Concert événement

"Magnificat" de J.-S. BACH

Mardi 15 juin 2010 à 20h30

- Maîtrise Notre-Dame de Paris, Jeune Ensemble, Chœur d’adultes
- Hadhoum TUNC, Anna-Maria PANZARELLA, sopranos
- Lucile RICHARDOT, alto
- Camillo ANGARITA, ténor
- Virgile ANCELY, basse

- Les Paladins

- Jérôme CORREAS, direction

 

Programme

- Johann-Sebastian BACH : Magnificat en mi bémol Majeur, BWV 243a
- Georg-Friedrich HAENDEL : Cantate Donna, che in ciel, HWV233

 

Johann-Sebastian BACH : Magnificat en mi bémol Majeur, BWV 243a

A la fin du printemps de l’année 1723, Jean-Sebastien Bach avait quitté Köthen pour prendre ses nouvelles fonctions de cantor de Leipzig. Noël fut la première grande fête pour laquelle Bach eut à fournir de la musique. Une tradition locale voulait que le service du jour comportât un Magnificat, cet hymne de louange à la mère de Dieu, qui, dans les grandes occasions était chantée en latin. Cette œuvre étant destinée à la fête de Noël, Bach insère quatre mouvements en plus des traditionnelles parties du Magnificat : "Von Himmel hoch" ("Du haut du ciel"), "Freut euch und jubiliert ("réjouissez-vous soyez dans la joie"), "Gloria in excelsis", et le duo "Virga Jesse floruit" ("L’arbre de Jesse a fleuri").

Quelques années plus tard, projetant une nouvelle exécution de son Magnificat, Bach, lui fait subir une série de changements, il néglige les quatre mouvements supplémentaires et transpose l’œuvre en Ré majeur.

C’est la première version, celle de 1723 en Mib majeur, rarement donnée, qui sera proposée pour ce concert.

 

Georg-Friedrich HAENDEL : Cantate Donna, che in ciel, HWV233

Au tout début du XVIII°s, le ville de Rome fut dévastée par une succession de catastrophes naturelles : le Tibre inonda la ville trois années de suite et les mois de janvier et février 1703 furent marqués d’une série de secousses sismiques extrêmement violentes qui ébranlèrent le Vatican, le Colisée et firent trembler le grand baldaquin de St-Pierre. “Le 2 février, lorsque la rumeur que la ville allait être détruite se répandit, on vit les rues, les places et les jardins se remplir d’une foule de gens à demi-vêtus qui se jetaient à genoux, se confessaient publiquement et s’embrassaient comme s’ils ne devaient jamais se revoir ...” La Ville fut finalement épargnée, c’est ainsi qu’en 1707, une grande commémoration fut organisée, au cours de laquelle on donna le motet de Haendel “Donna che in ciel”, adressé à la vierge, proclamée protectrice de la cité en cette occasion, et intercédant pour les fidèles. L’œuvre est une grande page pour soprano, évoquant tantôt l’ampleur de la catastrophe, tantôt la panique et la crainte religieuse puis les supplications faites au ciel. L’orchestre seconde continuellement les voix par des effets extrêmement saisissants : période d’activité du séisme, instants de silence ou de prière suivis d’un grand chœur de glorification de la vierge d’où se détache la voix soliste, en des vocalises ascendantes semblant monter directement au ciel. Bien que n’étant pas à Rome au moment de la catastrophe, Haendel a su admirablement traduire les émotions humaines telles que la peur et la ferveur religieuse et utilise un langage musical où le spectaculaire et le mystique se côtoient comme en un grand sermon. Ainsi que le déclarait un témoin : “la foi n’est pas morte à Rome, le tremblement de terre a été un grand prédicateur”.

 

JÉRÔME CORREAS

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D.R.

Après avoir étudié le clavecin et la basse continue auprès d’Antoine Geoffroy-Dechaume, Jérôme Correas s’est tourné vers le chant. Premier prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris suivi de deux années à l’École d’Art Lyrique de l’Opéra de Paris, Jérôme Correas a chanté avec de nombreux chefs le répertoire baroque (William Christie, Jean-Claude Malgoire, Sigiswald Kuijken, Michel Corboz), la musique des XIXe et XXe siècle (Marek Janowski, Sylvain Crambeling, Louis Langrée, Jesus Lopez-Coboz, Donato Renzetti, Gabriel Garcia Navarro) avec une prédilection pour la mélodie française qu’il a particulièrement beaucoup chantée aux Etats-Unis. Il participe à l’enregistrement de plus d’une trentaine de disques.

En 1997, il fonde les Paladins, associant sa double formation d’instrumentiste et de chanteur au service d’œuvres lyriques inédites ou peu connues, et faisant ainsi redécouvrir des œuvres de Carissimi, Mazzocchi, Marazzoli, Hasse, Porpora, Mouret, Desmarest, Grétry, Favart...

Il a toujours déployé une intense activité pédagogique : masterclasses aux Etats-Unis, au Brésil, en Italie, au Centre culturel de rencontre d’Ambronay, au CNSM de Paris ainsi qu’à la Maîtrise du Centre de musique baroque de Versailles.
Il est professeur de chant baroque au CNR de Toulouse.

 

LES PALADINS

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D.R.

En 1760, Jean-Philippe Rameau compose Les Paladins, ultime chef-d’œuvre de l’esprit baroque français, délibérément placé sous le signe de la fantaisie et de l’imaginaire.
En empruntant leur nom à l’un des plus grands compositeurs français, Les Paladins explorent les répertoires injustement négligés comme les grands fleurons de l’art musical baroque. Depuis plusieurs années, ils interprètent le répertoire musical dramatique italien du XVIIe, l’opéra comique français du XVIIIe et se produisent au Centre de Musique Baroque de Versailles (Alcide de Marin Marais), au Festival de la Chaise-Dieu (Dixit Dominus de Durante), à l’Arsenal de Metz, au Festival Baroque de Pontoise, au Festival de Musique Baroque de Lyon…
On les a entendus à Londres, Genève, Utrecht, à la Villa Médicis (Rome), Milan, Prague, Stockholm (Anacréon et Pygmalion de Rameau) et Namur. Depuis novembre 2008, les Paladins se produisent régulièrement aux Etats-Unis.
En 2007, L’Ormindo, opéra de Francesco Cavalli, mis en scène par Dan Jemmett est largement salué par la critique, représenté une vingtaine de fois, notamment à l’Opéra de Rennes, au Grand Théâtre de Reims et à l’Opéra de Massy. Les Paladins remportent également un grand succès en 2008 à la Cité de la Musique et au Théâtre du Châtelet dans le répertoire de l’opéra-comique français (Grétry).
Les Paladins ont enregistré trois disques chez Arion : Les Duos Italiens et Apollo e Daphné de Haendel (ffff de Télérama, 9 de Répertoire) et les Leçons de Ténèbres de Porpora.
Chez Pan Classics, ils ont enregistré les Histoires Sacrées de Carissimi, Madrigali e Dialoghi de Mazzocchi et l’Ormindo, opéra de Francesco Cavalli qui a été largement récompensé par la critique nationale et internationale (10 de Classica Répertoire, 5 Diapason et le prestigieux Preis der Deutschen Schallplattenkritik à Berlin).
Pour le label Ambronay : les Serpents de Feu dans le Désert de Hasse ; Leur dernier disque Soleils Baroques, qui réunit des œuvres inédites de Rossi et Marazzoli, vient de recevoir le 10 de Classica Répertoire.

La saison 2009/2010 se concentrera sur trois tournées d’opéra : le Couronnement de Poppée de Monteverdi (Saint Denis, Besançon, Nanterre, Angoulême, Villejuif..), la Fausse Magie de Grétry (Fondation Royaumont, opéra de Metz, Rennes, Reims), la Servante Maîtresse de Pergolèse (Arras, Valenciennes, Maisons-Alfort, Le Perreux sur Marne…).

Les Paladins sont soutenus par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Ile de France. Ils reçoivent le soutien de la Fondation Orange. Ils sont membres de la FEVIS (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés).Ils sont en résidence à la Fondation Royaumont.

 

Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris

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© J. Dumoux

La musique a toujours fait partie intégrante de la vie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est alors même que s’élevaient les voûtes en ogive, lancées en plein ciel pour constituer le chœur de l’église, que naissait l’École de Notre-Dame et ses grandes polyphonies. A l’audace des bâtisseurs de cathédrales répondait celle des musiciens. Depuis lors, la tradition musicale de Notre-Dame de Paris s’est maintenue au plus haut niveau et chaque génération est venue apporter sa pierre au prestigieux édifice que constitue l’histoire musicale de la Cathédrale.

Conscients de ce patrimoine séculaire, du rayonnement national et international des activités et de l’excellence des formations dispensées par la Maîtrise Notre-Dame de Paris, l’Etat, la Ville de Paris et l’Association diocésaine de Paris ont décidé conjoin-tement en 1991 de créer l’association Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris.

Chargée de la coordination artistique et administrative de l’ensemble des aspects musicaux de la Cathédrale, Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris a pour missions essentielles l’enseignement musical et la formation des chanteurs, l’animation musicale des célébrations liturgiques de la Cathédrale, l’organisation de concerts et auditions, la recherche musicologique autour du patrimoine de Notre-Dame de Paris, la diffusion et la création musicales.

Un dispositif vocal et instrumental très complet est mis en œuvre au service de ces missions. L’élément central en est la Maîtrise Notre-Dame de Paris, composée de plusieurs ensembles (Chœur d’enfants, Jeune Ensemble, Chœur d’adultes en formation professionnelle, Ensemble grégorien), auxquels s’adjoignent ponctuellement des orchestres baroques ou symphoniques. Le grand-orgue, l’orgue de chœur et l’équipe d’organistes qui leur sont attachés sont également des acteurs majeurs.

La saison de concerts, les auditions d’orgue du dimanche après-midi, l’accueil chaque année d’une cinquantaine de chœurs du monde entier, ainsi que la présence quotidienne de la musique à Notre-Dame de Paris, témoignent d’une exigence de qualité musicale en harmonie avec la vocation exceptionnelle de ce haut lieu.

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