Concert Chœur et orchestre

"Le Roi David" d’Arthur Honegger

Mardi 14 février 2012 à 20h30


- Maîtrise Notre-Dame de Paris (direction : Lionel SOW)
- Chœur de l’Armée française (direction : Aurore TILLAC)
- Orchestre et solistes du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris

- Sophie CARRIER, la Pythonisse
- Laura HOLM, soprano
- Catherine TROTTMANN, mezzo
- Alban DUFOURT-EPOUTA, ténor
- Daniel MESGUICH, récitant

- Jacques MERCIER, direction

 

Créé en 1923 sous sa forme d’oratorio, Le Roi David d’Arthur HONEGGER est une oeuvre qui a considérablement marqué l’histoire du chant choral en France au début du XXe siècle. Lors de la création française à Paris, salle Gaveau le 15 mars 1924, le public est enthousiaste et le timbaliste et futur exégète d’HONEGGER, Arthur HOÉRÉE, rapporte dans la revue Comœdia : « La frénésie somptueuse de l’œuvre nous avait gagné tous, nous exécutants, jusqu’au dernier choriste ! ». Jacques MERCIER, un des grands ambassadeurs de la musique française, dirigera cette production prestigieuse, fruit du partenariat de la Maîtrise Notre-Dame de Paris avec le Choeur de l’Armée Française et l’Orchestre du Conservatoire de Paris. A n’en pas douter, cette soirée sera un des grands moments de la Saison des concerts à Notre-Dame de Paris, mais aussi au-delà, de la vie musicale parisienne.

 

CHANGEMENT DE CHEF D’ORCHESTRE

Pour des raisons de santé, Michel PLASSON est contraint de renoncer à diriger l’Orchestre du Conservatoire de Paris et la Maîtrise Notre-Dame de Paris le 14 février 2012 à Notre-Dame de Paris, pour la production du Roi David d’Arthur Honegger, comme prévu initialement.
Il sera remplacé par Jacques MERCIER, directeur musical et chef permanent de l’Orchestre national de Lorraine.

 

Jacques Mercier

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D.R.

Premier prix de direction d’orchestre à l’unanimité au CNSM de Paris, Jacques Mercier obtient aussi le Premier Prix du Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon. Assistant de Pierre Boulez à l’Opéra de Paris et à l’Ensemble intercontemporain, il bénéficie des conseils de Herbert von Karajan.

Jacques Mercier entame rapidement une carrière internationale. Il dirige de prestigieuses formations : l’Orchestre de Paris, l’Orchestre national de France, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre de la Suisse Romande… Qualifié de « Souveräner Dirigent » à Berlin, Jacques Mercier se produit au festival de Salzbourg tout comme à Séoul, Montréal, Kyoto, Helsinki… et Madrid où il est cité par la critique comme « l’un des meilleurs chefs français et européens de sa génération ». De 1982 à 2002, Jacques Mercier est directeur artistique et chef permanent de l’Orchestre national d’Ile-de-France. « Déployant une énergie et un enthousiasme communicatif, Jacques Mercier est parvenu à hisser sa formation au premier rang des orchestres français. » (Olivier Bellamy dans L’Événement du Jeudi) ; « Jacques Mercier a fait la preuve irréfutable de son grand talent fait de précision et de maîtrise, mais aussi de flamme et de panache. » (Pierre Petit, Le Figaro).

Durant sept années, Jacques Mercier est chef permanent du Turku Philharmonic en Finlande : une expérience déterminante dans son approche des oeuvres des compositeurs du Nord de l’Europe comme Sibelius dont il s’attache à faire découvrir le répertoire en France. Mais son talent fait de précision, de rigueur, de finesse et d’une extrême sensibilité s’illustre à merveille dans le répertoire français des XIXe et XXe siècles jusqu’à la musique d’aujourd’hui qu’il défend avec passion. Il crée en particulier des oeuvres de Iannis Xenakis, Luis de Pablo, Philippe Manoury et Wolfgang Rihm…

Pour le choix de ses enregistrements, Jacques Mercier fait preuve de curiosité et de pertinence. On lui décerne le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour Bacchus et
Ariane
d’Albert Roussel ainsi que le Prix de l’Académie du disque lyrique pour Djamileh de Bizet. Son enregistrement du Martyre de Saint-Sébastien de Claude Debussy paru chez RCA a obtenu le Choc du Monde de la Musique.

Dans le domaine de l’opéra, Jacques Mercier dirige tout particulièrement des oeuvres issues du répertoire français : Carmen, Faust, Béatrice et Benedict, Lakmé, Les Pêcheurs de perles… Jacques Mercier est élu Personnalité musicale de l’année 2002 par le Syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale. Son premier disque avec cette phalange, L’An Mil de Gabriel Pierné, a obtenu un Diapason d’or de l’année 2007. Son second disque paru en 2008, consacré à Antoine et Cléopâtre de Florent Schmitt, a obtenu également un Diapason d’or.

Sous la direction de Jacques Mercier, l’Orchestre national de Lorraine se produit dans de nombreux festivals : la Chaise-Dieu, Brighton, la Côte Saint-André, El Jem. En janvier 2011, lors d’une tournée de l’ONL, la presse allemande a qualifié Jacques Mercier de « Magicien de la baguette » (Mannheim).

 

DANIEL MESGUICH

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© Truong-Ngoc

Après être passé par le Conservatoire national de région de Marseille, il suit, pendant deux années, des études de philosophie à la faculté de Censier, à Paris. Admis en 1970 au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il y reçoit l’enseignement d’Antoine Vitez et de Pierre Debauche.

À peine sorti du CNSAD, il fonde sa compagnie, le Théâtre du Miroir, avec laquelle il ouvre un cours d’art dramatique. C’est ainsi que dix ans après, en 1983, il revient au Conservatoire à la demande de Jean-Pierre Miquel et en devient le plus jeune professeur. Il ne l’a plus quitté depuis et en a été nommé directeur en octobre 2007. Il est, par ailleurs, fréquemment sollicité pour diriger des master classes à l’étranger : Académie de Pékin, Princeton University, Monterey (Mexique), Budapest… et est invité à donner de nombreuses conférences sur la pédagogie théâtrale (New-York, Harvard, Oxford, Bogota…).

Daniel Mesguich compte à son actif plus d’une centaine de mises en scène pour le théâtre, une quinzaine pour l’opéra, en France et à l’étranger (Bruxelles, Prague, Moscou, Budapest, Leipzig, Séoul, Brazzaville, Bologne, Pékin…) et a été l’acteur d’une quarantaine de films pour le cinéma et la télévision.
Daniel Mesguich est invité fréquemment comme lecteur dans de nombreuses manifestations littéraires (Marathon des mots à Toulouse, Banquets de Lagrasse… ) et se produit, tout aussi fréquemment, comme récitant aux côtés de personnalités musicales telles que Brigitte Engerer, Soo Park, Jean-Efflam Bavouzet, Hélène Grimaud ou sous la baguette de grands chefs tels que Kurt Masur, Jean-Claude Malgoire, Philippe Bender… Avec le pianiste Cyril Huvé, il a remis à l’honneur le genre perdu du mélodrame, ce dont témoigne un CD paru aux Éditions des Femmes. Il a écrit de nombreux articles théoriques sur le théâtre, fait de nombreuses traductions de pièces de théâtre et est aussi l’auteur, notamment, d’un essai, L’éternel éphémère (ed. Verdier).

 

L’ORCHESTRE DES ÉTUDIANTS DU CONSERVATOIRE Notional Supérieur de Musique DE PARIS

La pratique de l’orchestre est inscrite dans l’histoire de l’institution : dès 1803, les symphonies de Haydn, puis de Mozart et de Beethoven étaient jouées par les élèves sous le direction de François-Antoine Habeneck ; ce même chef fonde en 1828 avec d’anciens étudiants, la Société des concerts du Conservatoire, à l’origine de l’Orchestre de Paris. Cette pratique constitue aujourd’hui l’un des axes forts de la politique de programmation musicale proposée par le Conservatoire dans ses trois salles publiques, dans la salle de concerts de la Cité de la musique, institution partenaire de son projet pédagogique dès sa création, ainsi que dans divers lieux de production français ou étrangers. L’Orchestre du Conservatoire est constitué à partir d’un ensemble de 350 instrumentistes, réunis en des formations variables, renouvelées par sessions, selon le programme et la démarche pédagogique retenus.

Les sessions se déroulent sur des périodes d’une à deux semaines, en fonction de la difficulté et de la durée du programme. L’encadrement en est le plus souvent assuré par les professeurs du Conservatoire ou par des solistes de l’Ensemble Intercontemporain, partenaire privilégié du Conservatoire. La programmation de l’Orchestre du Conservatoire est conçue dans une perspective pédagogique : diversité des répertoires abordés, rencontres avec des chefs et des solistes prestigieux.

 

Le Chœur de l’Armée française

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© Garde Républicaine

Le Chœur de l’Armée française, créé sur l’initiative du ministre de la Défense Charles Hernu, fait ses débuts officiels le 14 juillet 1983 dans les jardins du Palais de l’Elysée en présence du président de la République.

Formation spéciale de la Garde républicaine, il est le chœur officiel de la République et représente, de par son caractère original et unique, l’un des fleurons de la culture dans les armées et l’une des valeurs sûres de la représentation musicale française à travers le monde.
Il est un trait d’union important entre l’Armée et la Nation. Le chœur compte quarante-huit choristes.

Son répertoire s’étend de la chanson traditionnelle et populaire aux grandes œuvres classiques lyriques composées pour voix d’hommes, et la qualité de ses interprétations lui apporte la reconnaissance du monde artistique. Il participe à de nombreux festivals, galas, opéras, cérémonies officielles, concerts au profit d’œuvres humanitaires, émissions télévisées…
Il remplit ainsi une triple vocation : commémorer, honorer et divertir. Il se produit tant en France qu’à
l’étranger, dans des lieux aussi variés que :
A Paris : Palais de l’Elysée, Salle Gaveau, Salle Pleyel, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs-Elysées, P.O.P Bercy, Palais des Congrès, Panthéon, Invalides, Notre-Dame de Paris, Eglise de la Madeleine…
En Province : Opéra de Lyon, Corum de Montpellier, Halle aux Grains de Toulouse, Arsenal de Metz, Théâtres antiques d’Orange et de Vaison-la-Romaine…
Outre-mer : La Réunion
A l’étranger : Etats-Unis, ex-Yougoslavie, Allemagne, Grande-Bretagne, Suisse.

Le recrutement des choristes se fait par voie de concours, parmi l’élite des professionnels français.

Il est actuellement dirigé par le commandant Aurore Tillac, et par le capitaine Emilie Fleury, chef-adjoint.

 

Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris

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© J. Dumoux

La musique a toujours fait partie intégrante de la vie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est alors même que s’élevaient les voûtes en ogive, lancées en plein ciel pour constituer le chœur de l’église, que naissait l’École de Notre-Dame et ses grandes polyphonies. A l’audace des bâtisseurs de cathédrales répondait celle des musiciens. Depuis lors, la tradition musicale de Notre-Dame de Paris s’est maintenue au plus haut niveau et chaque génération est venue apporter sa pierre au prestigieux édifice que constitue l’histoire musicale de la Cathédrale.

Conscients de ce patrimoine séculaire, du rayonnement national et international des activités et de l’excellence des formations dispensées par la Maîtrise Notre-Dame de Paris, l’Etat, la Ville de Paris et l’Association diocésaine de Paris ont décidé conjoin-tement en 1991 de créer l’association Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris.

Chargée de la coordination artistique et administrative de l’ensemble des aspects musicaux de la Cathédrale, Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris a pour missions essentielles l’enseignement musical et la formation des chanteurs, l’animation musicale des célébrations liturgiques de la Cathédrale, l’organisation de concerts et auditions, la recherche musicologique autour du patrimoine de Notre-Dame de Paris, la diffusion et la création musicales.

Un dispositif vocal et instrumental très complet est mis en œuvre au service de ces missions. L’élément central en est la Maîtrise Notre-Dame de Paris, composée de plusieurs ensembles (Chœur d’enfants, Jeune Ensemble, Chœur d’adultes en formation professionnelle, Ensemble grégorien), auxquels s’adjoignent ponctuellement des orchestres baroques ou symphoniques. Le grand-orgue, l’orgue de chœur et l’équipe d’organistes qui leur sont attachés sont également des acteurs majeurs.

La saison de concerts, les auditions d’orgue du dimanche après-midi, l’accueil chaque année d’une cinquantaine de chœurs du monde entier, ainsi que la présence quotidienne de la musique à Notre-Dame de Paris, témoignent d’une exigence de qualité musicale en harmonie avec la vocation exceptionnelle de ce haut lieu.

 

Retrouvez tous les concerts de la saison 2011-2012 en cliquant ici.

 

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