Cathédrale d’art et d’histoire

Le buffet

Le buffet d’un orgue est la partie réalisée en bois qui enferme l’instrument.

Protégeant et masquant les différents organes (tuyaux, mécanique, soufflerie…), soutenant les tuyaux en façade, le buffet est très souvent un ouvrage d’ébénisterie soigné, prenant place parmi le mobilier de l’église. Le dessin général de la boiserie est tout à fait caractéristique de l’époque et du pays de construction : ainsi, en France, aux XVIIème et XVIIIème siècles, l’orgue est divisé en deux corps ; le grand buffet est placé à l’arrière, tandis qu’un second buffet, le positif de dos, plus réduit, prend place à fleur de tribune.

Succédant à une boiserie médiévale de 1403, le buffet actuel du grand-orgue de Notre-Dame de Paris est l’œuvre de François Thierry. Construit en 1733, dans un style Louis XV, ce grand buffet était à l’origine associé à l’ancien positif de dos de Valéran de Héman (1620). En 1788, Clicquot remplacera ce positif de dos par un nouveau buffet de style Louis XVI. Enfin, à la demande de Viollet-le-Duc, le positif de Clicquot ainsi que la balustrade en fer forgé seront supprimés par Cavaillé-Coll. Les boiseries, tout comme la grille, sont encore conservés dans les combles de la cathédrale.

La physionomie actuelle du buffet – si l’on omet la disparition du positif - est très proche de celle réalisée par son concepteur. Seuls des panneaux Louis XVI et des motifs de palmiers ont été ajoutés sur les côtés fin XVIIIème pour élargir l’instrument. Enfin, les quelques fleurs de lys qui ornaient les culots des tourelles intermédiaires furent démolies à la hache lors de la Révolution.

En dehors de son rôle purement esthétique et décoratif, le buffet a une fonction acoustique non négligeable. Il permet au son de se développer tout en étant projeté vers la nef et vers les auditeurs ; il est à la fois caisse de résonance et abat-son.

Lors de la construction du buffet par Thierry, il existait un panneautage à l’arrière du buffet, qui, associé à des plafonds au sommet, fermait entièrement l’instrument. Lorsque Cavaillé-Coll agrandit l’instrument en 1868, ayant besoin de davantage de place à l’arrière pour installer les jeux de pédale ainsi que le récit expressif, il supprime l’essentiel de ces panneaux. C’est, depuis, la partie arrière de la façade de la cathédrale, en pierre, qui ferme l’instrument.

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