Exposition au Panthéon

« Soufflot, un architecte dans la lumière »

11 septembre au 24 novembre 2013

Notre-Dame de Paris s’associe à cette exposition consacrée à l’architecte Jacques-Germain Soufflot (1713-1780), organisée par le Centre des Monuments nationaux au Panthéon à Paris, par le prêt du portrait du chanoine François-Guillot de Montjoye, tableau conservé au Trésor de la cathédrale.

"Soufflot, un architecte dans la lumière"

Le troisième centenaire de la naissance de Jacques-Germain Soufflot (1713-1780), que le Ministère de la Culture a inscrit parmi les célébrations nationales 2013, est l’occasion pour le Centre des monuments nationaux (CMN) de revenir sur cet architecte majeur des Lumières,
dont le chef d’oeuvre, Sainte-Geneviève, devenu le Panthéon, est un des monuments
emblématiques du réseau du CMN.

Formé à Rome et travaillant d’abord à Lyon, où il a élevé la grande façade de l’Hôtel-Dieu sur le Rhône et un des premiers théâtres du XVIIIe siècle (disparu), Soufflot est un des rares architectes non parisien à avoir conquis la première place dans la Capitale. Par sa connaissance directe des monuments de l’Antiquité, surtout romains et de Paestum (sud de Naples), par son style sévère et l’ampleur monumentale de ses créations, cet architecte apparaît comme la figure centrale, à l’instar de David en peinture, du renouveau de l’art de bâtir de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Alors qu’une grande campagne de restauration est en cours au Panthéon,Alexandre Gady, commissaire de l’exposition y présente Jacques-Germain Soufflot et ses ambitions créatrices en combinant rigueur scientifique et accessibilité pour un large public. Cette figure majeure de l’architecture française du XVIIIe siècle est ainsi remise en lumière, en montrant la richesse de son oeuvre, qui ne se limite pas au Panthéon. L’exposition suit un double parti, chronologique mais surtout thématique, afin d’éclairer la création de l’architecte et ses enjeux intellectuels.

Près de 150 oeuvres sont présentées : peintures, sculptures, dessins, gravures, livres anciens, objets d’art, maquettes, provenant de grandes institutions françaises, ainsi que de particuliers : outre le CMN lui-même, citons les musées du Louvre, du château de Versailles, le Musée
Carnavalet, les Archives nationales, la Bibliothèque nationale de France, le musée Gadagne de Lyon, le musée archéologique de Rouen…

Le Panthéon est enfin lui-même mis en scène, depuis la maquette de Rondelet jusqu’à la tombe de Soufflot dans la crypte, pour parachever la visite et sa démonstration.

 

"Soufflot, l’architecte de Notre-Dame"

Méconnue et entièrement anéantie par les restaurateurs du XIXe siècle, l’oeuvre de Soufflot à Notre-Dame de Paris est mise en valeur dans cette exposition. Responsable des travaux de la
cathédrale durant plus de vingt ans, l’architecte a pu s’y mesurer avec le gothique, un art et une technique qui le fascinaient et dans lesquels il puisera des éléments de réflexion pour Sainte-Geneviève, son autre grand chantier religieux.

Son ainsi présentés :
- approuvés et signés de la main de Louis XV en 1756, les plans de la nouvelle sacristie,
- les travaux de modifications du Portail du jugement, en particulier des photographies de ses anciens vantaux, boiseries toujours conservées dans les réserves de la cathédrale,
- le portrait, par Duplessis (1725-1802) en 1757, du chanoine François-Guillot de Montjoye, Intendant de la Fabrique de Notre-Dame au milieu du XVIIIe siècle, représenté tenant dans ses mains le plan de la grande sacristie de Soufflot, portrait aujourd’hui conservé au Trésor de Notre-Dame.

 

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Portrait du chanoine François-Guillot de Montjoye

Huile sur toile de Duplessis, 1757. Trésor de Notre-Dame. © P. Lemaître. Ce chanoine, Intendant de la Fabrique de Notre-Dame, tient dans ses mains le plans de la nouvelle sacristie de Notre-Dame érigée sur les plans de Soufflot an milieu du XVIIIe siècle.

 

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On distingue sur cette gravure du XIXe siècle, la porte centrale telle se trouve aménagée après l’intervention de Soufflot en 1771

qui, pour faciliter le passage des dais de procession, fit supprimer le trumeau du Portail du Jugement. Les éléments en bois sculptés par Fixon sont toujours conservés dans les réserves de la cathédrale. Archives de la cathédrale.

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