Messe et veillée de prière avec l’AED

La Palme de la Liberté

mercredi 4 mai 2011

"La Palme de la Liberté", le 4 mai sur le parvis de Notre‐Dame de Paris, est une journée de
sensibilisation et de mobilisation pour la liberté religieuse.
Une véritable oasis avec une cinquantaine de palmiers se dressera d’un désert de sable pour rappeler la fragilité de la liberté religieuse. Cette liberté fondamentale, inscrite à l’article 18 des Droits de l’Homme, est bafouée dans de nombreux pays : Egypte, Irak, Turquie, Inde, Pakistan, Chine…
Il y a un mois, au Pakistan, Shahbaz Bhatti ministre des minorités religieuses a été abattu en pleine rue pour avoir publiquement défendu la chrétienne Asia Bibi.
Le 13 mars, au Nigéria, Ibrahim Abdullahi Bolori responsable religieux musulman très critique envers les extrémistes islamistes, a été abattu devant chez lui par des hommes armés circulant en voiture.
Les attentats de Bagdad et d’Alexandrie en début d’année ont révélé la situation dramatique des chrétiens d’Orient….

Aujourd’hui encore, des hommes et des femmes n’ont pas de liberté de pensée, de conscience et de religion. Des chrétiens, des protestants, des musulmans, des ahmadis … sont persécutés, ou même tués à cause de leur conviction religieuse.

Cette journée de "Palme de la Liberté", ouverte à tous, croyants ou non, est une initiative de l’Aide à l’Eglise en Détresse. Parmi ses actions d’aide aux chrétiens dans 140 pays, l’association soutient le sauvetage du monastère de Tibhirine en Algérie.
Des témoins seront présents pour dénoncer les situations de vie quotidienne difficiles dans leurs pays : au Pakistan, en Irak, en Egypte…

1 homme sur 2 vit dans un pays où la liberté religieuse n’est pas respectée.
75% des victimes de la persécution pour motifs religieux sont des chrétiens.
200 millions de chrétiens sont discriminés dans le monde.

Artisans de paix

L’oasis de la Paix, de 9h00 à 22h00
Venez découvrir l’oasis de la paix sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Palmiers, sable et eau évoqueront la fragile liberté religieuse dans le monde. Une exposition retracera la vie de ces hommes tués ces derniers mois pour le seul fait d’être croyant.

Chacun sera invité à faire un geste symbolique, pour soutenir la liberté des libertés.

Le sang des martyrs est semence des chrétiens

Messe à 18h30 présidée par le cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, Mgr Casmoussa (Mossoul, Irak), Mgr Coutts (président de la conférence épiscopale Pakistan) et Mgr Golta (Egypte)
retransmise en direct par KTO, Télévision Catholique.
Le Cardinal célèbrera une messe dans Notre-Dame en union de prière avec tous les témoins de la foi d’aujourd’hui. Leur mort et leur martyre, rappelé par les palmes, est source d’un renouveau dans la foi et l’attachement au Christ de chacun.

Victoire de la vie et triomphe de la paix

La Nuit des Témoins à 20h00
retransmise en direct par KTO, Télévision Catholique.
Une soirée de prières à partir de 20h00, de chants et de témoignages pour les chrétiens persécutés dans le monde aujourd’hui. Michael Lonsdale, meilleur second rôle aux césars 2011 pour "Des hommes et des dieux" livrera des témoignages de ces moines de Tibhirine.
Mgr Casmoussa (Irak), Mgr Golta (Egypte) témoigneront de la vie au quotidien dans leur pays respectif.

« J’exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d’un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi. (…)Que notre cri de douleur soit toujours accompagné par la foi, par l’espérance et le témoignage de l’amour de Dieu ! »
Benoit XVI

 

 

« Consacrer une journée dans l’année à la liberté religieuse est un signe d’encouragement fort pour toutes les victimes à travers le monde. Aujourd’hui plus de la moitié des hommes vit dans un pays de non droit de la liberté des libertés, la liberté religieuse. Des représentants des communautés religieuses persécutées seront présents le jour de la Palme de la Liberté. »
Marc Fromager, directeur de l’AED

 

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© Artea-France

Homélie du Cardinal André Vingt-Trois

La persécution dont le Christ, comme les chrétiens, sont victimes vient particulièrement de ce que la lumière de l’Evangile est un jugement sur les œuvres des hommes. Mais dès lors, la liberté religieuse et la liberté de conscience ne sont pas seulement des droits civils à préserver, mais aussi la condition même de l’adhésion des libertés humaines à la personne du Christ.
- Ac 5, 17-26 ; Ps 33, 2-9 ; Jn 3, 16-21

Frères et Sœurs,

Depuis le début de l’histoire de l’Église, les disciples du Seigneur ont eu à supporter, non seulement l’incompréhension, mais encore l’hostilité et la persécution. Cette tension, que nous avons beaucoup de mal à comprendre, reflète celle qui traverse toute la vie de Jésus et aboutit à sa crucifixion. Il y a comme un mystère du refus que l’on ne peut pas expliquer en invoquant un choc de culture, comme on le fait trop facilement et trop fréquemment. Il ne s’agit pas non plus d’une incompréhension de la révélation judéo-chrétienne qui serait tellement plus énigmatique que d’autres traditions religieuses. Ce mystère du refus vient de ce que la rencontre de l’homme avec Jésus-Christ est toujours un jugement. Dans ce face-à-face se dévoilent la profondeur et l’orientation de la liberté humaine, dont les mécanismes les plus cachés sont mis à jour. Il manifeste que l’homme doit parcourir un chemin de conversion pour atteindre la plénitude de sa vocation humaine. L’éclairage que projette la révélation sur l’aventure de la liberté humaine n’est pas facile à supporter et il est plus tentant et moins spontané de le rejeter que de l’accueillir.

Ainsi, dans l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre, Jésus rappelle le paradoxe auquel seront confrontés tous ses disciples : il apporte au monde la Bonne Nouvelle de la réconciliation et de la paix (comme l’Église, qui est chargée d’annoncer la bonne nouvelle du Salut à tous les peuples), mais cette annonce, au lieu d’être accueillie avec joie et délivrance, est souvent méconnue ou rejetée. Elle n’est pas refusée parce que son contenu serait mauvais ou la sagesse qu’elle propose insignifiante, mais parce que la lumière qu’elle projette sur nos œuvres entre en contradiction avec ce que nous vivons. « Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Tout homme qui fait le mal, déteste la lumière. » (Jn 3, 19-20) Cette déclaration de Jésus éclaire le récit des commencements de l’Église et des premières persécutions auxquelles sont soumis les disciples, que rapporte les actes des apôtres.

Ce jugement des paroles du Christ sur la liberté humaine peut concerner chaque individu, chacun de nous voit la profondeur de son cœur mis à jour par l’Évangile. Mais il concerne aussi les civilisations et les peuples tout entiers, qui parfois ne peuvent supporter que la lumière de l’Évangile dévoile les ressorts de leur fonctionnement et au milieu desquels on cherche à écarter ou faire taire les disciples du Christ. Mais puisqu’il s’agit d’une opposition entre la lumière de l’Évangile et la liberté humaine, cette tension ne pourra jamais être tout à fait résolue par un procès devant la justice des hommes. Seule la puissance de Dieu lui-même peut apporter la libération, comme nous l’entendons dans le récit des Actes des apôtres. Dieu a arraché les disciples à leur prison et leur a permis de retourner dans le Temple pour qu’ils annoncent la Bonne nouvelle.

Mais surtout, nous saisissons mieux que l’exigence de la liberté religieuse et de la liberté de conscience n’est pas une simple revendication de telle ou telle religion, dans le jeu des pouvoirs et des forces en présence. Parce qu’elle permet à la liberté humaine d’advenir à elle-même, la liberté de conscience est un élément constitutif de la dignité de la personne humaine et la condition pour qu’elle puisse reconnaître la lumière du Christ. L’homme vient à la lumière dans la mesure où il agit selon la vérité. Il peut accueillir la lumière dans la mesure où les institutions dans lesquelles il est impliqué, les pays dans lesquels il vit et la législation qui gouverne son existence, laissent exister réellement sa liberté pour qu’il puisse agir selon la vérité. Dans la mesure où chaque personne humaine est respectée dans le choix de sa conscience, elle a une chance de s’approcher de la vérité et de reconnaître le Christ comme la lumière qui éclaire le monde.

« Bienheureux les persécutés pour la justice car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 10). La promesse que Jésus a faite à ses disciples sur la montagne est aussi la source de l’espérance qui nous habite et de notre conviction que les entraves dans notre vie de foi et notre religion ne pourront jamais arrêter la puissance de l’Évangile. Nous sommes sûrs que l’Esprit de Dieu habite le cœur des hommes et peut conduire leur liberté à pratiquer la vérité pour parvenir à la lumière. C’est ce qui nous encourage à soutenir toutes celles et tous ceux qui essayent de vivre selon la liberté de leur conscience et la fidélité au sens du bien et du mal qui habitent leur cœur. Nous ne militons pas pour que l’homme soit libre parce que nous serions devenus « libéraux » mais parce que nous pensons que seule la liberté peut conduire au Christ. Amen.

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

L’AED, Aide à l’Église en Détresse

D’où vient l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) ?
Œuvre internationale de l’Eglise, l’AED a été fondée en 1947 par le Père Werenfried, religieux prémontré hollandais, décédé en janvier 2003, dont nous suivons les directives spirituelles rédigées en juillet 2000.

Quelle est sa mission ?
Grâce à ses 17 pays donateurs dont la France, l’AED intervient dans 140 pays pour soutenir l’Eglise. Elle a pour mission de venir en aide concrètement aux chrétiens persécutés, menacés ou réfugiés.

L’Eglise est-elle toujours en détresse ?
Oui, partout dans le monde, en Asie, en Afrique, en Amérique latine et même en Europe il ne fait pas toujours bon d’être disciple du Christ !
Dans de nombreux pays aujourd’hui, la liberté religieuse est menacée. Des chrétiens continuent à être assassinés pour leur foi. Certains sont humiliés, traités injustement, exclus de la vie sociale et politique par des législations discriminatoires. D’autres sont menacés pour avoir pris la défense des petits et des pauvres. Tous ces chrétiens forment « l’Eglise en détresse ».
Avec eux, nous espérons envers et contre tout que la violence et la haine n’auront pas le dernier mot, mais bien plutôt la réconciliation et la paix, dons du Christ ressuscité.

Concrètement que faites-vous ?
Nous aidons directement ceux qui souffrent ou qui sont dans le besoin. Par exemple, ces quelque 19 000 séminaristes et novices soutenus par l’AED chaque année dans le monde ; ces 800 prêtres, religieux et religieuses qui, grâce à des bourses, deviendront à leur tour des formateurs ; ces communautés opprimées ou qui sortent de la persécution et qui manquent de tout ; ces milliers de prêtres qui reçoivent une aide de subsistance. Mais également, tous ces chantiers de construction (chapelles, séminaires, couvents…), sans oublier l’aide à la motorisation, à l’apostolat des médias, à la diffusion de livres religieux.
L’an dernier nous avons dû refuser 2000 demandes d’aide !

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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