Pierre COCHEREAU

Organist

1924 – 1984

 

 

Pierre COCHEREAU fut organiste titulaire du Grand Orgue de Notre-Dame de Paris de 1955 à 1984.

Après des études de piano auprès de Marguerite Long et les premières initiations à l’orgue avec Marie-Louise Girod et Paul Delafosse, Pierre Cochereau devient organiste titulaire du grand orgue de Saint-Roch à Paris, officiellement à partir de 1945. À cette période, il est élève du Conservatoire où il remporte successivement plusieurs prix dans les classes de Maurice Duruflé (harmonie), Marcel Dupré (orgue et improvisation), Tony Aubin (composition).

Après avoir dirigé le Conservatoire du Mans, il succède en 1955 à Léonce de Saint-Martin comme organiste titulaire de Notre-Dame de Paris et entreprend une éblouissante carrière de concertiste. Il donne plus de 2000 concerts au cours de son existence et en son absence, il confie ses claviers à son fidèle suppléant, Pierre Moreau. Ses périples le mènent tour à tour au Canada, en Amérique du Sud, en Australie, au Japon, au Liban, en Turquie, à travers toute l’Europe de l’Ouest, du Nord au Sud, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Russie, etc.

Pierre Cochereau devient Directeur du Conservatoire de Nice en 1961 et contribue en 1979 à la création du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, qu’il dirige jusqu’à sa mort en 1984.

Avec Pierre Cochereau, l’orgue gagne une popularité jamais atteinte avant lui. Il fait connaître la musique française dans le monde entier et le monde entier se rend à la tribune de Notre-Dame pour l’écouter. Interprète inspiré, il est une référence de la musique symphonique qu’il illustre à travers César Franck, Louis Vierne, Marcel Dupré et Maurice Duruflé. Ses qualités pédagogiques et humaines sont reconnues de tous : enthousiasme, délicatesse, patience. Il est un homme d’esprit et d’humour, farceur à l’occasion, qui donne à la tribune de Notre-Dame le rang qu’elle occupe dans le monde musical depuis que, sous son impulsion, le clergé a autorisé les auditions du dimanche (près de 1000 concerts depuis 1968 jusqu’à sa disparition en 1984).

Pierre Cochereau a peu écrit ; il reste de lui, avant tout, la vision d’un improvisateur fougueux, engagé totalement et physiquement dans l’action. Par bonheur, le disque a conservé quelques-unes parmi les meilleures de ses improvisations, enregistrées pour la plupart aux orgues de Notre-Dame.

 

L’improvisation est peut-être un art d’illusionniste,
mais que vaudrait la vie si l’on venait à perdre l’entier de ses illusions.

Pierre Cochereau

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