Messe d’action de grâces pour Sainte Marie Eugénie MILLERET

Samedi 13 octobre 2007 à 15h00

Le samedi 13 octobre 2007 à 15h00, Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris, célébra dans la cathédrale une messe d’action de grâces pour Sainte Marie Eugénie Milleret.

En ce samedi après-midi, 3 000 personnes emplissaient la nef de la cathédrale, autour de Sœur Diana, Supérieure générale des Religieuses de l’Assomption et de Sœur Christine, Supérieure provinciale des Religieuses de l’Assomption : des centaines de prêtres, de religieuses de l’Assomption, des délégations d’Europe et des Etats-Unis, enseignants, élèves et anciens élèves d’établissements scolaires tenus par les sœurs de l’Assomption Amis de l’Assomption...
En ce haut lieu de chrétienté, en cette même nef, il y a 171 ans, en 1836, Marie-Eugénie Milleret retrouvait sa foi.
Autour de Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris, étaient présents Monseigneur Guy Thomazeau, archevêque de Montpellier, et Monseigneur Daniel Labille, évêque de Créteil.

L’homélie de Monseigneur André Vingt-Trois est disponible en cliquant ici.

 

Message d’accueil de Sœur Diana et Sœur Christine

Quatre mois après la canonisation de Marie-Eugénie de Jésus, nous voici à Paris, au cœur d’un pays qu’elle a aimé. C’est la terre où l’Assomption est née, s’est affermie. De cette terre, elle s’est déployée dans le monde.

Regardons Marie-Eugénie dans sa jeunesse, enracinée dans son époque, passionnée de l’Évangile qu’elle vient de découvrir. Elle aime son temps. Consciente des richesses et des limites de la société qui l’entoure, elle rêve de lui transmettre la vérité qui peut la transformer. Elle ose croire que son projet d’éducation permettra aux jeunes de découvrir leur mission sur la terre.

“Ma vocation date de Notre Dame”, aimait-elle rappeler. Aujourd’hui elle nous encourage à vivre avec plénitude ce que nous sommes.

Aujourd’hui elle nous invite à apporter notre pierre pour construire un monde plus humain. Aujourd’hui, elle nous invite à la découvrir à travers les rues de Paris. Ensemble, des quatre coins de France, d’Europe et du monde, dans la joie, mettons-nous en route !

Sœur Diana
Supérieure générale
Religieuses de l’Assomption

Sœur Christine
Supérieure provinciale
Religieuses de l’Assomption

Marie Eugénie Milleret

Mère Marie Eugénie, fondatrice à Paris des Soeurs de l’Assomption, a été canonisée par le Pape Benoît XVI à Rome le 3 juin 2007.

Monseigneur André Vingt-Trois avait présenté au Pape, au début de la célébration solennelle du 3 juin 2007, la demande de canonisation de Mère Marie Eugénie, fondatrice à Paris des Soeurs de l’Assomption.

Une femme comme les autres, qui a su reconnaître entre tant de voix celle de Dieu, et la faire sienne.

Avec la canonisation de Marie-Eugénie Milleret - la première femme française canonisée par Benoît XVI – c’est une extraordinaire pédagogue qui est mis à l’honneur par l’Eglise, une femme dont l’action a marqué son époque. Une femme comme les autres que rien ne destinait à ces choix . Une femme qui a 21 ans a accepté de voir sa vie bouleversée et décidée de la consacrer entièrement à l’annonce de l’Evangile et à l’éducation.

Biographie :
Née à Metz le 26 août 1817, Anne Eugénie Milleret grandit dans une famille aisée, non pratiquante. A Noël 1829, à l’occasion de sa première communion, Anne Eugénie fait une véritable rencontre mystique avec le Christ ; rencontre qui la marquera pour toute sa vie. En 1830, après la ruine de son père, ses parents se séparent. Eugénie vit à Paris avec sa mère qui meurt 2 ans plus tard, emportée par le choléra. Anne Eugénie a alors 13 ans. Elle est confiée par son père à une famille amie de Chalon. La vie mondaine et superficielle qu’elle est amenée à vivre ne lui apporte que désarroi et solitude.

En 1836, de retour à Paris, elle retrouve la foi en écoutant les sermons de carême du Père Lacordaire à Notre Dame. « Votre Parole me donnait une Foi que rien ne devait plus me faire vaciller », lui écrira-t-elle plus tard. Elle se passionne pour le renouveau du christianisme de Lammenais, de Montalembert et de ses amis. Eugénie fait la connaissance de l’abbé Combalot qui l’oriente pour la fondation d’une nouvelle congrégation dédiée à l’éducation des jeunes filles.

C’est ainsi qu’à 21 ans, en avril 1839, elle fonde la congrégation des Religieuses de l’Assomption. Marie-Eugénie a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie ; elle récuse une éducation mondaine où l’instruction profane est au rabais ; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel ; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l’être à la lumière du Christ.

Elle se lie d’amitié avec l’Abbé d’Alzon qui fondera les Pères de l’Assomption six ans plus tard. Cette amitié durera toute leur vie et sera d’une grande richesse tant sur le plan spirituel qu’humain et pédagogique.

Après une première école en 1842, les fondations se multiplient très vite à travers le monde : en Angleterre (Richmond -1850), en Espagne (Malaga -1865), en Nouvelle Calédonie (1873), en Italie (Rome - 1888), aux Philippines (1892), au Nicaragua (1892), au Salvador (1895). En 1867 c’est la reconnaissance par Rome de la congrégation.

Marie Eugénie enchaîne voyages et constructions de nouvelles écoles, sans que rien ne l’écarte de son intuition première : « c’est une folie de ne pas être ce que l’on est avec le plus de plénitude possible ». Mais avec la mort du père d’Alzon en 1880, celle de sa première compagne, Mère Thérèse Emmanuel, en 1888, la solitude et la maladie lui font connaître l’impuissance de la vieillesse : « un état où ne reste plus que l’amour ». Elle s’éteint le 10 mars 1898.

Marie-Eugénie Milleret est béatifiée le 9 février 1975 par le pape Paul VI. Sa fête est célébrée le jour de sa mort, le 10 mars. Le miracle de Marie Eugénie Milleret en faveur de Risa Bondoc avait relancé le procès en canonisation.

Les Religieuses de l’Assomption dans le monde et en France

Aujourd’hui les Religieuses de l’Assomption sont présentes dans 34 pays dont 8 en Europe, 5 en Asie, 10 en Amérique et 11 en Afrique. Les 1200 religieuses se répartissent en 170 communautés.

Les religieuses exercent une action éducative à travers collèges, centres de formation féminines, centres d’éducations professionnels, dispensaires, activités pastorales (…). Elles sont également des contemplatives : la prière personnelle, l’office divin et l’adoration du St Sacrement sont au cœur de leur vocation. Habité par l’audace de leur fondatrice, l’ordre a en permanence le souci de relever les défis qui se présentent aujourd’hui afin de « faire de la terre un lieu de gloire pour Dieu ».

Autour des religieuses, de nombreux laïcs à travers le monde, intéressés par leur spiritualité, se sont regroupés en « Assomption-Ensemble ». Venus de tous horizons, ils sont unis autour des deux maitres mots de Marie Eugénie : Eduquer les personnes en leur faisant rencontrer Dieu et leur permettre à leur tour de transformer le milieu social dans lesquels ils se trouvent, par l’Evangile. Adorer, c’est à dire trouver Dieu en toute chose, ne pas vivre simplement l’action mais aussi le recueillement par la prière personnelle et communautaire.

En France, les religieuses de l’Assomption animent des établissements scolaires répartis sur tout le territoire. Chacun de ces établissements accueillent en moyenne 900 élèves (Cannes, Bondy, Bordeaux, Orléans, St Dizier, Paris). Outre la maison mère située rue de l’Assomption à Paris, là où est enterrée Marie-Eugénie de Jésus, et le centre spirituel de Lourdes, elles animent également un centre d’accueil spirituel (St Gervais), un centre de formation (Cannes) et s’occupent d’animation pastorale (Compiègne). Leurs objectifs : former des femmes et des hommes de foi et d’action, travailler à l’avènement de la justice.

Les Religieuses de l’Assomption appartiennent à la famille de l’Assomption qui regroupe : les religieuses de l’Assomption, les Augustins de l’Assomption (créé en 1845 par le père d’Alzon) les Oblates de l’Assomption (1865 par le Père d’Alzon), les Petites Sœurs de l’Assomption (fondé en 1865 par le père Pernet, assomptionniste) et les Orantes de l’Assomption (fondé en 1896 par le Père Picard, assomptionniste).

Site internet des religieuses de l’Assomption, cliquer ici

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