Inauguration du "Petit Pont - cardinal LUSTIGER"

jeudi 19 septembre 2013 à 15h30

Afin d’honorer la mémoire du cardinal Lustiger, la Mairie de Paris a décidé d’associer son nom au « Petit Pont » (4e et 5e arrondissements), situé à l’une des extrémités du « Parvis Notre-Dame – Place Jean-Paul II ». Dorénavant ce pont sera dénommé « Petit pont – Cardinal Lustiger ».

Nous nous réjouissons de cet hommage rendu par la Ville au cardinal Lustiger, lui qui était attaché à Paris par tant de liens.

Tous ceux qui le souhaitent sont invités à participer librement à cet évènement.
Considérant la configuration des lieux, il sera demandé de se répartir le long des quais, côté 4e et côté 5e, sans bloquer la circulation sur le pont lui-même.

 

 

 

 


Inauguration du Petit Pont Cardinal Lustiger par KTOTV

Allocution de Bertrand Delanoë, Maire de Paris

Chers amis,

Une fois de plus, le cardinal Lustiger nous rassemble pour un moment de profondeur et de joie. Je ne sais pas si le Ciel est pour quelque chose dans ce rayon de soleil, mais croyants et incroyants pourraient se rassembler pour se réjouir que la joie soit aussi dans la lumière. Chaque fois que Paris sait reconnaître le parcours exceptionnel d’un de ses enfants, Paris grandit.

Jean-Marie Lustiger est un enfant de Paris, un enfant de Montmartre. C’est un homme qui a connu beaucoup des grands moments de Paris : des plus douloureux aux plus prestigieux. C’est vraiment une personnalité qui s’identifie totalement à Paris. C’est aussi une personnalité qui nous a beaucoup donné, parce qu’il a fait de la ferveur de son engagement de catholique et de la fidélité à sa famille, à ses racines, à son histoire ; il a fait une alchimie, il a fait une création entièrement dédiée à la profondeur de sa foi, mais au goût du dialogue entre toutes les identités.

De mes conversations avec le cardinal Lustiger, je retiens à quel point il portait le message des catholiques, et pensant à lui et à nos conversations d’archevêque de Paris, je veux vous dire que dans la décision que j’ai proposée au Conseil de Paris, il y avait sa personne, il y avait aussi dans mon esprit l’hommage à rendre aux catholiques de Paris – une des composantes essentielles de la société parisienne à travers l’un des plus grands de cette communauté. Je l’ai fait aussi pour les catholiques de Paris, et pour qu’ils sachent que Paris reconnait ce que notre ville leur doit.

Monseigneur Lustiger a fait de ses épreuves, de cette complexité de sa vie une force inouïe au service de l’intelligence, au service de la transcendance, au service de l’amour des autres. Le rôle de Monseigneur Lustiger dans ce cheminement de l’Eglise catholique pour dialoguer avec les Juifs et dialoguer avec toutes les religions doit être reconnu comme une contribution à la paix et une contribution à une humanité plus fraternelle, plus digne, plus respectueuse de nos différences.

Monseigneur Lustiger était un intellectuel, une intelligence extrêmement brillante. Je pense à nos conversations avant même que je sois maire de Paris : peut être exerçait-il son ministère avec quelque professionnalisme, pour que je sois bien conscient de cette place des catholiques de Paris, pour que je me prépare, pour que je me prépare à bien gérer le dossier du Couvent des Bernardins. Belle œuvre ! Belle œuvre commune ! Mais dans laquelle Monseigneur Lustiger a une place prépondérante. Et Couvent des Bernardins, dont tous les Parisiens quelques soient leurs croyances ou leurs références peuvent être extrêmement fiers. Lieu encore de rencontre et de dialogue !

Monseigneur Lustiger : un intellectuel brillant, membre de l’Académie Française. Et j’adresse un salut à tous ses collègues car je sais à quel point Hélène Carrère d’Encausse et les autres académiciens ont été attachés à cette fréquentation de l’homme, de l’intellectuel, Jean-Marie Lustiger. Homme de quête de sens, homme auteur de beaucoup d’ouvrages ; je découvrais ces derniers temps qu’il avait même écrit un livre et produit un documentaire pour la télévision avec un de mes adjoints. Le titre était « Le choix de Dieu ». Cher Jean-Louis Missika, et je ne suis pas sûr que tu sois catholique… Il me semblait bien !

C’est beau, c’est Paris ! C’est beau, c’est Paris, c’est Monseigneur Lustiger.

Je veux y ajouter au nom de Paris une gratitude pour l’exigence qu’avait Monseigneur Lustiger non seulement pour porter ce en quoi il croyait mais aussi pour la vision de l’humanité qu’il nous encourageait tous au delà de nos différences à chercher et à porter ensemble.

Je me souviens qu’il m’a intéressé aux conférences de Notre-Dame : à telle enseigne que Monseigneur Vingt-Trois s’est presque inquiété de m’y voir quatre dimanches de suite. C’est que la manière dont Monseigneur Lustiger les avait conçues et dont vous les portez, c’est certes un moment du carême, un moment pour la réflexion des catholiques – mais réflexion à laquelle tous sont invités. J’ai assisté à des conférences données par des non-catholiques sur des sujets aussi faciles que le handicap, le droit à la différence, la souffrance, la mort : tous sujets qui nous interpellent tous, quels que soient nos références religieuses.

Je veux donc dire au cardinal Lustiger : merci non seulement de ce que vous avez été, mais de ce que vous êtes. Merci de ce que vous avez donné comme force à l’identité catholique de Paris. Mais merci de ce que vous avez donné de force à l’identité de Paris. Vous, l’enfant de Montmartre – je commençais par là –, l’enfant des épreuves, l’enfant de la souffrance, l’enfant dont la plaie n’a jamais été refermée de la mort de sa maman à Auschwitz. Et la fidélité de Monseigneur Lustiger à sa foi catholique, à ses parents, à ses racines, c’est un exemple pour nous tous, c’est un motif d’espérance, ça nous donne envie d’être un peu plus fort, un peu meilleur. Et au nom de Paris, je veux lui adresser le témoignage de notre admiration et de notre gratitude. Et en mon nom personnel, je veux aussi lui dire merci, car il fait partie de ces personnalités qui avant même que je devienne maire de Paris, et tout le temps où j’ai pu le côtoyer, m’ont aidé à être un meilleur maire de Paris.

Il y a ceux qui croient à l’éternité, et ceux qui pensent que nous vivons au moins aussi longtemps que quelqu’un nous aime. La synthèse sera faite aujourd’hui à travers l’installation pour toujours du nom, du message de Jean-Marie Lustiger dans la trame, l’identité même de Paris, sur ce pont, reliant deux rives, et tout près du parvis Notre-Dame – je crois qu’il était heureux que j’y ajoute le nom de Jean-Paul II. C’est donc lui qui reliera la Rive Gauche à l’Île de la cité – le Pont Jean-Marie Lustiger –, en traversant le parvis Notre-Dame Jean-Paul II, pour nous conduire à cette jeune femme j’allais dire, en tout cas, à ce jeune édifice qui n’a que 850 ans – mais honnêtement il se porte bien !

C’est donc bien un moment de fidélité à un message, un moment d’unité, un moment de gratitude, mais si vous le voulez bien avec cette joie, un moment d’affection pour Jean-Marie Lustiger et Paris.

 

Allocution du cardinal André Vingt-Trois

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Messeigneurs,
Chers amis,

La véritable mémoire est une mémoire vivante, c’est la mémoire du cœur, mais cette mémoire vive est le privilège des rares personnes qui ont pu vivre directement les événements, et rencontrer personnellement les personnes auxquelles on essaye de s’intéresser ou dont on essaye de garder le souvenir. Et pour que cette mémoire du cœur ne disparaisse pas avec ces rares privilégiés, elle doit s’exprimer et s’inscrire dans une mémoire physique qui garde la trace parmi la société humaine, des personnes dont on veut signaler le souvenir à l’attention des générations futures.

C’est pourquoi, je suis particulièrement reconnaissant à Monsieur le Maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, d’avoir demandé à son Conseil de donner le nom du Cardinal Lustiger à un lieu parisien. Ce lieu, nous en avons parlé à plusieurs reprises depuis des années, et nous avons fini, parmi différentes hypothèses, par nous arrêter sur le projet d’un pont. Il me semble que le pont est un symbole particulièrement riche pour rendre hommage à la personnalité, à la mission d’un archevêque de Paris. C’est un beau symbole pour un homme dont la mission était de faire la jonction entre, oserais-je dire, la terre et le ciel, entre ce que nous voyons et ce que nous ne voyons pas, et entre des mondes, des univers qui vivent juxtaposés mais qui n’ont pas toujours de communication entre eux. Ce pont a une histoire très longue que je vous épargnerai - je ne la connais pas en détail -, mais sachez seulement que dans l’histoire chrétienne il a une signification très particulière puisqu’il est situé sur le Chemin de Saint-Jacques qui menait les pèlerins du nord vers Saint-Jacques-de-Compostelle par la rue sur laquelle nous sommes en ce moment.

Pendant ses vingt-cinq ans d’épiscopat, Jean-Marie Lustiger a été un homme qui a établi des ponts entre des univers séparés. Il a favorisé la communication entre ces univers auxquels son histoire personnelle lui avait donné de participer à un moment ou à un autre de sa vie. Par son origine juive, réfléchie, assumée et revendiquée, il a pu entreprendre et réussir à faire évoluer les relations de la communauté catholique avec la communauté juive et ses responsables, non seulement, évidemment à Paris, -je rappelle, comme un événement particulièrement marquant, sa participation et sa présence à la cérémonie après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic-, mais, plus largement, à travers le monde. Je pense aussi à la complicité profondément théologique et amicale qui l’unissait au Pape Jean-Paul II qui a permis -l’un encourageant l’autre, mais ce sera le secret de Dieu de dire lequel encourageait le plus l’autre- de faire des pas décisifs dans les relations entre l’Église catholique et le judaïsme.

Aumônier d’étudiants, il a noué des relations avec plusieurs générations d’universitaires, relations ni effacées, ni affaiblies par le temps. Homme de parole, prédicateur, conférencier, il est devenu, et pour de longues années, un membre estimé et respecté de la sphère intellectuelle, jusqu’à être élu à l’Académie Française. Homme de relation avec des personnes d’univers d’activités variées (politiques, économiques, sociales,…), cardinal de l’Église romaine, il a construit des liens nombreux et riches à l’échelle internationale sur les cinq continents. Je rappelle seulement pour mémoire l’un des symboles de ces relations internationales « Paris Toussaint 2004 » en collaboration avec les villes de Vienne, de Bruxelles, de Lisbonne, de Budapest et de Paris.

Dans tout ce travail, il portait une préoccupation centrale : témoigner de la foi catholique et rassembler les fidèles parisiens, et bien au-delà, dans la communion. Et ce propos, ce projet, cette obstination à construire, à reconstruire sans cesse les liens de la communion, expliquent pour une part l’attachement profond du cardinal Lustiger à sa cathédrale qui est derrière nous, et dont la proximité donne un sens encore plus fort à la dénomination du Petit Pont. Vous savez que le cardinal Lustiger a accordé une attention particulière, soigneuse, minutieuse, très précise à l’aménagement et au développement de la cathédrale, à la qualité de son espace liturgique, à la qualité de l’animation liturgique qu’il a développée par la fondation avec la Ville de Paris et le Ministère de la Culture, de Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris, à la qualité artistique des œuvres qui sont au programme liturgique, mais surtout au rôle fondamental de la cathédrale comme église-mère du diocèse de Paris. Le souvenir du cardinal Lustiger reste vivant dans sa cathédrale, où il repose depuis son décès en 2007. Il y reste vivant par la plaque qui fixe sa mémoire selon ses volontés, et il restera vivant sur le sol parisien par ce pont qui témoignera du lien qu’il voulait établir entre l’Ile-de-la-Cité et l’ensemble de la Ville de Paris. L’Ile-de-la-Cité étant symbolisée par la cathédrale elle-même – sauf le respect que je dois à Monsieur le Préfet de Police pour le magnifique établissement dont il est le responsable mais qui est un peu « jeune » vis-à-vis de la cathédrale pour prétendre à une titulature particulière !

Monsieur le Maire, je vous remercie d’avoir bien voulu faire ce choix, de prendre cette décision, et je suis heureux de vous céder la parole.

Cardinal André Vingt-Trois,
archevêque de Paris

 

Allocution de Bertrand Delanoë, Maire de Paris,
au Conseil de Paris en juin 2013

Mesdames, Messieurs,

Il vous est aujourd’hui proposé de rendre hommage au Cardinal Lustiger en attribuant la dénomination “Petit Pont – Cardinal Lustiger” au Petit Pont situé à proximité de Notre Dame de Paris, à Paris 4e et 5e.

Aron Jean-Marie Lustiger naît le 17 septembre 1926, à Paris 12e. Issu d’une famille juive venant de Pologne, il fait ses études au lycée Montaigne, à Paris. A l’adolescence, il découvre une Bible protestante. Le Nouveau Testament s’impose à lui comme l’aboutissement de l’Ancien Testament. Il découvre l’antisémitisme, dont il est victime.

La guerre pousse ses parents à l’envoyer avec sa soeur Arlette se réfugier à Orléans. Ils seront recueillis et hébergés par un jeune professeur de lettres classiques à l’Ecole du Bourdon-Blanc, établissement catholique d’enseignement. Elève du lycée Pothier, il fréquente assidûment le siège des OEuvres diocésaines. Durant la Semaine sainte 1940, dans la cathédrale d’Orléans, Aron ressent le désir de se convertir au catholicisme. Il ne renoncera jamais à son identité juive. Il reçoit le baptème le 25 août 1940 et ajoute au prénom reçu de ses parents ceux de Jean et de Marie, qui sont aussi des prénoms d’origine hébraïque.

Sa mère arrêtée en 1942 est internée à Drancy puis déportée vers le camp d’Auschwitz, où elle meurt en 1943. Son père, n’acceptant toujours pas la conversion de son fils, essaie en vain au lendemain de la guerre de le persuader d’annuler son baptême.

Après des études supérieures de lettres à la Sorbonne, sa vocation sacerdotale le conduit à entrer au séminaire des Carmes de l’Institut catholique de Paris en 1946. Il est ordonné prêtre le 17 avril 1954. De 1954 à 1969, il est aumônier de la paroisse universitaire de Paris, connue sous le nom de centre Richelieu, rassemblant des enseignants de l’école publique, aumônier des étudiants en lettres et sciences de la Sorbonne ainsi que des grandes écoles (Ecole spéciale d’architecture, ENS de Fontenay-Saint-Cloud, Ecole des Chartes). Son charisme attire nombre d’étudiants et professeurs.

En 1969, il est nommé curé de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal, à Paris 16e.
A partir de 1978, il publie une vingtaine d’ouvrages.

Le 10 novembre 1979, il est nommé évêque d’Orléans par le nouveau pape Jean-Paul II et reçoit
l’ordination épiscopale par l’imposition des mains du cardinal François Marty, alors archevêque de
Paris, le 8 décembre 1979. Il choisit comme devise Tout est possible à Dieu.

Le 31 janvier 1981, il est nommé archevêque de Paris et intronisé le 27 février, succédant au cardinal Marty. Il devient Ordinaire des catholiques de rite oriental de France de 1981 à 2005. Il est créé cardinal par le pape Jean-Paul II en 1983.

Il s’attelle à lancer de nouveaux médias : Radio Notre-Dame, la chaîne de télévision KTO, le bulletin hebdomadaire du diocèse de Paris Paris Notre-Dame.

Il renouvelle profondément la liturgie et met en place toute une série de réformes au sein du diocèse de Paris. Il est membre de droit du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France. Il est élu à l’Académie française en 1995 au fauteuil 4, succédant au cardinal Decourtray.

Grâce à ses ascendances juives, il joue un rôle pionnier dans les relations entre la communauté juive et le Vatican. Conseiller de Jean-Paul II, puis de Benoît XVI, il exerce un rôle d’influence très important durant le pontificat de Jean-Paul II. En janvier 2005, lors des cérémonies du soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, il représente le pape Jean-Paul II. Puis, en mai 2006, il est présent à Birkenau aux côtés du pape Benoît XVI.

Il joue également un rôle politique en prenant position en faveur du maintien de l’indépendance de l’école privée ou de la défense de l’embryon et contre l’euthanasie ou le clônage. Il s’engage au service des chômeurs et des immigrés. Cela ne l’empêche pas de défendre la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, lors de la crise causée par le port du voile islamique dans les établissements publics, notamment scolaires.

Selon le code de droit canon, âgé de soixante quinze ans, Monseigneur Lustiger présente sa renonciation à son office d’archevêque de Paris que le pape accepte en 2005. Selon la coutûme, il porte dès lors le titre d’archevêque émérite de Paris.

Après l’annonce de sa maladie aux prêtres et diacres de Paris, il concélèbre la messe d’obsèques de
l’abbé Pierre à Notre-Dame de Paris le 26 janvier 2007. Ce sera sa dernière apparition publique. Le 31 mai 2007, il fait ses adieux aux Immortels.

Le Cardinal Lustiger décède le 5 août 2007, à Paris. Il est inhumé dans la crypte de Notre Dame de Paris, dans le caveau des archevêques de Paris. Une plaque est posée dans la cathédrale à sa demande, sur laquelle on peut lire un texte où il retrace son parcours.

Il était Grand cordon de l’ordre du Cèdre du Liban, Bailli Grand-croix d’honneur et de dévotion de
l’ordre de Malte, Grand-Croix de l’ordre de l’Infant Henri le Navigateur (ordre de l’Infant Dom
Henrique), Docteur honoris causa des universités de Melbourne, Augsbourg et Loyola de Chicago.

Il se sera engagé sur tous les fronts pour la défense de la liberté intérieure et religieuse de l’homme, face aux totalitarismes des Etats, des idéologies, du cléricalisme, de la pensée unique et des médias.

Si vous en étiez d’accord, la dénomination “Petit Pont – Cardinal Lustiger” serait attribuée à l’ouvrage public situé entre le quai du Marché Neuf et les quais de Montebello et Saint-Michel, au droit de la rue de la Cité et de la place du Petit Pont, à Paris 4e et 5e, conformément au plan annexé au présent exposé des motifs.

Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir en délibérer.

Le Maire de Paris

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