Toussaint 2011

Solennité de tous les Saints (1 novembre) et Commémoration de tous les fidèles défunts (2 novembre)

Le 1er novembre, les catholiques fêtent tous les saints, connus et inconnus. La Toussaint exprime la joie et l’espérance chrétiennes : elle rappelle à chacun qu’il est personnellement appelé à la sainteté, à l’instar des saints célébrés ce jour. Leur sainteté n’est pas la perfection d’un code moral mais la perfection de l’amour, pour Dieu et le prochain, un amour capable de transfigurer l’existence et le monde. Cette sainteté n’est pas le privilège de quelques uns mais la vocation de tous.

Tous ensemble, réjouissons-nous dans le Seigneur, célébrons ce jour de fête en l’honneur de tous les saints.
Les anges se réjouissent avec nous de cette fête ; ils en glorifient le Fils de Dieu.

(Antienne d’ouverture de la Toussaint)

[...] Nous fêtons aujourd’hui la cité du ciel, notre mère la Jérusalem d’en haut ;
c’est là que nos frères les saints, déjà rassemblés, chantent sans fin ta louange.
Et nous qui marchons vers elle par le chemin de la foi, nous hâtons le pas,
joyeux de savoir dans la lumière ces enfants de notre Église que tu nous donnes en exemple.

(Préface de la Toussaint)

Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !

(Matthieu 5, 8-10. Antienne de la communion)

 

Lundi 31 octobre 2011

- 17h30 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 17h45 : Premières Vêpres de la Toussaint
présidées par le Père Gérard PELLETIER, Chapelain
Pour télécharger la feuille liturgique de cet office, cliquez ici.

- 18h15 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 18h30 : Messe anticipée de la Solennité de tous les Saints
présidée par le Père Gérard PELLETIER, Chapelain

Grand-orgue, Olivier Latry ; Orgue de chœur, Yves Castagnet

 

Mardi 1er NOVEMBRE 2011 : Solennité de tous les Saints

Pour télécharger la feuille liturgique des laudes de la Toussaint, cliquez ici.
Pour télécharger la feuille liturgique des vêpres de la Toussaint, cliquez ici.

 

- 8h30 : Messe de la Solennité de tous les Saints
présidée par le Père Martin GNANCADJA, Prêtre étudiant

- 9h30 : Laudes solennelles de la Toussaint
présidées par le Père Patrice SICARD, Chanoine, Chapelain

- 9h45 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 10h00 : Messe grégorienne de la Solennité de tous les Saints
présidée par le Père Patrice SICARD, Chanoine, Chapelain
Maîtrise Notre-Dame de Paris, Chœur d’adultes, direction Sylvain Dieudonné

- 11h15 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 11h30 : Messe solennelle de la Toussaint
présidée par le Père Baudoin ROGER, Chapelain
Maîtrise Notre-Dame de Paris, Chœur d’adultes, direction Lionel Sow

- 12h30 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 12h45 : Messe de la Solennité de tous les Saints
présidée par un Chapelain de la cathédrale

 

- 16h30 : Audition d’orgue par Olivier LATRY, organiste titulaire. Au programme : Apparition de l’église éternelle d’Olivier MESSIAEN (1908-1992) ; Aria de Jehan ALAIN (1911-1940) ; Hymne de Vincent PAULET (*1962) ; Postlude pour l’office des Complies de Jehan ALAIN (1911-1940) ; Prélude et fugue en sol mineur op.7 n°3 de Marcel DUPRÉ (1886-1971)

- 17h30 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 17h45 : Vêpres solennelles de la Toussaint
présidées par le Père Gérard PELLETIER, Chapelain
retransmises sur KTO, Télévision Catholique.
en présence, comme tous les ans, de plus d’une centaine de bannières à l’effigie de Saintes et Saints de tous continents et toutes époques. Auparavant, cette Procession des Saints aura traversé Paris.

- 18h15 : Sonnerie du Bourdon Emmanuel
- 18h30 : Messe solennelle de la Toussaint
présidée par le cardinal ANdré VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
retransmise sur KTO, Télévision Catholique.
Maîtrise Notre-Dame de Paris, Chœur d’adultes, direction Lionel Sow

Grand-orgue, Olivier Latry ; Orgue de chœur, Yves Castagnet

 

 

Mercredi 2 NOVEMBRE 2011 : Commémoration de tous les fidèles défunts

Tous les ans, le 2 novembre, l’Église catholique met tous les défunts au cœur de sa prière. Cette fête liturgique est à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession. La prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne. Il est donc naturel qu’au lendemain de la fête de ceux qui sont entrés dans l’intimité sacrée de Dieu, notre sollicitude se porte vers nos frères qui sont morts dans l’espoir de la résurrection et qu’elle embrasse aussi "tous les morts dont seul le Seigneur connaît la foi".

À nos frères défunts, accorde, Seigneur, l’éternel repos ;
et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin.

(Antienne d’ouverture)

Fais briller sur nos frères, Seigneur, ta lumière éternelle ;
qu’ils entrent dans la joie en compagnie des saints, car tu es bon.

(Antienne de la communion)

 

Pour télécharger la feuille liturgique des vêpres de la Commémoration de tous les fidèles défunts, cliquez ici.

- 8h00 : Messe
présidée par le Père Gaston YERBANGA, Prêtre étudiant

- 9h00 : Messe
présidée par le Père Pierre-Marie HOMBERT, Chapelain

- 12h00 : Messe
présidée par Monseigneur Antoine HÉROUARD, Secrétaire général de la Conférence des Évêques de France
en présence des membres du personnel de la cathédrale.

 

- 17h45 : Vêpres des défunts
présidées par le un chapelain de la cathédrale
retransmises sur KTO, Télévision Catholique.

- 18h15 : Messe
présidée par un chapelain de la cathédrale

 

Homélie du Cardinal André Vingt-Trois
Solennité de la Toussaint - Mardi 1er novembre 2011

La sainteté n’est pas réservée à une élite mais offerte à tous ceux qui acceptent de vivre toute chose en Christ. Elle passe aussi, comme pour le Seigneur, par l’acceptation des persécutions et de l’injustice subie à cause de Lui.

- Ap 7, 2-4.9-14 ; Ps 23, 1-6 ; 1 Jn 3, 1-3 ; Mt 5, 1-12a

Frères et Sœurs,

En situant le discours inaugural de Jésus sur une montagne, l’évangile selon saint Matthieu évoque pour nous une autre montagne : le Sinaï sur lequel Dieu a révélé à Moïse les Dix paroles de l’Alliance. Jésus apparait donc comme le nouveau Moïse qui révèle à l’humanité le chemin de l’alliance nouvelle. Cette loi nouvelle n’abolit pas la première, ni aucun de ses commandements (Mt 5, 17-19). Elle ouvre de nouvelles perspectives, non seulement pour le Peuple élu, mais pour l’humanité toute entière. C’est pourquoi le texte de l’évangile dit que ce discours est adressé par Jésus « à la foule », sans préciser comment cette foule est composée.

Jésus se met à les instruire, en commençant par ses disciples. Cet enseignement s’ouvre par une promesse de bénédiction, et non pas seulement par l’énoncé des commandements, comme pour l’Alliance du Sinaï. Jésus dit : « Heureux ! », ce qui signifie que Dieu bénit et que Dieu donne le bonheur. Tout ce qui viendra après cette promesse exprime les conditions de réception de cette bénédiction. Cependant, si cette promesse nous touche et nous remplit d’espérance, nous sommes également mal à l’aise devant les conditions énoncées par Jésus pour recevoir ce bonheur. Qui d’entre-nous, en effet, pourrait dire qu’il est pauvre de cœur, doux, affamé et assoiffé de justice ou miséricordieux ? Certes, nous pouvons essayer de l’être, mais nous mesurons aussi l’écart entre notre vie et la plénitude de ces vertus. Il y a donc une distance entre la promesse que Jésus fait à l’humanité, et notre capacité effective d’accueillir cette promesse.

Cet écart ne nous est pas présenté pour nous désespérer ou pour nous détourner de la promesse. Il permet de définir l’essence de la vie chrétienne. Un seul a été vraiment pauvre de cœur, doux, artisan de paix ou miséricordieux en plénitude : Jésus lui-même. Seul le Christ accomplit à la perfection ces béatitudes qui sont les commandements de l’amour. Pour espérer recevoir cette bénédiction et connaître le bonheur qu’Il nous promet, il nous faut donc nous efforcer de suivre son chemin et d’imiter sa manière de vivre. « Ayez en vous, les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus » nous dit saint Paul dans l’épître aux Philippiens (Ph 2, 5). Ou bien encore dans l’épître aux Galates, il écrit : « je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20). La perfection de l’amour à laquelle nous sommes appelés n’est pas hors de notre portée et accessible seulement à quelque personnes héroïques. Mais cette perfection ne peut être non plus le produit de notre effort, comme s’il suffisait de vouloir et de dompter en nous les désirs contraires.

Le Christ ne nous invite pas à un championnat de la perfection. Il veut pour nous la plénitude de l’amour et de la miséricorde. Il veut que nous nous laissions investir par la miséricorde de Dieu et transformer par la manière dont Il a lui-même vécu. Nous l’avons entendu tout à l’heure dans la Première lettre de saint Jean : « Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes » (1 Jn 3, 1). Nous sommes enfants de Dieu dans le Christ, mais le véritable fils, l’unique, celui que personne ne pourra égaler, c’est Jésus, Celui que le Père a envoyé. Nous, nous sommes enfants de Dieu par association à la filiation du Christ, dans la mesure où nous sommes unis au Fils unique. Nous avons reçue cette identité d’enfant de Dieu par le baptême. C’est là notre statut le plus précieux. Mais cette dignité nouvelle n’apparait pas encore dans toute sa plénitude. « Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement » (1 Jn 3, 2) car nous sommes en chemin de conversion pour devenir vraiment enfants de Dieu. Et « quand le Fils de Dieu paraîtra, à la fin, nous serons semblables à Lui parce que nous le verrons tel qu’il est » (Ib.).

Le chemin qui mène à la plénitude du bonheur et à la sainteté est un chemin de communion avec le Christ et de transformation de notre vie par la vie de Jésus. En méditant sa Parole, en contemplant les Mystères de sa vie et en communiant à Lui par les sacrements, nous découvrons peu à peu ce qu’est être enfant de Dieu, et nous nous laissons conduire à vivre en fils dans le Fils unique. Nous sommes enfants de Dieu en croissance, en développement, même si ce que nous sommes ne parait pas encore pleinement. Mais cette première ébauche suffit à nous remplir d’espérance et de joie. Nous sommes certains d’être appelés à devenir des saints et de pouvoir parvenir à la plénitude. La vision de l’Apocalypse de saint Jean qui nous parle de la multitude innombrable de ceux qui entourent le trône de Dieu manifeste que la sanctification de l’humanité n’est pas réservée à une petite élite, mais ouverte à tous ceux qui veulent répondre à l’appel de Dieu.

En ce jour de la Toussaint, nous célébrons ceux qui nous ont précédés. Quand nous fêtons ces saints inconnus qui ont été les témoins de l’Évangile à travers leur manière de vivre et se sont laissés transformer par la puissance de l’amour, nous ne faisons pas mémoire des plus grands saints que nous connaissons, mais d’une multitude d’hommes et de femmes qui ont été sanctifiés dans la discrétion de leur existence quotidienne. Nous rendons grâce pour celles et ceux qui ont cherché jour après jour à mettre l’Évangile en pratique.

Nous célébrons ceux qui se sont laissés entrainer dans la suite du Christ par la puissance de son amour, au point que, quand ils ont rencontré l’adversité, la souffrance, l’insulte ou la calomnie au Nom du Christ, ils ne se sont pas révoltés et n’ont pas défilé pour défendre leur notoriété. Ils se sont réjouis et ont connu l’allégresse de participer, si peu que ce soit, à la Passion de Jésus. Jésus mourant sur la croix n’a pas maudit ceux qui l’ont exécuté. Jésus couronné d’épines, flagellé et blasphémé n’a pas répondu à ceux qui l’insultaient. Á ceux qui disaient : « Il en a sauvés d’autres, qu’il se sauve lui-même s’il est la Fils de Dieu, l’élu » (Lc 23, 35), Jésus déclare : « Pensez-vous donc que je ne puisses pas faire appel à mon Père qui me fournirait sur le champ plus de douze légions d’anges » (Lc 26, 53).

C’est donc se tromper complètement sur le sens de ces paroles du Christ, que de les transformer en argumentaire guerrier : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » (Mt 5, 10-12). Frères et Sœurs, laissons-nous pénétrer de cet esprit d’amour de douceur, de miséricorde et de compassion qui nous unit au Christ souffrant. Amen.

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

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