"CORONA CHRISTI" : Concert et Conférence

Mardi 19 février 2008 à 20h30

 

 

 

Concert exceptionnel !
Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris poursuivait son exploration du patrimoine de la cathédrale tout particulièrement mis en valeur au long de la Saison de concerts 2007-08. Dans cette perspective ce concert au coeur du Carême s’axa autour de la relique la plus précieuse pour laquelle Notre-Dame de Paris constitue un véritable reliquaire depuis 1806, celle qui fait l’objet d’une vénération fervente et bien vivante : la Sainte Couronne d’épines, Corona Christi.

 

 

 

Le concert

Près de 1000 personnes assistèrent à cet événement musical le 19 février à 20h30 : la re-création des musiques chantées lors des cérémonies d’arrivée de la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239.
C’est grâce au travail d’Antoine GUERBER, spécialiste du chant médiéval, que nous avons pu entendre ces polyphonies et monodies médiévales, ces musiques-mêmes qui ont porté la prière du roi Saint Louis et de ses contemporains au cours de cette grande heure de la Chrétienté : la susception de la Sainte Couronne.

Ce concert était donné par le chœur d’adultes de la Maîtrise Notre-Dame de Paris et l’ensemble Diabolus in Musica, sous la direction d’Antoine Guerber et Sylvain Dieudonné.

 

La conférence

En complément et préambule à ce concert, plus d’une centaine de personnes avait assisté, dans le Frigidarium du Musée de Cluny, à une conférence donnée sur l’histoire de la Couronne d’épines et son arrivée en France en 1239, et sur la restitution musicale de ces offices par Antoine GUERBER, directeur de l’Ensemble Diabolus in Musica et Jean CHAPELOT, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’équipe de recherche sur le Château de Vincennes.
Elle a eu lieu le jeudi 14 février à 12h30 au Musée national du Moyen Âge - Thermes & Hôtel de Cluny.

 

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Le chœur d’adultes de la Maîtrise de la cathédrale

© Godong

 

La Sainte Couronne d’épines

Les reliques de la Passion conservées aujourd’hui à Notre-Dame de Paris figure la Sainte Couronne d’épines. Elle est, sans doute, la plus précieuse et la plus vénérée. Son authenticité ne peut être rigoureusement attestée malgré toutes les études et recherches historiques et scientifiques effectuées. Mais une chose est sûre : elle est porteuse de plus de seize siècles de prière fervente de la Chrétienté.

 

Saint Jean rapporte que les soldats romains, dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint, se moquèrent du Christ et de sa Royauté en le coiffant d’une couronne garnie d’épines (Jean 19, 12).

La couronne déposée à la cathédrale de Paris est un cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or. C’est sur ce cercle tressé, d’un diamètre de 21 centimètres, que se trouvaient les épines. Ces dernières ont été dispersées au cours des siècles par les dons effectués soit par les empereurs de Byzance, soit par les rois de France. On en compte 70, de même nature, qui s’en affirment originaires.

L’allusion faite à la Couronne d’épines et aux instruments de la Passion du Christ pendant les premiers siècles est déjà mentionnée dans les récits de pèlerins se rendant à Jérusalem au IVème siècle. En 409, Saint Paulin de Nole la mentionne parmi les reliques de la basilique du mont Sion à Jérusalem. En 570, Antoine le Martyr la trouve exposée à la vénération des fidèles dans la Basilique de Sion. Vers 575, Cassiodore, dans son Commentaire du Psaume LXXV, s’écrie : À Jérusalem est la Colonne, là est la Couronne d’épines ! En 870, c’est encore à Jérusalem que Bernard le Moine la signalera.

Entre les VIIème et Xème siècles, les reliques seront progressivement transférées à Constantinople dans la chapelle des empereurs byzantins, en particulier pour les mettre à l’abri de pillages semblables à ceux subis par le Saint Sépulcre, lors des invasions perses.
En 1238, Byzance est gouvernée par Baudouin de Courtenay, un empereur latin. En grande difficulté financière, il décide de mettre les reliques en gage auprès de banquiers vénitiens pour en obtenir des crédits.

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Saint Louis portant la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239

Gravure XIXème, Collection particulière. © NDP

 

Saint Louis, roi de France, intervient alors et dédommage les vénitiens. Le 10 août 1239, le roi suivi d’un brillant cortège, accueille vingt-deux reliques à Villeneuve-l’Archevêque. Le 19 août 1239, la procession arrive à Paris ; le roi délaisse alors ses atours royaux, endosse une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu’à Notre-Dame de Paris avant de déposer l’ensemble des reliques dans la chapelle du palais. Pour les conserver, il édifie un reliquaire à leur mesure : la Sainte Chapelle.

Durant la révolution française, les reliques seront déposées à la Bibliothèque Nationale. Suite au Concordat de 1801, elles seront remises à l’archevêque de Paris qui les affectera au trésor de la Cathédrale le 10 août 1806 où elles se trouvent toujours aujourd’hui.

Depuis lors, ces reliques sont confiées aux chanoines du Chapitre de la Basilique Métropolitaine chargés de leurs vénérations et placées sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Napoléon Ier et Napoléon III ont offert chacun un reliquaire que l’on peut voir au Trésor de Notre-Dame.

La vénération de ces reliques présentées aux fidèles a lieu chaque premier vendredi du mois à 15h00, chaque vendredi de carême à 15h00 et le Vendredi Saint de 10h00 à 17h00.

Par cette pratique, les croyants s’unissent à la contemplation du Mystère Pascal qui est à la source de la foi en tant qu’expression d’un amour sans limites du Christ envers les hommes et de sa solidarité avec leurs souffrances.

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Vénération de la Sainte Couronne d’épines le Vendredi Saint.

© Godong

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