Parvis des Gentils

Vendredi 25 mars 2011 à partir de 20h00

Le Conseil pontifical de la culture organise, avec l’Institut catholique de Paris, le lancement d’une nouvelle structure de dialogue entre croyants et non croyants, appelée le Parvis des Gentils. Celle-ci, sur une suggestion du pape Benoît XVI, est destinée à construire un espace de dialogue « avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu, et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher au moins comme Inconnu ».

Paris a été choisi comme lieu symbolique fort pour inaugurer cette structure. Ainsi, les 24 et 25 mars 2011, trois sites de prestige – l’UNESCO, la Sorbonne et l’Institut de France – permettront à plusieurs hautes personnalités du monde de la culture de dialoguer autour du thème « Lumières, religions, raison commune ».

En clôture de cette manifestation, une grande rencontre populaire entre des jeunes chrétiens et leurs amis « pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu, et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher au moins comme Inconnu », selon le mot de Benoît XVI, se déroulera sur la Parvis avec diverses animations, mais aussi dans la cathédrale où les frères de la communauté de Taizé animeront un temps de Prière.

- 17h15 : Office des Vêpres de la solennité de l’Annonciation
- 18h30 : Messe de la solennité de l’Annonciation

- à partir de 20h00 : Sur le parvis de Notre Dame
« Au Parvis de l’Inconnu »…tout peut arriver. La fête, la joie chaleureuse et cordiale invite à se rassembler et partager des moments heureux ensemble. Plusieurs scènes animeront le parvis au long de la soirée, pour une démarche sensible vers l’essentiel. Le spectacle permet une sortie de soi ; il ouvre le regard vers un autre, provoque rencontres et dialogues.
Voici déjà quelques participants :

Paddy Kelly, compositeur chanteur interprète, d’origine irlandaise et membre de la Kelly Family, mêle les balades folk aux accents rock and roll des eighties. Son histoire personnelle fait de lui un témoin sensible du dialogue entre croyants et non-croyants : star du show business il se convertit soudain sous l’effet d’une brûlante rencontre avec Dieu. Il continue de composer et d’interpréter ses chansons, membre de la fraternité Saint Jean, il remonte sur scène à l’occasion du lancement du Parvis des Gentils. Rythmé, dansant, folk, pour une ambiance festive, joyeuse, conviviale et chaleureuse.
Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe, crée un spectacle inspiré du Livre de Job qui mêle le théâtre, le chant choral et d’autres mediums d’expression humaine. Le choix du livre de Job est particulièrement riche de sens pour notre temps et donne à la soirée une dimension grave, de celles qui font que la joie d’être ensemble et de vivre un moment convivial ouvre aussi les yeux sur la détresse de l’homme, ses parts d’ombre et sur l’espoir.
Une expérience de rencontres et de dialogues : après la communion du rire et de la joie, plusieurs thèmes d’échange et de débat donneront lieu à des conversations de cœur à cœur sur des thèmes essentiels.
- Film sur l’immensité de l’univers
- Théâtre, “Job ou la torture par les amis”, une création originale de Fabrice Hadjadj
- Danse, une scénographie contemporaine sur le Cantique des Cantiques créée pour l’événement
- Chant grégorien avec Damien Poisblaud
- Son et lumière exceptionnel sur la façade de la cathédrale
- Concert, animations musicales et intermèdes avec Paddy Kelly

- à partir de 20h00 : Dans la cathédrale
Espace de prière et de méditation commune
Puis le silence dispose à la méditation, aussi dans le secret des âmes et des cœurs de ceux pour qui Dieu est un Inconnu. A l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame, la communauté des frères de Taizé anime une veillée de prière dans l’esprit qui est le leur : « être une communauté où l’on cherche à se comprendre et à se réconcilier toujours et, par là, rendre visible une petite parabole de communion. »
« Ô toi, l’au-delà de tout, n’est-ce pas tout ce qu’on peut chanter de toi ? » (attribué à Grégoire de Nazianze)

 

Pour plus d’informations, cliquez ici.

 

Le Parvis des Gentils
Deux jours d’échanges et de dialogues entre croyants et non-croyants

Le Conseil pontifical de la culture organise, avec l’Institut catholique de Paris, le lancement d’une nouvelle structure de dialogue entre croyants et non croyants, appelée le Parvis des Gentils. Celle-ci, sur une suggestion du pape Benoît XVI, est destinée à construire un espace de dialogue « avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu, et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher au moins comme Inconnu ».

Le Parvis des Gentils sera le support d’activités diverses : plusieurs grands colloques par an (Bologne au printemps 2011 ; Stockholm à l’automne 2011), l’écriture en commun de pièces de théâtre ou la réalisation d’œuvres d’arts, des rencontres (ex. avec ceux qui ont subi un athéisme d’Etat et cherchent des voies nouvelles en Albanie, 2011).

Paris a été choisi comme lieu symbolique fort pour inaugurer cette structure. Ainsi, les 24 et 25 mars 2011, trois sites de prestige – l’UNESCO, la Sorbonne et l’Institut de France – permettront à plusieurs hautes personnalités du monde de la culture de dialoguer autour du thème « Lumières, religions, raison commune ».

À l’UNESCO. Ce dialogue est fondamentalement une question de culture, un apport dont les sociétés d’aujourd’hui ont un urgent besoin, un élément essentiel dans la recherche de la paix et l’abolition du rejet de l’autre dans les assignations identitaires. Ce dialogue a la même pertinence pour notre temps que le dialogue interreligieux. Mis dans la perspective de la mondialisation, il appelle à se poser des questions vitales portant sur l’universel et les valeurs.

En SORBONNE. La mise en œuvre de ce dialogue doit être pensé en débat. Le lieu universitaire ici apparaît comme un forum où se rencontrent des réflexions fondamentales de et sur la culture, dans les savoirs actuels. Un point mérite d’être traité en premier, celui de l’héritage des Lumières, avec de nouveaux types d’interpellations mutuelles entre les lumières de la raison et celles de la foi.

A l’Institut de France. Si le nouveau dialogue qui s’inaugure veut porter des fruits et ne pas se payer de mots, il doit aller jusqu’aux conséquences concrètes de ce qu’il préconise. Les tâches qui s’ouvrent alors dans la société exigent que cette réflexion s’incarne dans des pratiques culturelles spécifiques, et c’est ce que représentent les cinq académies qui composent l’Institut de France.

Au terme de ces deux jours, le Collège des Bernardins présentera dans une table ronde réunissant des personnalités du monde de la culture, des medias et de l’entreprise le projet global du Parvis des Gentils.

L’ensemble sera clôturé sur le Parvis de Notre-Dame pour une rencontre populaire entre des jeunes chrétiens et leurs amis « pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu, et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher au moins comme Inconnu », selon le mot de Benoît XVI.

« Au parvis de l’Inconnu… » la fête, la joie chaleureuse et cordiale invitent à se rassembler et partager des moments heureux. Plusieurs scènes animeront le parvis au long de la soirée, pour une démarche sensible vers l’essentiel. Le spectacle permet une sortie de soi ; il ouvre le regard vers l’autre. Après la communion du rire et de l’émotion, plusieurs thèmes d’échanges donneront lieu à des conversations de cœur à cœur, les dialogues du parvis.

La cathédrale sera exceptionnellement ouverte pour une veillée où la prière des frères de Taizé invitera au silence et à la méditation intérieure, dans le secret d’un face-à-face mystérieux et libre. Des lectures bibliques et chants de la communauté animeront cette veillée ouverte à tous.

L’ensemble de l’événement sera retransmis sur la chaîne Kto TV et sur www.ktotv.com.

 

Pourquoi le "Parvis des gentils" ?

Cet article est extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 14 mars 2011.
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Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture

D.R.

PN.-D. - Quelle est l’origine du projet du « Parvis des gentils » ?
Cardinal Gianfranco Ravasi – Le « Parvis des gentils » est né d’une suggestion faite par le pape, le 21 décembre 2009 : « Je pense que l’Église devrait ouvrir une sorte de “Parvis des gentils”... Au dialogue avec les religions doit aujourd’hui s’ajouter le dialogue avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher. » Si l’on regarde attentivement les discours de Benoît XVI, on retrouve régulièrement cette préoccupation : développer un dialogue de raison, respectueux et audacieux, avec les non croyants. Aussi est-ce tout naturellement que le Conseil pontifical de la culture s’est emparé de cette magnifique intuition et que nous nous sommes attelés à la mise en forme d’une structure qui en développe l’esprit.

P.N.-D. -Quels en sont les objectifs ?
Cardinal Gianfranco Ravasi
- Nous voulons aller dans les universités d’État ou les grandes institutions culturelles laïques, pour organiser des rencontres et des débats entre non-croyants et croyants, de préférence laïcs. Les thèmes tournent autour des grandes questions anthropologiques fondamentales. Mais ce dialogue peut aussi prendre des formes très différentes, par exemple l’écriture commune de pièces de théâtre, la rencontre et le débat autour d’une œuvre d’art, etc. Le souhait est de contribuer à sortir d’une dialectique d’opposition entre l’héritage des Lumières et celui de la foi. Nous souhaitons dialoguer avec les tenants de ce que j’appelle « l’athéisme noble », et non celui qui se nourrit de slogans et de stéréotypes de bas niveau intellectuel et moral.

P.N.-D. – Quels moyens Sont pris pour cela ?
Cardinal Gianfranco Ravasi
- Le Conseil pontifical de la culture n’a d’autre ambition que de donner une nouvelle impulsion à ce dialogue. Paris a déjà un « Parvis » avec le Collège des Bernardins, et il s’y fait des choses remarquables et très diversifiées. Mais Paris a surtout pour nous une force symbolique qui parle partout en Europe : débattre de la question en Sorbonne, c’est un signe extrêmement fort ! Nous irons ensuite à Tirana, Stockholm, Prague, Berlin, Madrid, Genève, Marseille, etc.

P.N.-D. - Quelles sont vos attentes liées à la 1ère édition à Paris ?
Cardinal Gianfranco Ravasi
– Souvenons nous du discours de Benoît XVI aux Bernardins : « Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne. » Il me semble que ces propos prennent un relief particulier dans le paysage intellectuel français. Certains de mes amis italiens m’ont dit, après le « Parvis » organisé à l’université de Bologne, le 12 février dernier : « Maintenant, allons à Paris pour écouter ce que diront les Français dans le cadre passionnant de ces débats. » La France véhicule une certaine image à l’étranger, et il sera intéressant de voir comment de grands penseurs et hommes de culture de la Ville lumière nous aideront à dégager de grandes orientations pour l’approfondissement de ce dialogue, que je crois d’une grande pertinence pour nos sociétés.

Propos recueillis par Ariane Rollier.

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