Le Sapin sur le parvis

Tous les ans, pendant le Temps liturgique de Noël, la cathédrale offre sur le parvis un sapin de plus de vingt mètres de haut, signe de l’éblouissante lumière de Dieu ainsi que le déclarait le pape Benoît XVI à l’occasion de l’installation du sapin de Noël, place Saint-Pierre à Rome le 18 décembre 2005.

Il poursuivait en rappelant qu’à Noël, la joyeuse nouvelle de la naissance du Rédempteur retentit des quatre coins du monde : le Messie attendu s’est fait homme et est venu au milieu de nous. Par sa présence lumineuse Jésus a dissipé les ténèbres de l’erreur et du péché, et a apporté à l’humanité la joie de l’éblouissante lumière de Dieu, dont l’arbre de Noël est le signe et le rappel. Benoît XVI a précisé que l’arbre est une invitation à accueillir le don de la joie, de la paix et de l’amour du Christ.

Son prédécesseur, le pape Jean-Paul II, en a lui aussi développé le sens : à côté de la crèche, nous trouvons le traditionnel « arbre de Noël ». Une tradition très ancienne, qui exalte la valeur de la vie car en hiver, le sapin toujours vert devient le signe de la vie qui ne meurt pas. D’ordinaire, sur l’arbre décoré et à ses pieds, sont déposés les dons de Noël. Le symbole devient ainsi éloquent également dans un sens typiquement chrétien : il rappelle à l’esprit « l’arbre de la vie » (cf. Gn 2, 9), figure du Christ, don suprême de Dieu à l’humanité. Le message de l’arbre de Noël est donc que la vie reste « toujours verte » si elle devient don : non pas tant de choses matérielles, mais de soi-même, dans l’amitié et l’affection sincère, dans l’aide fraternelle et dans le pardon, dans le temps partagé et dans l’écoute réciproque. (Angélus du 19 décembre 2004).

 

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© NDP

La tradition du sapin de Noël est d’origine germanique et païenne. D’après la légende, saint Boniface de Mayence, évangélisant la Germanie au VIIIème siècle, essaya d’introduire l’idée de la Trinité en se servant de conifères à cause de leur apparence triangulaire.
Les Mystères de Noël joués sur les parvis des cathédrales étaient fréquemment accompagnés d’un sapin décoré, symbole de la vie qui renaît. Au XVIIIème siècle, an Alsace comme en Allemagne et en Autriche, la coutume du sapin s’est généralisée. Dans ces pays, tous connaissent le chant populaire O Tannenbaum, wie treu sind deine Blätter ! qui en français a été interprété Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure... Au cœur de l’hiver, cet arbre garde sa parure, dit la chanson, tant en allemand qu’en français.
La coutume d’y accrocher des bougies est attribuée à Martin Luther. Plus tard, la pratique de la couronne de l’Avent s’est répandue dans les temples luthériens en Allemagne et dans l’Est de la France, avant d’être adoptée par nombre d’églises catholiques. Généralement, c’est sur une couronne de branches de sapin tressées que sont disposées les quatre bougies.

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