Dans le cadre du 25ème anniversaire de son décès

Hommage à Pierre COCHEREAU

Samedi 7 mars 2009

Il y a vingt-cinq ans, le 5 mars 1984, s’éteignait Pierre COCHEREAU, organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, qui a, pendant près de trente ans, illustré la tribune séculaire du grand orgue le plus célèbre du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cathédrale lui rendit hommage ce samedi 7 mars 2009 :

- à 18h30 : Messe solennelle
présidée par Monseigneur Jacques PERRIER
Evêque de Tarbes et Lourdes - Ancien Recteur de la basilique Notre-Dame de Paris
en présence de Monseigneur Patrick JACQUIN
Recteur-Archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris
avec la participation de la Maîtrise Notre-Dame de Paris
Lionel SOW, direction
Yves CASTAGNET, orgue de chœur
Philippe LEFEBVRE, grand orgue

- à 20h00 : récital au grand orgue par
George BAKER,
François-Henri HOUBART et
Philippe LEFEBVRE

Œuvres Bach, Cochereau, Dupré, Franck, Tournemire, Vierne
Improvisation

Présentation du concert par Monseigneur Jehan REVERT
Maître de chapelle émérite de la Cathédrale Notre-Dame de Paris

 

Programme du Récital

François-Henri HOUBART
Organiste titulaire de l’église de la Madeleine, Paris

- Choral Aus tiefer Not schrei ich zu dir BWV686 de Jean-Sébastien BACH
- Offertoire sur les grands jeux extrait de la Messe à l’usage de Paroisses de François COUPERIN
- Fantaisie idylle extraite des Trois Pièces de César FRANCK

 

George BAKER
Associate University Organist, SMU, Dallas Texas

- Improvisation sur le « Te Deum » de Charles TOURNEMIRE (reconstitution de Maurice DURUFLÉ)
- Prélude extrait de la Suite opus 5 de Maurice DURUFLÉ
- Cortège et Litanies de Marcel DUPRÉ

 

Philippe LEFEBVRE
Organiste titulaire de Notre-Dame de Paris

- Boléro pour orgue et percussions de Pierre COCHEREAU
(reconstitution de Jean-marc COCHEREAU avec l’accord de l’auteur)
Percussionnistes : Victor HANNA, Romain ROBINE
- Choral extrait de la Deuxième Symphonie de Louis VIERNE
- Improvisation

 

Pierre COCHEREAU (1924 – 1984)

Pierre COCHEREAU fut organiste titulaire du Grand Orgue de Notre-Dame de Paris de 1955 à 1984.

Après des études de piano auprès de Marguerite Long et de Paul Pannesay, il entreprend des études d’orgue tout d’abord avec Marie-Louise Girod et Paul Delafosse, puis avec André Fleury. Il devient organiste titulaire du grand orgue de Saint-Roch à Paris, officiellement à partir de 1945. À cette période, il est élève du conservatoire national supérieur de musique de Paris où il remporte successivement plusieurs premiers prix dans les classes de Norbert Dufourcq (histoire de la musique), Marcel Dupré (orgue et improvisation), Maurice Duruflé (harmonie), Tony Aubin (composition).

Après avoir dirigé le conservatoire du Mans, il succède en 1955 à Léonce de Saint-Martin comme organiste titulaire de Notre-Dame de Paris et entreprend une éblouissante carrière de concertiste. Il donne plus de 2000 concerts au cours de son existence. Ses périples le mènent tour à tour en Amérique du Nord, au Canada, en Amérique du Sud, en Australie, au Japon, au Liban, en Turquie, à travers toute l’Europe de l’Ouest, du Nord au Sud, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Russie...

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D.R.

Pierre Cochereau devient Directeur du Conservatoire de Nice en 1961 et crée en 1979 à la demande du gouvernement le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, qu’il dirige jusqu’à sa mort en 1984.

Avec Pierre Cochereau, l’orgue gagne une popularité jamais atteinte avant lui. Il fait connaître l’école d’orgue française dans le monde entier et le monde entier se rend à la tribune de Notre-Dame pour l’écouter. Interprète inspiré, il est une référence de la musique symphonique qu’il illustre à travers César Franck, Louis Vierne, Marcel Dupré et Maurice Duruflé. En faisant construire un orgue à tuyaux « itinérant » de 12 jeux il porte l’orgue et la musique d’orgue dans les lieux les plus divers et inattendus (salles de concerts, cinémas, théâtres, plein air) et avec la complicité de son ami trompettiste Roger Delmotte il contribue à la démocratisation de la musique.

Ses qualités pédagogiques et humaines sont reconnues de tous : enthousiasme, délicatesse, patience. Il est un homme d’esprit et d’humour, farceur à l’occasion, qui donne à la tribune de Notre-Dame le rang qu’elle occupe dans le monde musical depuis que, sous son impulsion, le clergé a autorisé les auditions du dimanche (près de 1000 concerts depuis 1968 jusqu’à sa disparition en 1984). Il y fait preuve d’un grand éclectisme en y accueillant les organistes du monde entier et en favorisant la création d’œuvres « les plus modernes à son époque » (Arvö Part, Xenakis).

Il crée l’Académie d’été de Nice où il enseigne lui-même l’orgue et l’improvisation à de jeunes organistes français et étrangers étrangers parmi lesquels les trois organistes qui lui rendront cet hommage. Toute sa vie est ainsi consacrée à la promotion des jeunes talents tant à la direction des conservatoire du Mans, de Nice et de Lyon qu’à travers le concours international d’orgue de Chartres dont il contribue à la création avec Pierre Firmin-Didot et dont il assurera de nombreuses années la présidence du jury.

Pierre Cochereau a peu composé ; il reste de lui, avant tout, la vision d’un improvisateur extraordinaire, flamboyant, engagé totalement et physiquement dans l’action. Par bonheur, le disque a conservé quelques-unes parmi les meilleures de ses improvisations, enregistrées pour la plupart aux orgues de Notre-Dame.

 

L’improvisation est peut-être un art d’illusionniste,
mais que vaudrait la vie si l’on venait à perdre l’entier de ses illusions.

Pierre Cochereau

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