Fête de Notre-Dame de Guadalupe

Vendredi 12 décembre 2008 à 17h45 : vêpres et messe

Comme tous les ans, le 12 décembre, en la Fête de Notre-Dame de Guadalupe, une messe fut célébrée pour faire mémoire de l’apparition de la Vierge à Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, en 1531 au Mexique.

Cette célébration rassembla de nombreux membres de la communauté latino-américaine d’Île-de-France. Elle était présidée par Mgr JACQUIN, recteur-archiprêtre de la cathédrale et le Père Arturo REYNOSO entourés de nombreux prêtres. Des musiciens mexicains sont intervenus à quelques moments de la célébration ; à l’issue de la cérémonie, ils ont joués au milieu des fidèles rassemblés devant le chapelle de Notre-Dame de Guadalupe et donnèrent une « aubade » et à l’extérieur, sur le parvis, pendant une vingtaine de minutes à l’issue de cette célébration.

Dans le bas-côté nord de Notre-Dame de Paris, une chapelle toujours fleurie est dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, des Mexicains de Paris ayant demandé qu’une chapelle de la cathédrale soit affectée à des célébrations à l’intention de leur pays. Sur le mur, une mosaïque représentant la Vierge de Guadalupe est particulièrement vénérée, en témoignent les centaines de flammes de dévotions qui y brûlent jour et nuit.

Notre-Dame de Guadalupe

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, que Jean-Paul II canonisa le 31 juillet 2002 dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, est un indios né en 1474, dont le nom signifie aigle qui parle.

Il était d’humbles origines mais non esclave. Il possédait un terrain sur lequel il habitait, et fabriquait des couvertures qu’il vendait.

A la suite de la prédication faite aux indios par Frère Toribio de Benavente, entre 1534 et 1525, Cuauhtlatoatzin se convertit au christianisme avec sa femme. Ils reçurent les noms de Juan Diego et María Lucia, et lorsque celle-ci mourut en 1529, Juan Diego se déplaça de Tolpetlac à Tenochtitlán, avec son oncle Juan Bernardino, à 14 km de l’église de Tlatilolco.

Le 9 décembre 1531, au cours d’une marche, alors qu’il traversait bois et villages pour regagner sa maison de Tenochtitlán, la Vierge lui apparut pour la première fois, en un lieu depuis appelé Capilla del Cerrito, lui parlant dans sa langue, le náhuatl. Marie lui demanda d’y bâtir un sanctuaire en son honneur, afin qu’elle puisse offrir amour, aide et compassion aux habitants du lieu. Sur ordre de la Vierge, Juan Diego avertit son évêque qui demanda une preuve pour le croire.

Trois jours plus tard, la Vierge apparut à nouveau à Juan Diego pour lui dire de monter au sommet du Tepeyac, où il devait trouver des roses de Castille à porter à l’évêque, alors qu’elles ne fleurissaient pas à cette saison. Lorsqu’il remit ces fleurs au prélat, une image de Marie apparut miraculeusement sur le manteau dans lequel il avait recueilli les roses. C’est cette image que l’on vénère depuis presque 500 ans dans le sanctuaire de la Guadalupe.

Juan Diego mourut en 1548, à 74 ans, devenant l’un des sujets de la dévotion populaire latino-américaine. En 1737, Notre-Dame de Guadalupe fut proclamée Patronne du Mexique, et en 1910 des Amériques, et en 1935 enfin, des Philippines. Jean-Paul II a élevé le bienheureux Juan Diego a la gloire des autels en 1990.

Le sanctuaire actuel de Notre-Dame de Guadalupe (qui a vaincu le serpent) se trouve à 15 km du centre de Mexico, face à l’ancien, utilisé jusqu’au milieu du XX siècle. Lorsque cet édifice devint un danger pour les fidèles, la Conférence épiscopale mexicaine décida la construction d’une nouvelle Basilique, dont la première pierre fut posée le 12 décembre 1974. L’oeuvre fut inaugurée deux ans plus tard.

Notre-Dame de Guadalupe est maintenant le sanctuaire marial le plus grand et le plus visité du monde (20 millions de pèlerins l’an). Extérieurement il ressemble à une tente circulaire dans le désert, en mémoire du tabernacle dressé par Moïse au pied du Sinaï. Il est recouvert de cuivre dont le vert rappelle le manteau de la Vierge de Guadalupe. Le pilier central, qui est recouvert de cèdre doré, conserve le manteau de Juan Diego et l’image de Marie.

JPEG - 102.1 ko
La Chapelle de Notre-Dame de Guadalupe

dans le bas-côté Nord de la cathédrale. © NDP

Prière du pape Jean-Paul II à Notre-Dame de Guadalupe

Lors de son premier voyage apostolique, le Pape Jean-Paul II se rendit au Mexique, en janvier 1979, et prononça cette prière à Mexico.

Ô Vierge Immaculée, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, qui, de cet endroit, rèvèles ta clémence et ta compassion envers tous ceux qui te demandent ta protection, écoute la prière que nous t’adressons avec une confiance filiale et présente la à ton Fils Jésus, notre seul Rédempteur.

Mère de Miséricorde, qui nous enseignes le sacrifice caché et silencieux, à Toi qui viens à la rencontre des pécheurs que nous sommes, nous consacrons en ce jour tout notre être et tout notre amour. Nous Te consacrons aussi notre vie, notre travail, nos joies, nos faiblesses et nos peines. Accorde la paix, la justice et la prospérité à nos peuples ; car nous confions à tes soins, tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, O Notre Dame et Notre Mère. Nous voulons être entièrement à Toi et marcher avec Toi le long du chemin de la complète fidélité à Jésus-Christ en Son Eglise : Que ta main aimante nous tienne toujours.

Vierge de Guadalupe, Mère des Amériques, nous te prions pour tous les Evêques, qu’ils conduisent les fidèles dans le chemin d’une vie chrétienne intense, une vie d’amour, et d’humble service de Dieu et des âmes. Regarde l’immense récolte et intercède auprès du Seigneur afin qu’Il inspire à tout le peuple de Dieu une soif de sainteté et accorde d’abondantes vocations de prêtres et de religieux, forts dans la foi et qui soient des apôtres zélés des mystères de Dieu.

Accorde à nos familles la grâce d’aimer et de respecter la vie à ses débuts, avec le même amour que celui avec lequel tu conçus en ton sein la vie du Fils de Dieu. Bienheureuse Vierge Marie, protège nos familles, afin qu’elles soient toujours unies et bénis l’éducation de nos enfants.

Notre Espérance, jette sur nous un regard de compassion, apprends nous à aller sans cesse à Jésus et, si nous tombons, aide nous à nous relever à nouveau, à retourner vers Lui par la confession de nos fautes et nos péchés dans le Sacrement de la Réconciliation qui donne la paix à l’âme.

Nous t’implorons accorde nous un grand amour pour tous les saints Sacrements qui sont comme les signes que Ton Fils a laissés sur la terre.

Ainsi, Très Sainte Mère, avec la paix de Dieu dans notre conscience, nos coeurs, libres du mal et de la haine. Pourront nous donner toute la vraie joie et la vraie paix qui viennent de Ton Fils, Notre Seigneur Jesus-Christ, qui, avec Dieu le Père et le Saint Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles.

Amen.

Diocèse de Paris Notre-Dame de Paris 2013 Facebook Google Twitter Flickr Youtube Foursquare RSS
Français
English
Faire un Don
Calendrier
Horaires
Visites
Contacts
Newsletter
Crédits