Concert "grandes Polyphonies de la Renaissance"

Mardi 19 mai 2009 à 20h30

Maîtrise Notre-Dame de Paris,
Ensemble de solistes

Direction : Lionel Sow

Programme

“ In dedicatione templi ”

Guillaume DUFAY (1400-1474)
- Urbs beata Jerusalem

Introït Grégorien  : Terribilis est

Guillaume DUFAY
- Nuper rosarum flores

Guillaume FAUGUES (c.1460-1475)
- Missa La basse danse
Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus

Ecole de Notre-Dame XIIe siècle  : O felix bituria

Guillaume FAUGUES
- Missa La basse danse
Sanctus, Agnus

Gregorius TREHOU (c. 1460-1475)
- In dedicationem templi

Thomas LACÔTE (1982)
- Celesti urbs Jerusalem
Création à Notre-Dame de Paris

 

 

Guillaume Dufay

(1400-1474)

Né dans la région de Cambrai vers 1400, il reçu sa formation musicale à la maîtrise de la cathédrale de Cambrai. Ordonné prêtre à Bologne en 1438, il intègre la chapelle pontificale de Martin V, puis d’Eugène IV jusqu’en 1433 où il séjourne quelque temps à la cour de Savoir avant de retourner à Cambrai en 1439. La vie de Dufay présente encore bien des zones d’ombres, mais malgré prébendes et titres qui lui sont accordés par différentes églises, il termina sans doute sa vie à Cambai jusqu’à sa mort en 1474.

Guillaume Faugues

(actif entre 1460-1475)

Compositeur actif dans les années 1460 et 1470. Le seul document le concernant atteste sa présence comme chapelain de la Saint-Chapelle de Bourges en 1462-1463. Ses œuvres connues ne comprennent que cinq messes, transmises uniquement dans des manuscrits italiens, bien que leurs styles semblent indiquer qu’il ait fait sa carrière en France. Deux de ses contemporains le mentionnent : Loyset Compère le cite dans le motet Omnium bonorum plena (avant 1474), qui fait la liste des compositeurs qu’admirait l’auteur, pour la plupart attachés à la cathédrale de Cambrai. Johannes Tinctoris fait l’éloge de sa varietas, qui s’exprime pleinement dans la Missa "Vinus vina vinum". Faugues occupe une place importante dans l’histoire de la musique sacrée en raison de son recours à la « messe parodie », c’est-à-dire l’utilisation d’une mélodie populaire sur laquelle sont chantées les paroles de la messe, ce qui est le cas ici dans la messe sur le thème -populaire à l’époque- de La basse danse.

Gregorius Trehou

(C. 1540-1619)

Compositeur danois, originaire des Flandres. On retrouve sa trace entre 1573 et 1577 comme maître de chœur de l’église Saint Sauveur de Bruges. En 1590 il prend le poste vacant de directeur de la musique à la cour du Danemark et s’y installe avec un ensemble important de musiciens provenant des Flandres, région très prospère musicalement à l’époque. En 1606, il est nommé chanoine de la cathédrale de Roskyle (Danemark). Sa première composition pour la cathédrale de Roskyle est le motet In dedidatione templi. Tout au long du XVIIe et XVIIIe il est régulièrement cité par des auteurs et compositeurs, signe d’une certaine renommée.

Thomas Lacôte

(1982)

Né en 1982, Thomas LACÔTE est nommé par concours organiste titulaire de la cathédrale de
Bourges à l’âge de 20 ans.
Formé aux Conservatoires de Poitiers et Saint-Maur des Fossés, il obtient ensuite cinq prix mention
Très bien au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris. Il a donc été l’élève de personnalités musicales aussi marquantes que les compositeurs Michaël Levinas, Edith Lejet,Marc-André Dalbavie et Thierry Escaich ou les organistes Eric Lebrun, Olivier Latry, Louis Robilliard, Philippe Lefebvre, Pierre Pincemaille et le pianiste J. François Zygel. Thomas Lacôte est professeur d’écriture au Conservatoire d’Aubervilliers-la Courneuve, professeur de formation musicale supérieure au Conservatoire d’Orléans et assistant de Michaël Levinas pour sa classe d’analyse (master) au CNSM de Paris. Il est également depuis 2006 directeur artistique des Très riches heures de l’orgue en Berry,
festival international d’orgue de la cathédrale de Bourges. Actif en tant que compositeur et improvisateur, Thomas Lacôte est notamment l’auteur de plusieurs œuvres d’orgue : Agencement-Rhizome (2004), Trois études (2006-2008), Versant tempéré (2008). Il a reçu des commandes de Radio-France, de la Fédération Française des Petits Chanteurs, des Conservatoires de Poitiers et Paray-le-Monial, etc. Sa dernière œuvre, Cristal de temps pour saxophone soprano et orgue, est une commande du Festival de Feldkirch (Autriche) et de l’Institut français de Vienne.

Caalestis urbs Jerusalem

Caelestis urbs Jerusalem est l’hymne chantée aux Vêpres de la Dédicace, cette fête liturgique si particulière où l’on glorifie un lieu. En me saisissant de ce texte, j’ai donc fait acte de musicien mais aussi, pour ainsi dire, de topographe. D’abord, la disposition des chanteurs, variations sur l’archétype du cercle, devient ici une source à part entière d’idées musicales : le déplacement d’un son, le tournoiement d’une consonne, y sont des évènements musicaux en eux-mêmes, entrant comme composantes essentielles de l’agencement polyphonique, traçant dans l’espace des liens sonores. Ensuite, l’édifice est amené à « répondre » aux invocations qui lui sont adressées : il s’agit véritablement de rendre son espace préhensible (c’est-à-dire audible) grâce à la projection du son, comme le ferait un sonar. L’apport du bâtiment n’est donc pas un simple supplément : j’ai voulu que ce lien soit intégré au projet de composition. Construite en quatre panneaux auxquels sont associées quatre dispositions spatiales, cette pièce traite les mots dans leur qualité proprement sonore mais n’oublie pas la dimension plastique de certaines images marquantes : l’ascension, la coupure, la pierre… Caelestis urbs Jerusalem est destinée à occuper la dernière place d’un cycle de quatre pièces pour différentes formations (dont deux sont achevées et deux autres actuellement en cours d’écriture) abordant les liens entre musique et espace sous l’angle particulier des cathédrales et des
rites et images de la Dédicace, dans leurs résonances sonores, spirituelles, poétiques et anthropologiques. Ce projet, que j’aime à rapprocher du genre antique de l’
ekphrasis, est pour moi comme une certaine manière de fixer par écrit ma relation à la cathédrale de Bourges (dans ses dimensions d’espace rituel et acoustique), dont la fréquentation quasi quotidienne a été à la source d’évolutions décisives dans mon écriture musicale.

Thomas Lacôte

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