Récital d’orgue par Henri-Franck BEAUPÉRIN

Mardi 29 novembre 2011 à 20h30

Le grand orgue de Notre-Dame de Paris participe de l’espace sonore et de l’architecture de la cathédrale. Il est un des éléments majeurs de la vie liturgique et musicale de la cathédrale et contribue à la beauté des offices et au rayonnement spirituel et artistique de Notre-Dame de Paris.

Organiste de la cathédrale d’Angers, Henri-Franck BEAUPÉRIN est un des derniers élèves de Gaston Litaize. Invité des plus grands festivals d’orgue en Europe, il a une prédilection pour l’improvisation, la transcription mais aussi l’exploration de la musique contemporaine. De Tournemire à Florentz, il mettra à l’honneur quelques uns des compositeurs les plus emblématiques de la littérature pour orgue en France au XXe siècle.

 

Programme

- Charles Tournemire (1870-1939)
Paraphrase-Carillon

- Jean-Louis Florentz (1947-2004)
L’Anneau de Salomon

- Olivier Messiaen (1908-1992)
Le Banquet céleste

- Maurice Duruflé (1902-1986)
- Suite, op. 5 : Prélude, Sicilienne, Toccata

 

Henri-Franck BEAUPÉRIN

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D.R.

Henri-Franck BEAUPÉRIN a été l’un des derniers disciples de Gaston Litaize avant d’obtenir au Conservatoire de Paris les premiers prix d’orgue et d’improvisation dans les classes de Michel Chapuis, Olivier Latry et Loïc Mallié. Il a été primé lors de diverses compétitions internationales à Tokyo, Budapest ou Lahti (Finlande), ainsi qu’au premier Concours International de Paris (1995), où le Grand Prix d’interprétation et le Prix d’interprétation de l’œuvre imposée (“Éloge” de Jean Guillou) lui sont décernés à l’unanimité du jury. En 2001, il est lauréat de la Fondation de France - Prix Charles Oulmont.

Titulaire des grandes orgues de la cathédrale d’Angers, il est directeur pédagogique de l’Académie d’Improvisation à l’Orgue des Pays de la Loire et mène une importante activité de promotion et d’enrichissement du patrimoine organistique de cette région, où plusieurs instruments ont été restaurés ou reconstruits selon ses conseils.

Il est invité de nombreux festivals internationaux comme interprète, improvisateur ou pédagogue, tant en Europe qu’en Amérique et en Asie : Festival d’Art Sacré de Paris (création du Premier Concerto pour orgue de Thierry Escaich avec l’Ensemble Orchestral de Paris sous la direction de Jean-Jacques Kantorow), Festival d’Art Sacré d’Angers (création de l’oratorio chorégraphique “La Passion de Becket” de Régis Obadia, musique de Thierry Escaich), Paris (Notre-Dame, La Madeleine, St-Eustache...), Chartres, St-Maximin, St-Bertrand-de-Comminges, “Nocturnes Océanes” de Luçon, Festival des Orgues de l’Aisne, “Toulouse-les-Orgues”, Festival d’Avignon, Monaco, Internationale Orgelakademie d’Altenberg, Bruxelles, Anvers, Luxembourg, Haarlem, Amsterdam, Tokyo, Montréal...

Sa discographie, qui témoigne de sa prédilection pour l’art de l’improvisation et de la transcription, a reçu l’éloge de la critique internationale. Après en avoir effectué le premier enregistrement intégral, il a réalisé la première édition de l’œuvre pour orgue de Raphaël Fumet (Éditions Delatour). Il est également l’auteur de plusieurs transcriptions pour orgue, dont celle du poème symphonique “L’Anneau de Salomon” de Jean-Louis Florentz.

 

Le grand orgue de Notre-Dame de Paris

Il y eut sans doute des orgues à Notre-Dame Paris dès sa construction au XIIème siècle mais Léonin , compositeur d’organa, fondateur de l’Ecole Notre-Dame et qualifié d’optimus organista, puis Pérotin le Grand (1160-1220), ne connurent sans doute que de petits instruments dans le chœur. Pour autant un « grand orgue » est sans doute construit à Notre-Dame au cours du XIIIème siècle. En 1330 les comptes de la cathédrale mentionnent le versement de cachets à un organiste. Quelques années plus tard apparaît le nom de Jean de Bruges, organiste et peut-être aussi facteur d’orgues. L’instrument est alors suspendu en « nid d’hirondelle » sous une fenêtre haute de la nef  : il s’agit d’un orgue encore modeste de 6 pieds en montre comprenant un seul clavier avec 4 à 6 tuyaux par note. En 1401 on décide de construire un nouvel orgue sur la tribune de pierre au-dessus du grand portail ouest. Depuis cette date, 50 organistes se sont succédés aux claviers du grand orgue suspendu sous la rosace du couchant.

L’un des premiers, en 1450, fut le célèbre auteur du Vrai mystère de la Passion, Arnoul Gréban. De siècle en siècle, le grand orgue s’agrandit et fait l’objet de multiples restaurations et reconstructions jusqu’à prendre, au XVIIIème siècle, les proportions qu’il a encore actuellement. A chaque époque l’orgue de Notre-Dame fait l’objet des soins les plus attentifs et se trouve doté de jeux nouveaux et d’améliorations techniques ; les facteurs d’orgues s’attachent toutefois à conserver le meilleur des strates antérieures et c’est pourquoi il existe encore aujourd’hui quelques tuyaux de l’époque médiévale.

Le grand orgue échappe à la tourmente de la révolution, grâce sans doute à l’interprétation de musiques patriotiques telles que celles composées en 1792 par l’organiste Balbastre, auteur de variations sur La Marseillaise et l’air ça ira. En 1868, après les travaux du facteur d’orgues Aristide Cavaillé-Coll , initiés par l’architecte Viollet-Le-Duc. , il trouve sa plénitude symphonique avec 86 jeux, sur 5 claviers et pédalier.

Louis Vierne, organiste de 1900 à 1937, le modifie à deux reprises et Pierre Cochereau, organiste de 1955 à 1984, l’augmente et le modernise de 1963 à 1975. Puis en 1992, il fait l’objet d’une restauration complète qui permet de restituer les sonorités symphoniques de l’orgue de Cavaillé-Coll tout en préservant les strates antérieures (XVIIème et XVIIIème siècles) et en associant les apports indéniables du monde contemporain.

Témoin authentique de plusieurs siècles de la musique et de la facture d’orgues françaises, le grand orgue de Notre-Dame de Paris est l’un des rares instruments français qui permettent de servir avec sincérité et émotion de nombreux répertoires et de susciter la création à travers la composition musicale et l’improvisation.

On peut l’entendre au cours des offices dominicaux sous les doigts de l’un des trois organistes titulaires (Olivier LATRY, Philippe LEFEBVRE et Jean-Pierre LEGUAY) et le dimanche après-midi avant l’office des Vêpres (à l’exception des dimanches du temps de Carême) lors d’une audition donnée par des organistes invités, venus du monde entier pour jouer ce prestigieux instrument, ou par l’un des organistes titulaires les jours de grandes fêtes. Ces auditions ont accueilli des milliers d’organistes des cinq continents. En outre des récitals d’orgue sont organisés en soirée dans le cadre de la saison de concerts de l’Association Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris.

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© Godong

 

Retrouvez tous les concerts de la saison 2011-2012 en cliquant ici.

 

 

Le Temps de Noël à Notre-Dame de Paris

- La crèche, du premier dimanche de l’Avent (samedi 28 novembre 2011) à la fête de la Présentation de Jésus au Temple (jeudi 2 février 2012).
- Les nocturnes de la crèche, tous les samedis et dimanches jusqu’à 20h45.
- Le sapin sur le parvis, du premier dimanche de l’Avent (samedi 28 novembre 2011) à la fête de la Présentation de Jésus au Temple (jeudi 2 février 2011).
- Les Paroles d’Avent , les dimanches 27 novembre, 4, 11 et 18 décembre 2011 à 17h20.
- Le concert de Noël, le mardi 20 décembre 2011 à 20h30.
- Les offices de Noël, les 24 et 25 décembre.
- Le CD À la venue de Noël , réunissant les formations musicales de la cathédrale.
- Le concert de chant grégorien Puer natus est , le jeudi 29 décembre 2011 à 20h30.
- La solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu, 45e Journée Mondiale de la Paix, le dimanche 1er janvier 2012.
- La solennité de l’Épiphanie du Seigneur, le dimanche 8 janvier 2012.

Mais aussi :
- Le récital au grand orgue par Henri-Franck BEAUPÉRIN, le mardi 29 novembre 2011 à 20h30.
- Le concert "Ave Maria" Polyphonies mariales de la Renaissance et d’aujourd’hui , le mardi 6 décembre 2011 à 20h30.
- La solennité de l’Immaculée Conception, le jeudi 8 décembre 2011 et la veillée de prière autour de la Sainte Couronne d’épines à 20h00.
- La messe de saint Éloi, le dimanche 11 décembre 2011 à 10h00.
- La fête de Notre Dame de Guadalupe, le lundi 12 décembre 2011 à 18h15.
- Le récital au grand orgue par pascal REBER, le mardi 13 décembre 2011 à 20h30.

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