Messe du bicentenaire de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris

Dimanche 18 septembre 2011 à 9h30

Le cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, présidera cette messe d’action de grâce, en présence de Monseigneur Luc RAVEL, évêque aux Armées françaises.

Cette célébration sera diffusée en direct sur KTO, Télévision Catholique.

 

En raison de cette célébration :
- la messe habituellement célébrée à 8h30 le sera à 8h00 ;
- l’office des Laudes, habituellement à 9h30, sera supprimé ;
- l’habituelle messe grégorienne de 10h sera supprimée.

 

En 2011, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris fête ses 200 ans, à cette occasion de nombreux évènements seront organisés :
- Une exposition itinérante thématique sur la Brigade et ses évolutions qui sera présentée à la préfecture de police et dans de nombreuses mairies parisiennes et franciliennes de la petite couronne à partir du mois de juin.
- Au mois de juin, une exposition de photographies aura lieu à L’hôtel National des Invalides (côté esplanade des Invalides).
- Le 14 juillet 2011, la Brigade sera mise à l’honneur lors de la fête nationale et en particulier lors du défilé militaire sur les Champs-Elysées.
- Les nombreux bals du bicentenaire organisés le 14 juillet dans les casernes de la Brigade.
- Au mois de septembre 2011, un ouvrage illustré retraçant l’histoire de la Brigade et ses évolutions, réalisé en collaboration avec la maison d’édition Albin Michel sortira en librairie.
- Un timbre-poste commémoratif sera mis en vente le 16 septembre 2011 par la Poste.
- Le 17 septembre 2011 "la nuit du feu" un spectacle exceptionnel au palais omnisport de Paris Bercy.
- Le 18 septembre 2011 à Notre-Dame de Paris, une messe d’action de grâces.

 

Sainte Barbe, Patronne des pompiers

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© NDP

Au cours de la célébration, deux pompiers de la caserne de Poissy, caserne dont dépend la cathédrale, portèrent en procession auprès de l’autel une statue de Sainte Barbe, Patronne des Pompiers.

Cette statue, conservée dans le Trésor de la cathédrale, provient d’un monastère de Suisse, dont le gouvernement civil local avait fait vendre les biens au milieu du XIXème siècle. Comme parmi ceux-là, se trouvait un certain nombre de reliques, l’archevêque de Paris, Monseigneur SIBOUR (1792-1848-1857), députa en 1853 des chanoines pour vérifier sur place et acquérir quelques-unes d’entre elles.

Le délégué du Chapitre arriva à temps pour sauver ces reliques qu’un vendeur d’objet d’art s’apprêtait à mettre aux enchères. Au nom de l’Archevêque de Paris, il fit l’acquisition, au prix de 300 francs, d’un ensemble de quatre statues-reliquaires des années 1730, en bois peint, représentant Saint Roch, Sainte Barbe, Saint Sébastien et Sainte Agathe.

Ces quatre statues-reliquaires sont depuis lors conservées dans le Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le piédestal et le brancard qui servirent au cours de cette célébration furent spécialement conçus et réalisés par le Caporal Chef Bruno Gérardin et ses équipes du service infrastructure (groupe menuiserie) de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris.

 

 

 

Homélie du Cardinal André Vingt-Trois

La miséricorde de Dieu est donnée à tous les hommes, aux premiers venus comme aux derniers. Cette espérance ouvre un chemin devant toute vie, même la plus perdue.

Is 55, 6-9 ; Ps 144, 2-3.8-9.17-18 ; Ph 1, 20c-24.27a ; Mt 20, 1-16

Frères et Sœurs,

« Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, ses chemins ne sont pas nos chemins » (Is 55, 8). Cette parole du prophète Isaïe éclaire la manière dont nous pouvons comprendre la parabole de l’évangile de saint Matthieu que nous venons d’entendre (Mt 20, 1-16) : nous devons mesurer la différence entre la manière dont Dieu envisage sa relation avec les hommes et la justice des relations entre les hommes, et ce que nous en comprenons. La justice de Dieu n’est pas notre justice. Quand nous rêvons de justice, dans le meilleur des cas, nous pensons à une plus grande équité, qui, même si nous la savons illusoire, consisterait à effacer les différences pour donner à tous l’impression d’être pareils. Mais ce n’est pas ainsi que Jésus conçoit les relations humaines. Ce n’est pas non plus la forme de relation avec Dieu qu’il nous propose. Notre justice voudrait que ceux qui ont commencé à la première heure gagnent proportionnellement plus que ceux qui ont commencé à la dernière. Mais Jésus nous révèle que là où notre regard et notre jugement mesurent ce qui est raisonnablement dû à chacun, la miséricorde de Dieu fracasse notre système et ouvre la plénitude de son amour à tous. L’égalité que nous pouvons viser ne sera pas une sorte de nivellement ou de promotion sans discernement. Elle sera réalisée par la plénitude de l’amour qui traite tous les hommes avec la même miséricorde. Là où nous souhaiterions introduire les disparités, Dieu ouvre largement les bras pour accueillir tous les hommes.

Saint Paul dira que cette dimension de l’amour de Dieu est incommensurable. On ne peut pas la mesurer. Elle représente pour nous une espérance et un appel. L’espérance nous est donnée parce qu’il n’y a pas de temps dépassé, parce qu’il n’est jamais trop tard. Ceux qui sont appelés à la dernière heure ont même autant de chance que ceux qui sont appelés à la première. Il n’y a pas un seuil fatidique au-delà duquel il n’y aurait plus de repentance possible ni d’appel pour le service du Royaume. Certains sont appelés dès leur jeunesse à suivre le chemin de l’Évangile. D’autres doivent chercher pendant de nombreuses années, ou même durant plusieurs décennies, avant que la lumière pénètre leur esprit et ouvre leur cœur. Mais les premiers comme les derniers sont accueillis de la même manière dans la miséricorde de Dieu. Nul ne peut prétendre que les jeux sont faits sous prétexte qu’il a été baptisé bébé et qu’il aurait mérité la miséricorde de Dieu. Celle-ci s’offre à tout homme, à ceux qui acceptent d’entendre sa Parole, qui laissent sa lumière éclairer leur vie, ou qui veulent bien changer leur manière de vivre. Tous, les premiers comme les derniers, peuvent décider un jour de répondre à l’appel du Maître, d’abandonner leur inaction et leur solitude, et d’entrer dans un démarche à laquelle il n’avait pas pensé jusque là. A tout moment de notre vie, jusqu’à la dernière minute, Dieu peut toucher nos cœurs, Dieu peut appeler à entrer au travail de la vigne, Dieu peut convertir notre existence.

Voilà notre espérance. Mais cette parabole est en même temps un appel : la venue de Dieu dans la vie des hommes ferme à jamais pour nous l’illusion de la fatalité. Une tentation permanente de l’existence humaine est de croire que, puisque nous avons franchi telles et telles étapes et commis un certain nombre d’erreurs, puisque nous sommes prisonniers d’un certain nombre de dépendances, alors il n’y a plus de possibilité ouverte devant nous. Cet évangile nous dit le contraire. A tout moment nous pouvons être appelés par le Seigneur, nous pouvons entrer dans une vie nouvelle, vivre la conversion et l’ouverture de notre existence.

Frères et sœurs, le Dieu auquel nous croyons n’est pas un maître difficile. C’est un Père débordant d’amour qui ouvre ses bras à chacun de ceux qu’il a lancé dans l’existence. C’est un Dieu riche en miséricorde et toujours prêt à combler ceux qui répondent à son amour. Que cette espérance éclaire notre vie. Qu’elle motive notre recherche de la vérité dans notre existence. Qu’elle renforce notre courage pour accepter de corriger ce qui est malvenu dans notre vie. Qu’elle soit un motif de joie et de bonheur !

Amen.

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

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