Cathédrale d’art et d’histoire

Statue de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Sainte Thérèse de Lisieux est représentée, grandeur nature, en pied, serrant contre sa poitrine une croix et des bouquets de rose.

Louis CASTEX, « élève de Cavelier et Barrias à l’Ecole des Beaux-Arts, proche de Landowski et Bouchard, s’est surtout consacré à la sculpture religieuse.

Il expose dès 1897 au Salon des Artistes Français ; au cours des années 1920-30, il exécute de nombreux décors et sculptures à thème religieux, pour la basilique de Fourvière et la cathédrale Saint-Jean, et l’église d’Ars en particulier.

En 1926, il présente au Salon des Artistes Français le modèle en marbre de la sainte Jeanne d’Arc dont une réplique, en pierre calcaire, orne l’un des autels latéraux de l’église d’Hirson.
Il est également membre du Groupe des Artisans de l’Autel et c’est probablement à ce titre qu’il participe à la mise en place du décor mobilier de l’église Sainte-Thérèse de Lisieux. Il réalise pour l’église Saint-Philibert de Charlieu (Loire) , pour laquelle il avait également exécuté la statue de Jeanne d’Arc citée plus haut, une statue de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus en marbre, inaugurée en juillet 1929, qui paraît être le modèle de l’œuvre d’Hirson.

Cette statue a été exécutée en calcaire, probablement pour des raisons de moindre coût. Lors de le la consécration de l’église, en septembre 1931, la statue n’est pas encore en place et a été vraisemblablement installée dans les mois ou les années qui suivirent la cérémonie, en 1932 ou 1933, date du chemin de croix de René Sibertin-Blanc.

Cette statue illustre parfaitement le talent profondément personnel de Louis Castex, marqué par un mysticisme catholique et un refus de l’effet qui s’illustrent dans une sculpture sereine, d’esprit et de forme classiques, d’épure, l’attention étant portée au visage qui concentre l’intériorité et la vérité du sentiment.

Il peut ainsi être rattaché au style dit du Retour à l’Ordre caractérisant une part non négligeable de la production artistique française, au cours des années 1920 et 1930. [...]. La statue [de l’église d’Hirson] a été pourvue, peut-être dès l’origine, d’une couronne en métal dotée d’ampoules électriques permettant l’illumination de la tête de la sainte carmélite. » [1]

[1note de X.-P. GUIOCHON dans la base inventaire du Ministère de la Culture

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