Messe de Saint Éloi

Dimanche 12 décembre 2010 à 10h00

Comme tous les ans, dans la tradition de l’Offrande du May de Notre-Dame de Paris, les membres de la Confrérie de Saint Éloi viennent prier à la cathédrale au cours d’une messe.

La statue du saint est portée en procession par les membres de la confrérie avant et après la célébration où elle regagne sa place dans la chapelle Saint-Éloi.

 

La chapelle Saint-Éloi
à Notre-Dame de Paris

C’est dans cette chapelle que se tenaient au Moyen-Âge les réunions de la confrérie Sainte-Anne et Saint-Marcel, issue du corps de métier des orfèvres. La tradition de la chapelle corporative a été reprise le 1er mai 1963 par les orfèvres parisiens. Pour le 1er mai 1964, ils produisirent et mirent en place l’autel en cuivre doré repoussé, le crucifix qui le surmonte, les chandeliers (tous œuvres de Philippe KAEPPELIN) et la grille (œuvre de SUBES). La statue représente le saint tenant sa crosse dans sa main gauche et tendant sa main droite "vers les fidèles".
Les orfèvres parisiens ont toujours eu une dévotion particulière à Notre-Dame de Paris, en témoigne l’Offrande du May de Notre-Dame de Paris. Tous les ans, dans la tradition de l’Offrande du May de Notre-Dame de Paris (mais au mois de décembre, Saint Éloi étant fêté le 1er décembre), une messe de Saint Éloi, messe grégorienne, est célébrée à la cathédrale ; la statue du saint est portée en procession pas les membres de la confrérie avant et après la célébration où elle regagne sa place dans la chapelle Saint-Éloi.

 

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© NDP

Registres capitulaires, t. XVI, p. 74, 1er mai 1963 :
Chaque année, la Confrérie de Saint Éloi où se rassemblent les orfèvres parisiens vient à Notre-Dame présenter son « May » à la Sainte Vierge. Cette année 1963, la visite et l’offrande ont été plus solennelles. Son Éminence vint présider et lorsque le May enrubanné et fleuri eut été placé devant la statue de N. D. de Paris, la croix, le clergé, le Chapitre, la bannière de la Confrérie, la statue de Saint Éloi, son patron, Son Éminence, les membres de la confrérie descendirent la grande nef pour aller jusqu’à la première chapelle du collatéral sud. Désormais cette chapelle sera confiée à la Confrérie. Le Chanoine Le Rouzic avait rappelé les pieuses démarches et les générosités des orfèvres parisiens à Notre-Dame pendant de longs siècles. Son Éminence félicita les orfèvres d’aujourd’hui d’avoir repris les traditions et leur confia le soin de cette chapelle si parfaitement dépouillée pour que leur piété et les ressources de leur art le rendent digne de Notre-Dame et de leur Confrérie.

Registres capitulaires, t. XVI, p. 102, 1er mai 1964 :
Comme chaque année ce 1er mai les Orfèvres sont venus offrir leur « May » à Notre-Dame. Mais cette année Son Éminence le Cardinal a présidé leur réunion, a reçu le May, a rappelé la tradition cinq fois séculaire, interrompue, reprise dans les mêmes sentiments de foi et de générosité qui animent la profession. M. le Chanoine titulaire Braun donna la bénédiction du Saint Sacrement. Puis la procession que conduisaient la bannière et la statue de Saint Éloi suivies par les Orfèvres couverts de capes violettes, un cortège de Son Éminence, de Mgr le Doyen, de Messieurs du Chapitre allèrent à travers la grande nef à la première chapelle latérale au sud-ouest. Cette chapelle fut jusqu’à la Révolution celle de la Corporation des Orfèvres. Ils en ont repris la possession et le Cardinal va bénir l’autel qu’ils y ont élevé, la croix qu’ils y ont dressée. Œuvres d’artistes, comme aussi la grille de clôture, ils enrichissent la Basilique Métropolitaine comme ils manifestent la fidélité des Orfèvres à leur idéal et à leur générosité.

 

Saint Éloi

Gallo-romain originaire de Chaptelat dans le Limousin, le bon saint Éloi appartenait à une famille de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence de tant de grands propriétaires qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves. Il laissa à l’un de ses frères le soin du domaine et entra comme apprenti orfèvre dans un atelier où l’on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes.

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Le crucifix de la chapelle Saint-Éloi

chapelle dont tout le mobilier fut offert en 1953 par les orfèvres parisiens. © Godong

Il gardait une partie des revenus venant de sa famille et il les employa au service de la charité des pauvres et des esclaves. Il était aussi habile dans les émaux que dans les ciselures d’or fin. Ces qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté. Lorsqu’on lui demanda d’exécuter un trône d’or pour le roi Clotaire II (613-629), il en fit un deuxième avec l’or en surplus qu’il ne voulait pas garder pour lui-même. Cet acte, étonnant pour l’époque, lui valut la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris, comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour. Nommé monétaire à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l’on vendait sur le port. Lorsque Dagobert devint roi en 629, il est rappelé à Paris où il dirige les ateliers monétaires du royaume franc, qui se trouvait à Paris sur le quai des Orfèvres et près de l’actuelle rue de la Monnaie . Il reçoit, entre autres, la commande d’orner les tombes de sainte Geneviève et de saint Denis. Il réalise des châsses pour saint Germain, saint Séverin, saint Martin et sainte Colombe et de nombreux objets liturgiques pour la nouvelle abbaye de Saint-Denis. Pour son honnêteté, sa franchise sans flagornerie et la qualité de son jugement pacifique, il avait la confiance du roi qui le faisait souvent appeler près de lui et lui confia même une mission de paix après du roi breton Judicaël. Grande était la piété et la vie de prière de ce laïc qui allait souvent aux offices monastiques. En 632, il fonde le monastère de Solignac au sud de Limoges et un an après, dans sa propre maison de l’île de la Cité, le premier monastère féminin de Paris dont il confiera la charge à sainte Aure. Un an après la mort de Dagobert qu’il avait assisté dans ses derniers moments, il quitte la cour en même temps que saint Ouen qui y était conseiller référendaire et chancelier. Comme lui, il entre dans la cléricature et est ordonné prêtre. Le même jour, le 13 mai 641, ils reçoivent l’épiscopat, saint Ouen comme évêque de Rouen et, lui, comme évêque de Noyon et Tournai, un diocèse qui s’étend jusqu’à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Il tente, sans grand succès, d’évangéliser la région d’Anvers. Au travers de ses sermons, nous connaissons la situation religieuse de cette époque et les superstitions païennes qu’il rencontre. Il fait sienne la spiritualité de saint Colomban, le moine irlandais, fonde des monastères et aime à se retirer dans l’oratoire d’Ourscamps-sur-Oise. Il voyage aussi. Nous le trouvons au concile de Châlon-sur-Saône et en Aquitaine, à Uzès et à Marseille. Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors. La reine sainte Bathilde se déplacera pour son enterrement, mais arrivera trop tard. A Paris, une église lui est dédiée dans le quartier parisien des ferronniers d’art et des ébénistes, l’église Saint-Eloi reconstruite en 1967. Une église, détruite en 1793, lui était dédiée dans la rue des Orfèvres, près de l’hôtel de la Monnaie (rue de la Monnaie à Paris 4ème).

 

Cette biographie est tirée du site de la Conférence des Evêques de France dédié aux Saints.

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Procession de la statue de Saint Éloi

© Godong

 

 

Le Temps de Noël à Notre-Dame de Paris

- La crèche, du premier dimanche de l’Avent (samedi 27 novembre 2010) à la fête de la Présentation de Jésus au Temple (mercredi 2 février 2011).
- Les nocturnes de la crèche, tous les samedis et dimanches jusqu’à 20h45.
- Le sapin sur le parvis, du premier dimanche de l’Avent (samedi 27 novembre 2010) à la fête de la Présentation de Jésus au Temple (mercredi 2 février 2011).
- Les "Paroles d’Avent", les dimanches 28 novembre, 5, 12 et 19 décembre 2010.
- Le concert exceptionnel : Oratorio de Noël de Johann-Sebastian BACH, le mardi 30 novembre 2010.
- Le concert de Noël, le lundi 20 décembre 2010.
- Les offices de Noël, les 24 et 25 décembre.
- Le CD "À la venue de Noël", réunissant les formations musicales de la cathédrale.
- Le concert de chant grégorien "Puer natus est", le 29 décembre 2010.

Mais aussi :
- Le concert "Polyphonies mariales de la Renaissance", le mardi 7 décembre 2010.
- La solennité de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 2010.
- La fête de Notre Dame de Guadalupe, le 11 décembre 2010.
- La messe de Saint Éloi, le 12 décembre 2010.
- Le récital au grand orgue par James-Davis CHRISTIE, le mardi 14 décembre 2010.
- L’hommage à Yves DEVERNAY, le samedi 29 janvier 2011.
- Le concert exceptionnel : Requiem de Fauré et Symphonie de Psaumes de Stravinsky, le mardi 1er février 2011.

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