Récital aux grandes orgues par Vincent WARNIER

Mardi 16 juin 2009 à 20h30

Vincent WARNIER donna le troisième et dernier récital, aux grandes orgues de Notre-Dame de Paris, de cette série confiée à des organistes parisiens, titulaires d’instruments prestigieux et pédagogues reconnus.

Ce concert fut enregistré par Radio France pour une diffusion ultérieure sur France Musique.

 

Programme

- Johann-Sebastian BACH (1685-1750) : Passacaille et fugue en ut mineur BWV 582

- César FRANCK (1822-1890) : Premier Choral en mi majeur

- Jehan ALAIN (1911-1940) : Trois Danses (Joies - Deuils - Luttes)

- Maurice DURUFLÉ (1902-1986) : Suite opus 5 (Prélude - Sicilienne - Toccata)

 

Le programme proposé par Vincent Warnier se voulait comme un parcours au travers de trois siècles de musique d’orgue, au travers de deux grandes traditions, tour-à-tour germanique et française. Si l’aspect chronologique fut respecté, partant de la figure de J.S. Bach jusqu’à M. Duruflé, l’auditeur attentif pouvait déceler des correspondances spirituelles et formelles tout au long du programme. L’esprit de la danse pourrait bien en constituer un exemple. En effet, la Passacaille et fugue en ut mineur de J.S. Bach trouve ses racines dans la vénérable danse espagnole alors que le grand triptyque de J. Alain en fait une référence explicite en plus d’en être le poignant testament artistique. L’hommage de l’actuel organiste de Saint-Etienne-du-Mont à son prédécesseur Maurice Duruflé mit en lumière le raffinement de l’inspiration du grand compositeur français, par ailleurs ami fidèle de la famille Alain. Ce chemin du cœur évoqua aussi la figure de C. Franck (Premier Choral en mi majeur), véritable fondateur d’une tradition française certes, mais aussi fervent héritier de Bach et admirateur de Wagner et de fait, à la croisée des chemins franco-allemands.

 

Vincent WARNIER

Le parcours de Vincent Warnier ressemble fort à un sans faute : moisson de prix au Conservatoire national de région de Strasbourg puis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, agrégation de musicologie à la Sorbonne, grand prix d’interprétation au Concours international d’orgue « Grand Prix de Chartres » (1992) et, en 1996, nomination en compagnie de Thierry Escaich à l’une des plus prestigieuses tribunes parisiennes, Saint-Étienne-du-Mont, où il succède à Maurice et Marie-Madeleine Duruflé.

Une telle énumération serait vaine si elle ne reflétait un talent hors du commun. Auprès de maîtres comme André Stricker, Daniel Roth, Michel Chapuis, Olivier Latry et Marie-Claire Alain, Vincent Warnier s’est forgé une virtuosité et un style qui le placent parmi les meilleurs organistes de sa génération. Sa rigueur de musicologue, sa vaste culture, sa curiosité toujours en éveil et surtout l’émotion intense qui l’habite font de lui un musicien d’exception.

Ces qualités, Vincent Warnier les décline dans une carrière qui refuse de choisir entre l’interprétation et l’enseignement, la liturgie et le concert, considérant que ces aspects se nourrissent mutuellement. En plus de la tribune de Saint-Étienne-du-Mont, il s’est vu confier en 1997 le grand Théodore Jacquot de la cathédrale Notre-Dame de Verdun, succédant au chanoine Pierre Camonin. Pédagogue recherché, il enseigne dans le cadre de stages et de master-classes, et participe à des jurys de concours internationaux (Nuremberg, Grand Prix de Chartres).

Concertiste de renommée internationale, Vincent Warnier est l’invité des tribunes et des salles les plus renommées, en France comme à l’étranger, jusqu’en Amérique latine et au Japon. Invité par des orchestres de premier plan, il s’est constitué un imposant répertoire concertant, abordant avec un égal bonheur les époques les plus variées en compagnie de chefs prestigieux (Evgueni Svetlanov, Emmanuel Krivine, James Conlon, Jun Märkl…) et sur les grandes scènes internationales (Paris, Lyon, Marseille, Stockholm, Leipzig, Berlin, Masevaux, Lucerne, Concertgebouw d’Amsterdam…).

Témoin de la création de son temps, Vincent Warnier prête son concours à l’audition de nombreuses œuvres nouvelles (Marcel Landowski, Jacques Charpentier, Thierry Escaich, Éric Tanguy, Jacques Chailley,…). Il a noué une relation étroite avec le compositeur Jacques Lenot, qui a écrit à son intention une pièce pour orgue seul, Mon royaume n’est pas de ce monde, créée en mai 2005, et une partition pour orgue et orchestre, La Gerusalemme céleste, créée en avril 2006

Sa discographie lui a valu les plus hautes récompenses des revues spécialisées.
Improvisateur de grand talent, Vincent Warnier compose en outre pour diverses formations. Perpétuant la tradition française des organistes compositeurs, il répond aux commandes de grandes manifestations musicales tel le Festival international de Masevaux, où la création en 1998 de son Laudate Dominum pour chœur, ensemble instrumental et deux orgues fut particulièrement remarquée.

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