Fêtes de l’Assomption à Notre-Dame de Paris

13, 14 et 15 août 2014

Comme tous les ans au cœur de l’été, Notre-Dame de Paris fête l’Assomption de la Vierge Marie et le Vœu de Louis XIII par une procession fluviale sur la Seine, le 14 août au soir et une procession pédestre dans Paris le 15 après-midi.

Comme tous les ans, les 14 et 15 août pour les Fêtes de l’Assomption, la cathédrale Notre-Dame de Paris accueillera près de 150.000 fidèles, pèlerins et visiteurs venus du monde entier pour fêter la Sainte Vierge, Notre Dame. La procession fluviale sur la Seine autour des Îles de la Cité et Saint-Louis, le 14 au soir, rassemble près de 5.000 fidèles embarqués sur 14 bateaux. Celle du 15 août dans l’après-midi emmène à pied plus de 10.000 fidèles à travers l’Île de la Cité, les Quais de Seine et l’Île Saint-Louis.

Cette année, Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, présidera ces grandes fêtes durant ces deux jours.

Nous ne disposons plus d’aucune contremarque nécessaire pour participer à la procession fluviale du jeudi 14 aout. Toutes ont été distribuées.

 

 

 

 

 

La solennité de l’assomption de la Bienheureuse Vierge Marie

Le 15 Août, l’Eglise Catholique célèbre l’Assomption de la Vierge, manifestant que Marie, au terme de sa vie terrestre a été élevée à la gloire du ciel. Cet événement extraordinaire nous révèle de façon éclatante la destination divine de toute existence, sa promesse de glorification. Tout chrétien, à l’image de Marie, connaîtra son assomption, quand tout notre être, corps et âme, sera assumé en Dieu

Depuis des siècles, l’Assomption est traditionnellement l’occasion de processions en l’honneur de Marie. Chaque diocèse de France comptant au moins un grand sanctuaire marial, prières, méditations et rassemblements ont lieu, avant ou après la messe du 15 août, partout en France : à Lourdes, au Puy-en-Velay, dans les pardons bretons, autour de petites chapelles de montagne… Au cœur de l’été, la fête de l’Assomption est un appel à prendre de la distance avec le quotidien, à remettre notre vie et notre vocation en perspective, à nous élever spirituellement.

La célébration de l’Assomption, que l’on retrouve chez les orthodoxes sous le nom de « Dormition de la Vierge », est attestée depuis le VIe siècle. A la suite de saint Grégoire de Tours (VIe siècle), saint Albert le Grand, saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure (XIIIe siècle) ont médité sur les derniers moments de Marie, comme en témoignent leurs écrits théologiques.

Après avoir consulté les évêques du monde entier, le pape Pie XII a affirmé solennellement la foi en l’Assomption de la Vierge Marie le 1er novembre 1950 : « L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».

 

Notre-Dame de Paris et le vœu de Louis XIII, une dévotion contemporaine

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Louis XIII offrant à la Vierge sa couronne et son sceptre.

Chœur de Notre-Dame, Guillaume Coustou, sculpteur, 1715.
© P. Lemaître

Le 10 février 1638, le roi Louis XIII consacre la France à la Vierge. De par ce vœu sont instaurées dans toute la France les processions mariales aux fêtes de l’Assomption, la première à Notre-Dame le 15 août 1638. La cathédrale de Paris devient ainsi le mémorial perpétuel de cet acte deconsécration, chaque année y sera commémoré le vœu royal. Certaines années seront plus particulièrement marquées, au rang desquelles : le centenaire, enprésence de Louis XV, le tricentenaire et, en 1988, le 350ème anniversaire présidé par le cardinal Lustiger alors archevêque de Paris.

Louis XIII prendra aussi parallèlement à ce vœu l’engagement de faire reconstruire le chœur et le maître-autel de Notre-Dame de Paris. Ce chantier, débuté en 1699, ne sera exécuté que dans la dernière partie du règne de Louis XIV. Sera ainsi mis en place un décor baroque grandiose conçu par Hardouin-Mansart et de Cotte, dont subsiste encore aujourd’hui les stalles et, dominant la perspective de la cathédrale, la Piéta de Coustou entourée des statues de Louis XIII, remettant sa couronne et son sceptre à la Vierge, et de Louis XIV.

Si la tradition du renouvellement du vœu s’est perpétuée (hormis pendant les périodes révolutionnaires), celle de la procession dans Paris s’était éteinte au XIXème siècle au profit d’une procession à l’intérieur de la cathédrale. C’est en 1988, à l’occasion du 350ème anniversaire du vœu, que le Père Jacques Perrier, alors curé-archiprêtre de la cathédrale, réinitia cette tradition en « sortant » de la cathédrale la statue en argent de la Vierge offerte par Charles X en 1826. Cette procession mariale se perpétue depuis, s’étendant même au fil des années, et parcourt aujourd’hui les Îles de la Cité et Saint-Louis via les quais de la Rive Gauche. Au milieu des 150 000 pèlerins, fidèles et visiteurs qui passeront à Notre-Dame pour ces fêtes de l’Assomption, 5 000 assisteront le 14 au soir à la procession fluviale embarqués dans treize bateaux sur la Seine et plus de 10 000, le 15 après-midi, à la procession dans les rues de Paris. Cette dernière se clôt dans la cathédrale, comme depuis 1638, par le renouvellement du vœu de Louis XIII :
Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, et que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix, que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.

Si ces célébrations ont toujours été présidées par le cardinal-archevêque de Paris ou l’un de ses auxiliaires, elles le sont depuis plusieurs années par des cardinaux-préfets (en 2010 le cardinal Claudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé, en 2011 le cardinal Marc Ouellet, préfet pour la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique Latine, en 2012 Monseigneur Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation). Outre l’intérêt particulier porté et renouvelé chaque année par le Saint Père à ces célébrations à Notre-Dame de Paris, il y a dans ces manifestations le signe fort que la nouvelle évangélisation, au travers des prières pour la France, engage l’avenir et s’appuie sur la Vierge au travers de l’acte de consécration de Louis XIII.

 

 

Mercredi 13 août 2014

- 17h45 : Vêpres au maître-autel

- 18h15 : Messe au maître-autel

- 20h30 : Concert de chant grégorien et grand-orgue « ASSUMPTIO »
Ce concert de chant grégorien sera donné dans le cadre de la saison d’été de Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris par l’Ensemble grégorien de Notre-Dame de Paris sous la direction de Sylvain DIEUDONNÉ.
Plus d’informations en cliquant ici.

 

Jeudi 14 août 2014
Veille de la Solennité de l’Assomption et Xème Procession fluviale

- 8h00 : Messe célébrée dans le choeur

- 9h00 : Messe célébrée dans le choeur

- 12h00 : Messe célébrée au maître-autel

- 17h30 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 17h45 : Vêpres solennelles
présidées par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

- 18h15 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 18h30 : Messe solennelle de l’Assomption
présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris,
Maîtrise Notre-Dame de Paris, Chœur d’adultes, direction Lionel SOW, Orgue et cuivres

 

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Le 14 août au soir, procession sur les quais de la Seine en direction de l’embarcadère des bateaux.

Assomption 2012. © NDP.

 

 

- 19h30 : Procession mariale en direction de l’embarcadère du quai Saint-Bernard
Nous ne disposons plus d’aucune contremarque nécessaire pour participer à cette procession fluviale. Toutes ont été distribuées.

- 20h00 : Embarquement des pèlerins et de la statue de la Sainte Vierge offerte par Charles X sur les bateaux
Audition par l’ensemble de cuivres.

- 20h30 : XIème Procession fluviale sur la Seine, autour des îles Saint-Louis et de la Cité
présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris,
Méditation du Rosaire et Chants

- 22h30 : Projection de l’Opéra d’images « Réjouis-toi, Marie » à l’intérieur de la Cathédrale

 

Orgue de Chœur : Yves CASTAGNET, Olivier LATRY

 

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Comme tous les ans, les pompiers de la caserne de Poissy, dont dépend la cathédrale, apportent leur aide pour embarquer la statue de la Vierge sur le bateau de tête.

Assomption 2012. © NDP.

 

Vendredi 15 août 2014
Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

- 8h30 : Laudes solennelles de l’Assomption

- 9h00 : Messe

- 10h00 : Messe grégorienne

- 11h30 : Messe internationale

- 12h45 : Messe

- 15h45 : Vêpres solennelles de l’Assomption
présidées par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

- 16h15 : Procession mariale dans les îles de la Cité et Saint-Louis
présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

- 16h15 à 18h15 : fermeture de la cathédrale pendant la procession

- 18h15 : Retour de la procession. Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 18h30 : Messe solennelle de l’Assomption
présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris,
Maîtrise Notre-Dame de Paris, Chœur d’adultes, direction Lionel SOW, Orgue et cuivres
retransmise en direct sur KTO, Télévision catholique

 

 

Orgue de Chœur : Yves CASTAGNET, Olivier LATRY

 

- 21h30 : Projection dans la nef du film Notre-Dame de Paris, cathédrale vivante à l’intérieur de la Cathédrale

 

 

Homélie du cardinal André VINGT-TROIS en 2013

(Ap 11, 19 a et 12, 1-6a.10 ab ; Ps 44, 11-16 ; 1 Co 15, 20-27a ; Lc 1, 39-56)

Marie, figure du salut de l’humanité

La vision de l’Apocalypse nous présente la femme couronnée d’étoiles qui enfante le Messie : « l’enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations. » Dans le drame qui se joue entre la femme qui enfante et le dragon, symbole de Satan et de l’esprit du mal, c’est le salut de l’humanité qui est figuré et la victoire de Dieu qui « enlève l’enfant auprès de son trône. » Cette vision est une prophétie de la victoire de la foi sur les forces du mal. Une vision d’espérance et de force : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu et le pouvoir de son Christ ! » L’avenir des hommes n’est pas voué à la fatalité et aux forces du mal. Il y a une espérance de vie et de bonheur.

Au long de l’histoire, l’ingéniosité humaine a permis de surmonter beaucoup de fléaux dont l’humanité était affligée. Et pourtant, nous constatons une concomitance du « mieux-vivre » et du « malaise de vivre » ? Les formes de salut dont nous bénéficions sont peut-être authentiques et appréciables, mais elles laissent de côté la question fondamentale du sens de la vie et de la plénitude du bonheur ? N’est-ce pas le signe que l’on a trop souvent et trop facilement confondu les conditions de vie avec le sens de la vie ?

L’enjeu de la vie humaine n’est pas simplement la nourriture, la paix, la sécurité, la santé et le bien-être. L’enjeu, c’est la vie elle-même et sa confrontation à la maladie et à la mort. Aujourd’hui, de la plupart des maladies on peut guérir, -ou du moins soulager la souffrance-. Mais de la mort on n’en guérit pas, c’est notre commune épreuve. La victoire du Christ sur la mort est le seul salut qui affronte l’épreuve irrémédiable. Pour participer à cette victoire du Christ sur la mort il n’y a pas deux chemins, il n’y en a qu’un : c’est la foi au Ressuscité.

Vous qui êtes venus si nombreux célébrer l’Assomption en cette Année de la foi, rendez grâce à Dieu pour la foi qui vous a conduits ici. Même si vous la sentez faible, vacillante ou incertaine, appuyez-vous sur elle pour confier à Dieu, par l’intercession de Notre-Dame, toutes les misères qui vous affligent et qui affligent ceux que vous représentez ici. Regardez autour de vous la foule qui vous entoure et qui devient un signe de la foi vécue en ce jour. Regardez la joie de cette part de l’Église réunie ici ce matin. Avec Elisabeth nous aussi nous pouvons dire : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?… Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Cette joie de la foi est en même temps l’aboutissement de nos espérances et le point de départ d’une nouvelle manière de vivre. En effet, à quoi bon éprouver la question cruciale du sens de la vie si cette expérience ne se concrétise pas dans une décision pour orienter notre vie sur les chemins où le Christ veut entraîner ses disciples ? Nous ne sommes pas venus seulement nous réjouir de la victoire du Christ sur la mort, nous sommes venus nous associer au dynamisme propre de cette victoire, à l’amour pour les hommes que Dieu a manifesté en son Fils livré pour le salut des hommes.

Alors, Frères et Sœurs, il nous faut nous interroger sur la manière dont notre foi au Christ peut transformer notre vie, la rendre plus belle et plus fructueuse. Notre communion dans l’amour du Christ nous appelle et nous incite à chercher comment réorienter sans cesse notre vie selon l’amour, l’amour de Dieu et l’amour de nos frères. Comment être chrétien en 2013, en France, en Europe et partout dans le monde ? Permettez-moi de vous suggérer quelques questions pour éclairer votre réponse à cette question.

Dans notre vie personnelle, qu’est-ce qui compte le plus ? Pour quoi sommes-nous réellement prêts à des sacrifices ou à des combats ? Comment situer l’argent, la sécurité financière et les droits sociaux par rapport aux impératifs du service, de la solidarité et du partage ? Comment s’exprime notre foi chrétienne, quelle est la place de la prière personnelle, de la participation à l’Eucharistie dominicale et à la vie de notre Église ?

Dans notre vie familiale, comment assumons-nous les engagements que nous prenons ; engagements conjugaux et engagements parentaux ? Comment notre fidélité nourrit-elle la confiance dans la parole donnée sans laquelle il n’y a plus de société civilisée possible ? Il ne peut rester qu’une société procédurière marquée par l’inflation des lois et des poursuites. Comment les jeunes de nos familles pourraient-ils envisager sereinement leur avenir s’il n’y a plus d’engagements qui tiennent ?

Dans notre vie sociale, pouvons-nous prendre notre parti de l’écart croissant entre les citoyens qui jouissent de la sécurité des droits sociaux et ceux qui sont marginalisés et poussés à l’exclusion ? De quel prix payons-nous nos sécurités ? Ou plutôt à qui les faisons-nous payer ? Comment supporter que le débat politique se dévalue dans une surenchère d’invectives sur les questions les plus graves ? Comment accepter que nos médias se laissent enfermer dans cette logique du spectacle, alors que de grandes questions s’imposent à l’humanité entière ?

Ne nous laissons pas prendre dans le piège des tourbillons médiatiques qui se développent sur eux-mêmes et deviennent une sorte de réalité virtuelle ! Ne nous laissons pas enfermer dans une société pharisienne où les procureurs se multiplient à l’envi ! Ne nous laissons pas entraîner dans les délires d’une surenchère de violence verbale ou physique. Laissons l’amour de Dieu dilater nos cœurs aux dimensions de l’humanité. Apprenons du Christ à nous faire le prochain de l’homme qui voit sa vie se perdre au bord des chemins de l’histoire et faisons-nous proches de lui plutôt que de vouloir l’éloigner et le séparer de nous-mêmes et de notre société.

Une société fraternelle et responsable est possible si chacun de nous est résolu à aimer davantage et à se donner tout entier par amour comme la Vierge Marie nous en a donné l’exemple. Que Notre-Dame entende aujourd’hui nos prières, qu’elle en soit porteuse devant Dieu et qu’elle intercède pour nous !

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

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Départ de la procession du 15 août à l’issue des vêpres solennelles célébrées dans la cathédrale.

Assomption 2012. © NDP

 

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Départ de la procession

Pour cette Assomption 2013, la cathédrale était ornée des tapisseries de la vie de la Vierge, réalisées au XVIIe siècle pour son chœur et aujourd’hui conservées à la cathédrale de Strasbourg. © NDP

 

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Assomption 2013. © NDP

 

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Assomption 2013. © NDP

 

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Assomption 2013. © NDP

 

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Lors de la procession du 15 août, le cortège s’arrête à neuf reprises dans les rues de Paris pour prier le chapelet.

Assomption 2012. © NDP

 

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Traversée du Pont de la Tournelle lors de la processions du 15 août.

Assomption 2012. © NDP

 

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Plus de 10 000 pèlerins entourant le clergé suivent la statue de la Vierge dans les rues de Paris lors de la procession du 15 août.

Assomption 2012. © NDP

 

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Retour sur le parvis de la procession du 15 août.

Assomption 2012. © NDP

 

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À l’issue de la processions du 15 août dans les rues de Paris, renouvellement du "Vœu de Louis XIII" dans la cathédrale.

Assomption 2012. © NDP

 

Livret publié avec les moyens techniques de Prions en Eglise.

 

 

 

 

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