Éditions des "Heures de Notre-Dame"

Janvier 2013 : parution des volumes VI A et VI B

« Louez Dieu dans son Temple saint,
Louez Dieu au ciel de sa puissance,
Louez-le pour ses œuvres de vaillance,
Louez-le dans sa grandeur. »
Psaume 150, 1-2

 

La cathédrale Notre-Dame de Paris édite, sous forme de recueils et pour les mettre à disposition des fidèles, les offices des Vêpres qui y sont chantés chaque soir, tout au long de l’année liturgique.

 

Avec le soutien de l’association Maurice de Sully, la cathédrale a publié les cinq premiers volumes d’une série de six, qui, sans être définitifs, sont cependant l’aboutissement d’un long processus et rassemblent le fruit d’années d’expérience. Ils unissent le labeur et la prière de nombreux serviteurs de la liturgie. Grâce à eux, nous pouvons suivre l’office noté dans des recueils beaux, maniables et lisibles. De plus, ils permettent de mettre à la disposition de ceux qui veulent y puiser ponctuellement, le fruit du travail accompli et du patrimoine musical séculaire de notre cathédrale.

 

Comment se procurer ces ouvrages ?

Le volume I (Temps de l’Avent), le volume II (Temps de Noël), le volume III (Carême et Semaine Sainte), le volume IV (Temps Pascal), le volume V (Temps Ordinaire) les volumes VI A et VI B (Sanctoral et Fêtes du Seigneur) sont disponibles :
- à la boutique de la cathédrale,
- sur le site internet, en cliquant ici.

Chaque volume est vendu 45 euros. Trois volumes sont vendus 110 euros.

 

 

Préface du cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris

La liturgie de l’Eglise est au cœur de sa mission en ce monde. Dans l’action liturgique se manifeste l’amour du Seigneur pour son Peuple et pour tous les hommes qu’il appelle à partager sa vie. En elle, les chrétiens goûtent déjà aux prémices de la joie du ciel et sont unis dans l’offrande du Christ à son Père, tout particulièrement dans la célébration des sacrements « autour desquels gravite toute la vie liturgique » [1].

La liturgie n’est pas le resserrement frileux d’un groupe menacé ou l’évasion lâche ou méprisante des réalités du monde. Elle est par nature missionnaire. Elle est par excellence le lieu où les fidèles intercèdent pour tous les hommes, en particulier pour ceux qui souffrent et attendent le Salut. Dans la célébration liturgique, le lien du Peuple de Dieu à son Seigneur est fortifié, pour que les chrétiens témoignent avec force des bienfaits de Dieu au milieu du monde. Dans les actes et les célébrations liturgiques, l’Eglise vit ce qu’elle est, ce qu’elle espère, et ce qu’elle est chargée d’annoncer à tous les hommes.

La liturgie étant « source et sommet de la vie chrétienne » [2], celle-ci a sans cesse été réformée au cours de siècles, pour s’ajuster toujours plus profondément au mystère de Dieu lui-même. Il y a bientôt cinquante ans, les Pères du concile Vatican II ont travaillé au renouveau de la liturgie, poursuivant l’œuvre engagée par saint Pie X et continuée par Pie XII. Sacrosanctum Concilium est la première constitution adoptée à Vatican II, le 4 décembre 1963. Elle traite de la Sainte Liturgie « avec une ampleur et une richesse sans précédent dans l’histoire de l’Eglise », selon les mots même du Pape Paul VI [3]. En son chapitre IV, elle a défini des orientations pour la rénovation de l’Office Divin, qui est l’ensemble des prières réparties au cours de la journée qui forment comme une couronne autour de la célébration eucharistique. Ce chapitre de Sacrosanctum Concilium insiste en particulier sur la sanctification de toute la journée par les différents offices (tout particulièrement celui du matin, les Laudes et celui du soir, les Vêpres), sur la promotion de la récitation commune de l’Office, sur la possibilité pour tous les fidèles, y compris les laïcs, de pouvoir prier les Heures, avec ou sans prêtres, sur la célébration dans les église des Heures principales, en particulier des Vêpres, les dimanches et jours de fêtes solennelles, et enfin sur le choix de prier l’office dans une traduction dans la langue de chaque pays. Cette réforme, qui s’inscrit dans la succession des modifications apportées à l’Office à travers les siècles visait à en faire « l’instrument adapté à l’action sacrée à laquelle il est destiné. » [4].

À la cathédrale Notre-Dame de Paris, depuis fort longtemps, le Chapitre des chanoines assurait fidèlement au chœur le chant des Laudes et des Vêpres chaque jour de la semaine. Au début des années 1990, Monseigneur Michel GUYARD, alors Recteur-Archiprêtre de la basilique, a souhaité que l’ensemble des fidèles puisse s’associer à la prière du soir. Pour cela, il fallait trouver une forme adaptée aux assemblées de Notre-Dame, composées de fidèles habitués et de pèlerins de passage. Un office inspiré de la prière des Vêpres, appelé « Office cathédral », a été imaginé. Sa mise en musique a été confiée à Monseigneur Jehan REVERT, Maître de chapelle. Celui-ci a opté dès le départ pour des lignes mélodiques chantantes et simples et pour une psalmodie permettant le chant alterné. Il a sélectionné un premier choix d’hymnes et composé des psalmodies et des mélodies pour les antiennes faciles à mémoriser.

Au long des années, cet Office cathédral s’est structuré et étoffé, à la demande des fidèles et sous l’impulsion des chapelains et de Monseigneur Patrick JACQUIN, Recteur-Archiprêtre. Ce travail a pu s’appuyer sur l’expérience du chant des Laudes avec les fidèles le dimanche matin, initiée dès 1969 par Monseigneur Emile BERRAR, Recteur-Archiprêtre et poursuivie par son successeur Monseigneur Jacques PERRIER. Grâce au travail de Monsieur Yves CASTAGNET (organiste de Chœur) pour la composition des antiennes et des psalmodies et du chanoine Norbert HENNIQUE, la forme de l’Office cathédral s’est par étapes rapprochée de l’office des Vêpres. A partir de septembre 1992, l’exécution musicale (orgue et chanteurs solistes) en a été confiée à Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris, qui assure la coordination de la vie musicale de la cathédrale.

Lorsqu’il a été décidé que cet office du soir serait retransmis chaque jour en direct sur la télévision catholique KTO, la perspective d’une participation des fidèles dépassant le cadre des habitués de Notre-Dame a été l’occasion d’ajuster résolument cet office du soir à la forme traditionnelle de la Liturgie des Heures de l’Eglise universelle. Cette œuvre a été menée à son terme par Monsieur Yves CASTAGNET et par le chanoine Patrice SICARD. Ainsi, nous disposons aujourd’hui pour chaque temps liturgique et pour les fêtes des Saints, d’un office du soir comportant tous les éléments des Vêpres et intégrant des hymnes et d’autres pièces du répertoire grégorien et de la tradition liturgique de Notre-Dame.

Grâce au soutien de l’Association Maurice de Sully et au soin de Monsieur Luc JOCQUÉ, nous avons pu engager la publication des différents volumes des « Heures de Notre-Dame » : Avent et Temps de Noël ; Carême et Temps Pascal ; Temps Ordinaire ; Sanctoral. Sans être définitifs, ces ouvrages sont cependant l’aboutissement d’un long processus et rassemblent le fruit d’années d’expérience. Ils unissent le labeur et la prière de nombreux serviteurs de la liturgie. Grâce à eux, nous pouvons suivre l’office noté dans des recueils beaux, maniables et lisibles. De plus, ils permettent de mettre à la disposition de ceux qui veulent y puiser ponctuellement, le fruit du travail accompli et du patrimoine musical séculaire de notre cathédrale.

La liturgie est l’âme vivante de la cathédrale Notre-Dame. N’est-elle pas le lieu ou le Peuple chrétien rassemblé autour de l’archevêque célèbre les bienfaits de Dieu au long des jours et parfois des nuits ? À travers les temps de l’année liturgique qui sont comme les saisons de la cathédrale, les tonalités spirituelles et musicales s’enchainent tandis que varient la lumière du soleil et la longueur des jours. Les célébrations liturgiques de chaque jour, celles des dimanches et celles des grandes fêtes unissent la prière des fidèles, des habitués, des pèlerins et des visiteurs. Certains passent ici un temps court, d’autres y demeurent avec foi, beaucoup déposent une veilleuse et confient leurs demandes, leurs joies et leurs préoccupations à la chapelle du Saint-Sacrement, à la Vierge au Pilier et devant le Reliquaire de la Sainte Couronne d’Épines, tous s’associent à la musique des orgues et aux chants, dont la renommée dépasse largement les frontières de la France. Par le regard, par l’écoute ou par le cœur, tous sont agrégés à la liturgie qui est célébrée, tous sont portés sur les épaules du Bon Pasteur qui offre la louange des hommes au Père du ciel.

 

Le 15 août 2010,
En la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

† André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

 

 

 

 

[1Concile Vatican II, Constitution dogmatique sur la liturgie, n°6

[2Concile Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église, n°11

[3Paul VI, Constitution apostolique Laudis Canticum du 1er novembre 1970

[4Ibid.

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