur ».)
Devant la violence, l’agressivité et la force traumatisante des événements dramatiques de l’histoire, devant les hommes, les femmes et les enfants mourants de faim, totalement démunis, pris dans la turbulence des violences armées du monde ou réduits à une existence pitoyable par les catastrophes naturelles, beaucoup sont terrifiés et éprouvent la puissance de l’œuvre de la mort.
Ils discernent son œuvre destructrice en eux-mêmes, dans leur propre chair, dans leurs proches, dans leur région et leur pays.

Si nous croyons au Christ ressuscité, si nous croyons qu’il a vaincu la mort, définitivement, qu’il fait entrer dans sa victoire l’humanité toute entière, qu’il est retourné auprès du Père, qu’il continue d’intercéder pour nous et envoie son Esprit comme une force de lumière et de paix ; si telle est notre foi allons-nous aussi « sécher » et « mourir » de peur devant les événements qui frappent le mone ? Allons-nous vivre comme des gens qui n’ont pas d’espérance ?
Ou bien, comme nous y invite l’Evangile, saurons-nous discerner dans ces événements non pas la victoire du mal et de la mort, mais le signe de l’accomplissement de la promesse du Christ, de notre rédemption et du Salut qui vient ? « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête car votre rédemption approche » (Lc 21, 28).

Nous savons qu’il peut y avoir un écart entre notre capacité à accueillir ces paroles (et peut-être même à les répéter) et l’adhésion de notre cœur à la certitude que Dieu n’abandonne pas les hommes et que le Christ est venu pour qu’ils vivent.
Notre sensibilité et notre raison peuvent toujours se raidir devant les malheurs qui s’abattent sur le monde. Nous pouvons être authentiquement chrétiens et ne pas supporter de voir mourir un enfant ou de voir des hommes et de femmes s’entretuer. Nous pouvons être authentiquement chrétiens et lever le poing vers le ciel quand les calamités s’abattent sur des populations déjà en grave carence.
Et cependant, l’espérance qui nous habite doit progressivement transformer notre regard et notre manière d’agir. Elle nous conduit à reconnaître dans ces événements des signes annonciateurs du Salut qui vient. « Redressez-vous et relevez la tête car votre rédemption est proche » (Lc 21, 28).

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L’onction avec le saint chrême

© ADEBRICH

Car nous savons que Dieu a accompli la promesse comme il l’avait dit par le prophète Jérémie : « Voici venir des jours où j’accomplirai la promesse de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Judas » (Jér 33, 14). Dans l’incarnation du Fils de Dieu, Jésus de Nazareth, Dieu est venu partager la misère humaine. Il a pris sur lui la mort de l’homme pour lui donner sa vie. Par son amour, il a ouvert un chemin d’espérance à travers les siècles de l’humanité. L’homme n’est pas voué à la mort, il est voué à la vie.

Mais comment vivre l’écart entre la réalité de l’accomplissement de cette promesse et la violence que nous devons encore supporter ? « Restez sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie et que ce jour ne tombe sur vous à l’improviste » (Lc 21, 34). Le Seigneur sait que nous sommes soumis à l’alourdissement du cœur, l’engourdissement du désir et l’engorgement sous les soucis et les contraintes du quotidien. Il voit cette attraction des tâches les plus immédiates qui finissent par nous mobiliser entièrement, nous courbent vers la terre et nous font perdre l’habitude de lever notre regard vers le ciel.
« Tenez-vous sur vos gardes » pour ne pas vous laissez alourdir, engourdir, assoupir, pour ne pas vous laissez hypnotiser par le jeu des événements et des choses, pour garder en vous la capacité de vous tourner vers Dieu, non pas seulement de manière exceptionnelle, annuelle ou mensuelle, mais chaque jour et en toute chose. Car comment pourrions-nous affronter le mal du monde si nous ne restons pas en communion avec le Dieu du Salut, non pour oublier les malheurs de la terre, mais pour capter dans cette communion la lumière et le sens ultime de ces évènements ?
Comment ne pas céder au désespoir quand tant de grands esprits y ont cédé au cours des siècles, écœurés de ce qu’ils étaient obligés de voir et impuissants à empêcher la mort ? Dans vos unités, où vous êtes confrontés régulièrement à la mort, comment supporter cela sans défaillir mais en croyant que Dieu accomplit sa promesse ? « Restez éveillés et priez en tout temps » (Lc 21, 36).
Voilà notre espérance, qui nous permet de paraître debout quand le Christ vient. Voilà ce qui nous permet d’être jugés dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver. Notre espérance profonde ne vient pas de nos armes ou dans nos forces morales ou physiques, mais de la promesse et de la présence de Dieu qui tient l’homme dans sa main et l’accompagne vers la vie.

Mon cher Luc, vous recevez le ministère d’être le pasteur de ces hommes et de ces femmes qui sont souvent au premier rang dans la confrontation de l’homme avec la misère et la mort. Vous serez au milieu d’eux le témoin de ce que Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Ils le croiront parce qu’ils verront qu’avec vos collaborateurs vous resterez au milieu d’eux et ne les abandonnerez pas.
Vous serez parmi eux le témoin de l’espérance quand le deuil frappe cruellement et injustement. Vous ne serez pas de ceux qui s’écroulent pour accroître la douleur mais vous garderez vivante la flamme de l’espérance en vous tenant debout et en servant de soutien à ceux qui faiblissent. Vous serez parmi eux le témoin de la charité de Dieu qui s’est fait proche de l’humanité en son Fils Jésus.
Vous êtes envoyé pour vous faire proche des hommes et des femmes de ce diocèse des forces armées pour être, avec les prêtres qui vous assistent, le signe de cette proximité de Dieu en toute situation.

Frères et sœurs, notre prière aujourd’hui est une prière d’espérance. Dieu n’a pas abandonné les hommes, il ne les abandonne pas et ne les abandonnera pas. Nous en sommes aujourd’hui les témoins. Nous voulons en être des témoins éveillés, debout, relevant la tête, car nous le savons, notre rédemption approche. Amen.

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

Monseigneur Luc RAVEL

Mgr Luc RAVEL, né le 21 mai 1957 à Paris. Il est le troisième des sept enfants du Général Roger Ravel et de Madame, née Juliette Fabre, décédée.

Son père et son grand-père paternel ont tous deux servis dans l’Infanterie de Marine. Son grand-père maternel était officier de Marine. Son frère Paul, est religieux dans la communauté des serviteurs de Jésus et Marie, à Ourscamp.
Entré à l’Ecole Polytechnique -promotion X77- Mgr Luc RAVEL a fait son service militaire au 1er RCP à l’époque à Pau (aujourd’hui à Pamiers).

Après l’Ecole polytechnique et l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs, Mgr Luc RAVEL a poursuivi des études philosophiques et théologiques à l’abbaye Saint-Pierre de Champagne et à l’Université de Poitiers.

Diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs, il est aussi titulaire d’une maîtrise de philosophie.

Mgr Luc RAVEL a prononcé sa profession solennelle le 7 décembre 1985 et a été ordonné prêtre le 25 juin 1988.

Ministères :
- 1988-1991 : Prieur du prieuré au collège Saint-Charles de Porrentruy (Jura suisse)
- 1991-1996 : Prieur et curé du prieuré Marie Médiatrice à Montbron (diocèse d’Angoulême)
- 1996-2003 : Sous-prieur de l’abbaye Saint-Pierre de Champagne (diocèse de Viviers)
- 1996-2007 : Maître des novices, abbaye Saint-Pierre de Champagne
- 1996-2009 : Responsable de la formation, abbaye Saint-Pierre de Champagne.
- Dep. 1996 : Initiateur du mouvement Notre-Dame de l’Ecoute (pour les personnes seules) et directeur des pèlerinages pour sa congrégation des chanoines réguliers de Saint-Victor.

 

 

Pour en savoir plus, cliquez ici : site du Diocèse aux armées françaises.

 

 

Gestes de la consécration et signes épiscopaux

Le Pape Jean-Paul II, se souvenant de sa propre consécration épiscopale à l’âge de 38 ans à Cracovie,
évoque le sens que ces gestes ont eu pour lui.

- Le Veni Creator Spiritus  : le chant d’appel à l’Esprit saint
J’écoutais ce chant et de nouveau, comme pendant mon ordination sacerdotale, peut-être avec une clarté
plus grande encore, se réveillait en moi la conscience que l’artisan de la consécration est en réalité
l’Esprit saint. C’était pour moi une consolation et un réconfort face à toutes les craintes humaines liées à la
prise en charge d’une grande responsabilité. Cette pensée suscitait en mon esprit une grande confiance :
l’Esprit saint m’éclairera, me donnera la force, me consolera, m’instruira… N’était-ce pas la promesse que
le Christ fit lui-même à ses apôtres ?

- La prosternation au sol
A tous les degrés d’ordination (diaconat, sacerdoce, consécration épiscopale), l’élu se prosterne en s’al-
longeant sur le sol. C’est le signe du don total de soi au Christ, à celui qui, pour accomplir sa mission sacer-
dotale, « se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur… et reconnu comme un homme à son
comportement, s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix »
(Ph 2. 7-8)

- L’imposition des mains
A la fin des litanies, l’ordinand se lève et s’approche du célébrant, et celui-ci impose les mains. Selon la
Tradition remontant aux apôtres, ce geste fondamental signifie la transmission de l’Esprit saint. Il faut rap-
peler ici les paroles de la Constitution conciliaire Lumen gentium : « Pour remplir de si grandes charges,
les apôtres ont été comblés de dons par une effusion spéciale de l’Esprit saint descendant sur eux et ont
transmis eux-mêmes à leurs collaborateurs, par l’imposition des mains, le don de l’Esprit, qui s’est trans-
mis jusqu’à nous par la consécration épiscopale. […] la grâce de l’Esprit saint est donnée et un caractère
sacré est imprimé, de sorte que les évêques, d’une façon éminente et visible, jouent le rôle du Christ lui-
même, Maître, Pasteur et Pontife, et agissent en sa personne » (n° 21).

- L’imposition de l’Évangéliaire
Ici, l’union du signe et des paroles est particulièrement éloquente. La première impression conduit la pen-
sée à considérer le poids de la responsabilité que l’évêque assume vis-à-vis de l’Évangile, c’est-à-dire la
portée de l’appel du Christ qui conduit à l’annoncer jusqu’aux extrémités de la terre, en lui rendant témoi-
gnage par sa vie. Mais si l’on pénètre plus profondément la signification de ce signe, on s’aperçoit que
précisément ce qui est en train de s’accomplir tire son origine de l’Évangile et a en lui ses racines.

- L’onction avec le saint chrême
Dans la liturgie de la consécration épiscopale, vient ensuite l’onction avec le saint chrême. Ce geste est
profondément enraciné dans les sacrements précédents, à commencer par le baptême et la confirmation.
A l’occasion de l’ordination sacerdotale, l’onction se fait sur les mains, à la consécration épiscopale, c’est
sur la tête. Voilà encore un geste qui parle de la transmission de l’Esprit saint, lui qui pénètre à l’intérieur,
qui prend possession de l’homme sur lequel on fait l’onction, et qui en fait son instrument. Cette onction
de la tête signifie l’appel à de nouvelles responsabilités : l’évêque aura en effet dans l’Église des tâches
de direction qui l’engageront totalement.

- L’anneau
L’anneau, passé au doigt de l’évêque, signifie qu’il a contracté des épousailles sacrées avec l’Eglise.
« Recevez cet anneau, symbole de fidélité : gardez dans la pureté de la foi l’épouse de Dieu, la sainte
Église. »
Telle est la recommandation du livre de l’Apocalypse : « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne
de la vie ». Cet anneau, symbole nuptial, est une expression particulière du lien de l’évêque avec l’Église.
Pour moi, il représente un appel quotidien à la fidélité. C’est une sorte d’interrogation silencieuse qui se
fait entendre dans la conscience : est-ce que je me donne totalement à mon épouse, l’Église ?
Suis-je suffisamment « pour » les communautés, les familles, le jeunes et les personnes âgées, et aussi
« pour » ceux qui doivent encore naître ? L’anneau me rappelle aussi la nécessité d’être un robuste
« maillon » de la chaîne de la succession qui m’unit aux apôtres. La résistance d’une chaîne se mesure
en effet au maillon le plus faible. Je dois être un maillon fort, fort de la force de Dieu.

- La remise de l’Évangile
Après la prière d’ordination, le rituel prévoit la remise du livre des Évangiles à l’évêque ordonné. Ce geste
signifie que l’évêque doit accueillir et annoncer la Bonne Nouvelle : il est le signe de la présence dans
l’Église de Jésus, le Maître. L’enseignement appartient donc à l’essence de la vocation de l’évêque : celui-
ci doit être un maître.

- La mitre
« Une ville située sur une montagne ne peut être cachée » (Mt 5. 14). L’évêque est toujours sur la monta-
gne, sur le candélabre, visible pour tous. Il doit avoir conscience du fait que tout ce qui arrive dans sa vie
prend de l’importance aux yeux de la communauté : « Tous ont les yeux levés sur lui ».
Dans cette perspective, durant la liturgie de l’ordination, le signe de l’imposition de la mitre parle avec une
éloquence particulière. Le nouvel évêque la reçoit comme une monition à s’employer pour que « resplen-
disse en lui l’éclat de la sainteté », afin qu’il soit digne de recevoir la couronne de gloire qui ne se flétrit pas
quand se manifestera le Christ, le prince des pasteurs (Pontifical romain).

- La crosse
Elle est le signe de l’autorité qui revient à l’évêque dans l’accomplissement de son devoir qui est de pren-
dre soin de son troupeau. Ce signe s’inscrit lui aussi dans la perspective de la sollicitude en vue de la
sainteté du peuple de Dieu. C’est le pasteur qui doit marcher en tête afin de donner sa vie pour ses brebis ;
c’est lui qui doit être le premier à se sacrifier et à se donner.

Après la remise de la crosse s’achève le rite de la consécration. Ensuite commence la messe que le
nouvel évêque concélèbre avec les évêques consécrateurs. Tout cela est tellement plein de sens, de
pensées, de conscience personnelle qu’il est impossible de l’exprimer complètement ou même d’y ajouter
quelque chose.

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