Consécration épiscopale de Mgr Michel AUPETIT

Vendredi 19 avril 2013 à 18h30

Le 2 février 2013, le pape Benoît XVI a nommé comme évêque auxiliaire de Paris Monseigneur Michel AUPETIT.

Le cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris conférera, ce vendredi 19 avril 2013, à Notre-Dame de Paris, la consécration épiscopale à Monseigneur Michel AUPETIT, évêque auxiliaire nommé du diocèse de Paris.

 

 

 

 

 

 

 

Biographie de Monseigneur Michel AUPETIT

Né le 23 mars 1951 à Versailles.

Etudes :
- Faculté de médecine Necker et Bichat à Paris
- 1979-1990 : Installation comme médecin généraliste à Colombes (92)
- Maison Saint Augustin
- Séminaire de Paris

Diplômes :
- Docteur en médecine
- Baccalauréat canonique de théologie
- D.U. d’éthique médicale (faculté de médecine de Créteil 94)

Ministères :
- 1995 : Ordonné prêtre pour archidiocèse de Paris ;
- 1995-1998 : vicaire à Saint-Louis en l’Île ;
- 1995-2001 : aumônier des lycées et collèges du Marais ;
- 1998-2001 : vicaire à Saint-Paul - Saint-Louis ;
- 2001-2006 : curé à Notre-Dame de l’Arche d’Alliance ;
- 2004-2006 : doyen (Pasteur Vaugirard 15e).
- Depuis 2006 : vicaire général.

 


Mgr Michel Aupetit, nouvel évêque auxiliaire de... par KTOTV

 

Gestes de la consécration et signes épiscopaux

Le Pape Jean-Paul II, se souvenant de sa propre consécration épiscopale à l’âge de 38 ans à Cracovie,
évoque le sens que ces gestes ont eu pour lui.

- Le Veni Creator Spiritus  : le chant d’appel à l’Esprit saint
J’écoutais ce chant et de nouveau, comme pendant mon ordination sacerdotale, peut-être avec une clarté
plus grande encore, se réveillait en moi la conscience que l’artisan de la consécration est en réalité
l’Esprit saint. C’était pour moi une consolation et un réconfort face à toutes les craintes humaines liées à la
prise en charge d’une grande responsabilité. Cette pensée suscitait en mon esprit une grande confiance :
l’Esprit saint m’éclairera, me donnera la force, me consolera, m’instruira… N’était-ce pas la promesse que
le Christ fit lui-même à ses apôtres ?

- La prosternation au sol
A tous les degrés d’ordination (diaconat, sacerdoce, consécration épiscopale), l’élu se prosterne en s’al-
longeant sur le sol. C’est le signe du don total de soi au Christ, à celui qui, pour accomplir sa mission sacer-
dotale, « se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur… et reconnu comme un homme à son
comportement, s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix »
(Ph 2. 7-8)

- L’imposition des mains
A la fin des litanies, l’ordinand se lève et s’approche du célébrant, et celui-ci impose les mains. Selon la
Tradition remontant aux apôtres, ce geste fondamental signifie la transmission de l’Esprit saint. Il faut rap-
peler ici les paroles de la Constitution conciliaire Lumen gentium : « Pour remplir de si grandes charges,
les apôtres ont été comblés de dons par une effusion spéciale de l’Esprit saint descendant sur eux et ont
transmis eux-mêmes à leurs collaborateurs, par l’imposition des mains, le don de l’Esprit, qui s’est trans-
mis jusqu’à nous par la consécration épiscopale. […] la grâce de l’Esprit saint est donnée et un caractère
sacré est imprimé, de sorte que les évêques, d’une façon éminente et visible, jouent le rôle du Christ lui-
même, Maître, Pasteur et Pontife, et agissent en sa personne » (n° 21).

- L’imposition de l’Évangéliaire
Ici, l’union du signe et des paroles est particulièrement éloquente. La première impression conduit la pen-
sée à considérer le poids de la responsabilité que l’évêque assume vis-à-vis de l’Évangile, c’est-à-dire la
portée de l’appel du Christ qui conduit à l’annoncer jusqu’aux extrémités de la terre, en lui rendant témoi-
gnage par sa vie. Mais si l’on pénètre plus profondément la signification de ce signe, on s’aperçoit que
précisément ce qui est en train de s’accomplir tire son origine de l’Évangile et a en lui ses racines.

- L’onction avec le saint chrême
Dans la liturgie de la consécration épiscopale, vient ensuite l’onction avec le saint chrême. Ce geste est
profondément enraciné dans les sacrements précédents, à commencer par le baptême et la confirmation.
A l’occasion de l’ordination sacerdotale, l’onction se fait sur les mains, à la consécration épiscopale, c’est
sur la tête. Voilà encore un geste qui parle de la transmission de l’Esprit saint, lui qui pénètre à l’intérieur,
qui prend possession de l’homme sur lequel on fait l’onction, et qui en fait son instrument. Cette onction
de la tête signifie l’appel à de nouvelles responsabilités : l’évêque aura en effet dans l’Église des tâches
de direction qui l’engageront totalement.

- L’anneau
L’anneau, passé au doigt de l’évêque, signifie qu’il a contracté des épousailles sacrées avec l’Eglise.
« Recevez cet anneau, symbole de fidélité : gardez dans la pureté de la foi l’épouse de Dieu, la sainte
Église. »
Telle est la recommandation du livre de l’Apocalypse : « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne
de la vie ». Cet anneau, symbole nuptial, est une expression particulière du lien de l’évêque avec l’Église.
Pour moi, il représente un appel quotidien à la fidélité. C’est une sorte d’interrogation silencieuse qui se
fait entendre dans la conscience : est-ce que je me donne totalement à mon épouse, l’Église ?
Suis-je suffisamment « pour » les communautés, les familles, le jeunes et les personnes âgées, et aussi
« pour » ceux qui doivent encore naître ? L’anneau me rappelle aussi la nécessité d’être un robuste
« maillon » de la chaîne de la succession qui m’unit aux apôtres. La résistance d’une chaîne se mesure
en effet au maillon le plus faible. Je dois être un maillon fort, fort de la force de Dieu.

- La remise de l’Évangile
Après la prière d’ordination, le rituel prévoit la remise du livre des Évangiles à l’évêque ordonné. Ce geste
signifie que l’évêque doit accueillir et annoncer la Bonne Nouvelle : il est le signe de la présence dans
l’Église de Jésus, le Maître. L’enseignement appartient donc à l’essence de la vocation de l’évêque : celui-
ci doit être un maître.

- La mitre
« Une ville située sur une montagne ne peut être cachée » (Mt 5. 14). L’évêque est toujours sur la monta-
gne, sur le candélabre, visible pour tous. Il doit avoir conscience du fait que tout ce qui arrive dans sa vie
prend de l’importance aux yeux de la communauté : « Tous ont les yeux levés sur lui ».
Dans cette perspective, durant la liturgie de l’ordination, le signe de l’imposition de la mitre parle avec une
éloquence particulière. Le nouvel évêque la reçoit comme une monition à s’employer pour que « resplen-
disse en lui l’éclat de la sainteté », afin qu’il soit digne de recevoir la couronne de gloire qui ne se flétrit pas
quand se manifestera le Christ, le prince des pasteurs (Pontifical romain).

- La crosse
Elle est le signe de l’autorité qui revient à l’évêque dans l’accomplissement de son devoir qui est de pren-
dre soin de son troupeau. Ce signe s’inscrit lui aussi dans la perspective de la sollicitude en vue de la
sainteté du peuple de Dieu. C’est le pasteur qui doit marcher en tête afin de donner sa vie pour ses brebis ;
c’est lui qui doit être le premier à se sacrifier et à se donner.

Après la remise de la crosse s’achève le rite de la consécration. Ensuite commence la messe que le
nouvel évêque concélèbre avec les évêques consécrateurs. Tout cela est tellement plein de sens, de
pensées, de conscience personnelle qu’il est impossible de l’exprimer complètement ou même d’y ajouter
quelque chose.

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