Maîtrise de Notre-Dame de Paris

Concert d’ouverture de la saison 2009-2010

Mardi 29 septembre 2009 à 20h30

Maîtrise Notre-Dame de Paris
Chœur d’adultes, Jeune Ensemble
Grand Orgue : Yves CASTAGNET
Direction : Lionel SOW

 

Maurice DURUFLÉ (1922-1986)
- Quatre Motets sur des Thèmes Grégoriens op. 10 pour chœur (1960)
Ubi caritas et amor
Tota pulchra es
Tu es Petrus
Tantum ergo

- Prélude, Adagio et Choral varié sur le Veni Creator op. 4 (1930) (orgue)

Thierry ESCAICH (né en 1965)
- In memoriam pour chœur et orgue (2002)
Œuvre composée pour célébrer le centenaire de la naissance de Maurice DURUFLÉ

Maurice DURUFLÉ
- Requiem op. 9 pour soli, chœurs, orchestre et orgue (1947)

 

 

 

HOMMAGE À MAURICE DURUFLÉ

Près de 1 000 personnes étaient réunies sous les voûtes de la cathédrale pour ce concert d’ouverture de la Saison 2009-2010 de Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris, qui fut un hommage à Maurice DURUFLÉ (1922-1986), organiste de l’église Saint-Etienne-du-Mont à Paris de 1929 à 1975, paroisse voisine de Notre-Dame de Paris.

Continuateur de Fauré et de Dukas, l’œuvre tant pour orgue que pour chœur de DURUFLÉ mêle constamment la souplesse de la mélodie grégorienne parée des harmonies modales les plus chatoyantes. Les Quatre Motets sur des thèmes grégoriens et le Requiem témoignent du même art de mêler « la charmeuse mélodie à la probe et savante polyphonie ». La production pour orgue de ce créateur est modeste, une demi-douzaine d’œuvres seulement. L’année de son installation à la tribune de Saint-Etienne-du-Mont en 1929, il compose sont triptyque sur le Veni Creator, couronné du prix des « Amis de l’Orgue ».

L’hommage à Maurice DURUFLÉ s’illustra aussi par le motet In memoriam, pour chœur et orgue de Thierry ESCAICH, successeur de DURUFLÉ à l’orgue de Saint-Etienne-du-Mont. Thierry ESCAICH a composé cette œuvre en 2002 pour le centième anniversaire de la naissance de son prédécesseur.

La Saison 2010 accueillera Thierry ESCAICH au cours d’un concert d’improvisation au grand-orgue de Notre-Dame le 23 mars, et le 18 mai la Maîtrise Notre-Dame de Paris donnera en concert ses Trois Motets pour chœur et orgue.

 

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© Godong

 

Le Requiem de Maurice Duruflé

Maurice Duruflé laisse une œuvre très restreinte dont chaque opus est un joyau. Mais une seule partition a suffi à sa gloire : le Requiem, achevé en 1947 dans sa version pour solistes, chœur, orgue et orchestre, puis adapté avec accompagnement d’orgue seul (1948) - version qui sera donnée lors de ce concert -, puis d’orgue et ensemble instrumental (1961).

Désireux de représenter "l’idée de l’apaisement, de la foi et de l’espérance", le Requiem trouve un équilibre miraculeux entre tradition et modernité, sensualité et piété, luxuriance et sobriété. Duruflé s’inscrit dans la tradition liturgique la plus ancienne en le bâtissant sur les thèmes de la Messe des morts grégorienne.

Omniprésents, les thèmes de plain-chant, chantés souvent textuellement, apportent paradoxalement une liberté immense au compositeur. Ils sont modaux : ils utilisent des échelles de notes analogues aux gammes majeures et mineures de l’harmonie tonale, mais dépourvues de leurs forces d’attraction. L’harmonie qui en résulte est très libre, les accords s’échafaudent et s’enchaînent de manière plus inattendue, générant cette impression de flottement, d’irréalité. De même, le rythme est d’une grande souplesse, car les mélodies grégoriennes ignoraient les rythmes stricts et les barres de mesure. Le chant grégorien révèle son infinie plasticité, aussi rayonnant dans de simples passages a cappella que porté par l’orgue et une harmonie exubérante.

Claire DELAMARCHE
100 chefs-d’œuvre de la musique classique
First Éditions

Yves CASTAGNET

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D.R.

Yves Castagnet a effectué ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, dans les classes d’orgue, d’harmonie, de contrepoint, de fugue, d’orchestration et d’improvisation. Ces études ont été récompensées par plusieurs premiers prix, au nombre desquels un premier prix d’orgue en 1985.

En 1988, il remporte le grand prix d’interprétation au Concours international d’orgue Grand Prix de Chartres. Il commence alors une carrière de soliste qui lui permet de se produire régulièrement en France comme à l’étranger.

Parallèlement à ses activités de soliste, Yves Castagnet consacre une très grande part de son temps au métier d’organiste liturgique. Il est depuis 1988 titulaire de l’orgue de chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, où il accompagne quotidiennement les offices chantés par la Maîtrise de la cathédrale.

À la fois récitaliste et continuiste, Yves Castagnet est très attaché à l’accompagnement des chanteurs. Dans le cadre de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, il enseigne l’interprétation aux chanteurs du chœur d’adultes, dont il accompagne régulièrement les productions en concert. Il est également invité par d’autres formations, comme le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm), le Chœur de Radio France ou le Chœur de l’université Paris-Sorbonne.

La discographie d’Yves Castagnet est saluée par les plus hautes récompenses des revues spécialisées : Dupré (Symphonie-Passion et Évocation) et Vierne (Première et Deuxième Symphonies) aux grandes orgues de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen, chez Sony ; Mendelssohn (les Six Sonates) aux grandes orgues de l’église de Masevaux et Duruflé (Requiem) aux grandes orgues et avec la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, chez BMG ; et enfin un album Liszt, Reubke, Schumann, Mendelssohn aux grandes orgues de l’église de la Madeleine (Paris) chez MKI. Fin 2005, il a publié chez Intrada un disque Dupré aux grandes orgues de Notre-Dame de Paris, avec au programme Le Chemin de la Croix et la Deuxième Symphonie, en ut dièse mineur (Intra020), disque qui fut souligné par la critique musicale et reçu un Diapason d’Or. Il apparaît également dans le double CD rassemblant les meilleurs moments de la saison 2004/2005 des Concerts à Saint-Étienne-du-Mont (Paris), où il joue Mendelssohn, Vierne, Widor et Dupré (Intra018).

 

Lionel SOW

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© E. Mangeat

Après une formation de violoniste, tout d’abord au Conservatoire Supérieur de Paris C.N.R. (1er prix en 1996), puis auprès d’Annie JODRY à l’École Nationale de Musique de Fresnes (Prix de virtuosité en 1998), Lionel SOW se tourne vers la direction de chœur.

Il suit une formation musicale au C.N.R. et au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, couronnée par de nombreux premiers prix : harmonie, contrepoint, fugue (dans la classe de Thierry ESCAICH), direction de chœur (dans la classe de Patrick MARCO), direction de chant grégorien, écriture XXe siècle et contrepoint Renaissance. Il obtient le Certificat d’Aptitude à la direction d’ensembles vocaux en 2005.

Parallèlement à des études de chant avec Nicole FALLIEN, et de direction d’orchestre avec Jean-Jacques WERNER, il prend la direction de plusieurs ensembles vocaux spécialisés en musique ancienne et baroque.

Avec la Maîtrise des Petits Chanteurs de Saint-Christophe, qu’il dirige depuis 1995, il enregistre en 2000 le Requiem et les Lamentations de Jean GILLES, en 2003 la Matthaüs Passion de H.SCHÜTZ et en 2004 les Geistliche Lieder de J. BRAHMS et A. BRUCKNER.

En janvier 2000, Lionel SOW est le directeur artistique de l’ensemble vocal Les Temperamens, et en septembre 2002, il devient l’assistant de Nicole CORTI à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris où il assure la direction du chœur d’enfants.

Depuis 2004, il dirige régulièrement le Chœur de Radio France pour des concerts a capella ou la préparation de programmes avec orchestre.

En septembre 2006, Lionel SOW prend la direction de l’ensemble de la Maîtrise Notre-Dame de Paris (Chœur d’enfants, Jeune Ensemble et Chœur d’adultes).

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