Fête de la Visitation de la Vierge Marie

jeudi 31 mai 2012

La fête de la visitation tient son nom de la visite rendue par la Vierge Marie, enceinte de Jésus, à sa cousine Élisabeth qui concevra Jean-Baptiste (Lc 1 ; 39-56).
Cette fête existait au XIIIe siècle. Instituée en 1389 par le Pape Urbain VI, elle était célébrée le 27 juin à Paris, ailleurs le 28 avril, souvent le 2 juillet. Située désormais au 31 mai, après l’Annonciation et avant la nativité de Saint Jean Baptiste, elle est aussi le dernier jour du mois de Marie.

 

 

 

 

 

 

 

Offices

- 8h00 : Messe de la Visitation dans le chœur présidée par le Père Gaston YERBANGA, prêtre étudiant
- 9h00 : Messe de la Visitation dans le chœur présidée par le Père Romuald EBO, prêtre étudiant
- 12h00 : Messe de la Visitation au maître-autel présidée par le Père Raphaël GANSAONRE, prêtre étudiant

- 17h45 : Vêpres de la Visitation au maître-autel présidées par le Père Martin GNANCADJA, prêtre étudiant
Maîtrise Notre-Dame de Paris, Orgue de Choeur : Yves Castagnet
- 18h15 : Messe de la Visitation au maître-autel présidées par le Père Martin GNANCADJA, prêtre étudiant
- à l’issue de la messe et jusqu’à 19h30 : Adoration du Saint Sacrement

- 21h15 : Projection du spectacle "Réjouis-Toi, Marie"

 

Évangile de la fête de la Visitation

dans l’évangile de saint Luc (chap. 1 ; versets 39 à 56)

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
_Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

La Visitation de Jean Jouvenet (1716)

Parmi les tableaux monumentaux que conserve encore la cathédrale de son décor alors en place à la fin du XVIIIème siècle figure la Visitation, appelée aussi Magnificat, peint par Jean JOUVENET en 1716.

Formé dans l’atelier de Charles Le Brun, Jouvenet (1644-1717) participera à la décoration des résidences royales. Membre de l’Académie de Peinture en 1675, Il deviendra peintre officiel de la cour à la fin du XVIIème siècle. Louis XIV lui confiera de nombreux travaux, en particulier à la l’église Saint-Louis des Invalides et au château de Versailles ; il sera nommé en 1705 directeur de l’Académie de peinture. En 1713, une attaque d’apoplexie le rend paralytique du bras droit. Ne pouvant se résoudre à s’arrêter de peindre, il parviendra à rendre sa main gauche aussi habile, comme en témoigne en 1716 la réalisation de cette Visitation pour le chœur de la cathédrale.

La scène se passe comme le décrit l’évangile de Luc, dans la maison de Zacharie, époux d’Élisabeth à qui la Vierge, sa cousine, rend visite. Le centre du tableau est dominé par la Vierge Marie, debout, les bras et le visage tournés vers les Cieux, prononçant les paroles du Magnificat,"Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur...". La figure de la Vierge, belle et majestueuse, a été copiée par Jouvenet de celle qu’il avait peinte pour le tableau représentant la descente du Saint Esprit dans la chapelle du château de Versailles, au-dessus de la tribune du roi.À gauche de la Vierge, Élisabeth, remplie du Saint Esprit, incline la tête avec déférence, derrière elle Zacharie son époux. De l’autre côté, saint Joseph, époux de la Vierge, tenant encore dans sa main la bride de l’âne qui a conduit le couple avec hâte dans cette ville de la montagne de Judée. Divers personnages dont Jouvenet lui-même et le chanoine de La Porte, commanditaire du tableau en 1709, figurent sur la composition.

Ce tableau est aujourd’hui visible sur le mur Ouest de la chapelle Saint-Guillaume.

 

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La "Visitation" de Jouvenet (1716).

© P. Lemaître.

 

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Élisabeth, remplie du Saint Esprit, incline la tête avec déférence tandis que la Vierge Marie rend grâces à Dieu.

© P. Lemaître.

 

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Au centre, le chanoine de La Porte, commanditaire de l’œuvre. À gauche, Jean Jouvenet s’est représenté, main gauche levée. À droite, Zacharie.

© P. Lemaître.

 

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Les trois anges dominant la composition.

© P. Lemaître.

 

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Au bas du tableau, l’inscription "J. Jouvenet Dextrâ paralyticus Sinistrâ pinxit. 1716.", "J. Jouvenet paralysé de la main droite, a peint ce tableau de la main gauche. 1716."

© P. Lemaître.

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