Messe solennelle pour le

90ème anniversaire de l’arrivée des reliques de Saint Paul CHEN à la cathédrale

Jeudi 10 juin 2010 à 18h15

À l’occasion de la rénovation de la chapelle de l’Enfance Missionnaire, dans le bas-côté Nord de la cathédrale, à l’occasion du 90ème anniversaire de l’arrivée des reliques de saint Paul Chen à Notre-Dame de Paris, une messe solennelle fut présidée par Monseigneur Jérôme BEAU, évêque auxiliaire de Paris, en présence de nombreux prêtres, religieuses et religieux des Œuvres Pontificales Missionnaires et de l’Enfance Missionnaire.

Les familles, les enfants et les jeunes étaient tout particulièrement invités à se joindre à cette célébration où les reliques de Saint Paul CHEN furent portées en procession et déposées dans la chapelle rénovée de la Sainte Enfance.

 

Au cours de cette célébration, notre prière s’est faite :
- pour tous les catholiques et particulièrement ceux d’Asie, Irak, Inde, Bangladesh, Chine, qui sont martyrisés au nom de leur foi, par amour pour Dieu. Qu’à leur exemple nous aussi nous ayons sans cesse un désir croissant de nous attacher au Christ.
- pour nous tous, petits et grands, qui sommes appelés par notre baptême à être des témoins. Que chaque enfant réalise qu’il est une pierre vivante de l’Eglise Universelle.
- pour que l’esprit de solidarité et de charité continue d’habiter le cœur de chaque enfant et soit pour nous tous un rappel de notre responsabilité missionnaire.
- et en cette année du sacerdoce et ce mois des ordinations, nous prierons par l’intercession de Saint Paul Chen, séminariste, et du Saint Curé d’Ars, pour tous les prêtres et tous les séminaristes du monde entier.

 

 

Une plaque rappelant la dédicace de cette chapelle fut dévoilée :

 

天主赐福
Dieu fait descendre le bonheur.

DANS CETTE CHAPELLE DÉDIÉE À LA SAINTE ENFANCE DEPUIS 1864,
ONT ÉTÉ DÉPOSÉES LE 10 JUIN 1920
LES RELIQUES DE SAINT PAUL CHEN.
圣陈昌品保禄修士

RECUEILLI ET ÉLÉVÉ PAR L’ŒUVRE DE LA SAINTE ENFANCE,
IL EST LE PREMIER ENFANT CHINOIS À DEVENIR SÉMINARISTE EN 1860.
MARTYRISÉ AVEC TROIS AUTRES CATHOLIQUES,
REFUSANT DE RENIER SA FOI,
IL EST EXÉCUTÉ AU GRAND SÉMINAIRE
DE TSINGAY-QINGYAN EN CHINE
LE 29 JUILLET 1861, À L’ÂGE DE 23 ANS.

PAUL CHEN EST
DÉCLARÉ VÉNÉRABLE PAR LE PAPE LÉON XIII EN 1879,
BÉATIFIÉ PAR LE PAPE PIE X EN 1909,
CANONISÉ PAR LE PAPE JEAN-PAUL II EN 2000,
FÊTÉ LE 9 JUILLET.

« Chaque morceau de ma chair, chaque goutte de mon sang vous répéteront que je suis chrétien. »
SAINT CHI ZHUZI, MARTYR DE CHINE EN 1900, À L’ÂGE DE 18 ANS
« 你們杀吧,我的每一块肉、每一滴血都向你们重复说我是天主教徒。 »
圣郗柱子血洗者

« Aujourd’hui, à travers cette proclamation solennelle de sainteté, l’Église entend uniquement reconnaître
que ces martyrs sont un exemple de courage et de cohérence pour nous tous
et font honneur au noble peuple chinois. »

JEAN-PAUL II, 1ER OCTOBRE 2000
« 今天,教会隆重举行宣圣大典,
目的是在承认那些殉道者的勇敢和言行一致
是我们每个基督徒的表率,这对高尚的中华民族是个荣耀。 »
教宗若望保禄二世,2OOO年10月1日

 

 

Saint Paul CHEN

Le 1er octobre de l’Année Sainte 2000, en la fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus patronne des missions, Jean Paul II canonise 120 martyrs de Chine.
Ce groupe comporte des missionnaires européens et chinois, des évêques, des prêtres, des religieuses, des séminaristes, des catéchistes des catéchumènes et de nombreux laïcs. On compte 87 chinois, 13 français, 12 italiens, 6 espagnols, 1 belge et 1 hollandais. Ils résument une tranche d’histoire d’évangélisation de la Chine qui va du XVIIème siècle à 1930.

Parmi eux Jean-Pierre NÉEL (des Missions Étrangères de Paris), François Régis CLET (lazariste)…et Paul CHEN, séminariste chinois.

 

Paul CHEN (Chen Changpin) est né le 11 avril 1838 à Sintchen dans la province chinoise du Kouy-tcheou (Guizhou). Sa famille n’est pas chrétienne. Il est instruit grâce à la Sainte-Enfance et est admis au petit séminaire en 1853 où il est baptisé et confirmé le jour de Noël de cette même année. Il fait sa première communion en 1854. Doux et paisible de caractère, il travaille assidûment
En 1857 son père lui demande de rentrer chez lui mais il refuse énergiquement car sa vocation est solide.
En 1860 il entre au grand séminaire de Tsin-gay, c’est ici qu’il est arrêté et qu’il est décapité le 29 juillet 1861 avec un autre séminariste Joseph Tchang, un chrétien Jean-Baptiste Lô et Marthe Wang, la cuisinière du séminaire. Le séminaire est détruit par les soldats.

Ces quatre martyrs sont déclarés vénérables en 1879 puis béatifiés le 2 mai 1909 par le pape Pie X. Aujourd’hui canonisés, les 120 martyrs de Chine sont fêtés le 9 juillet.

Paul CHEN est l’un des enfants scolarisés par l’OEuvre de la Sainte-Enfance, aujourd’hui appelée Enfance Missionnaire. Il aime la prière, les jeux, les chants, et a appris l’Évangile par coeur. Il reçoit le baptême et décide de devenir missionnaire comme le père Louis FAURIE, son maître de catéchisme. Il est admis au séminaire, apprit le métier de menuisier, étudie avec passion le latin et la théologie et rêve de devenir prêtre. La persécution contre les catholiques brise son rêve le 29 juillet 1861. Paul est exécuté avec d’autres catholiques, il n’a que 23 ans. Paul Chen est le premier enfant chinois à devenir séminariste, martyr et saint. Béatifié en 1909, ses reliques sont amenées à Paris et déposées en la cathédrale Notre-Dame le 10 juin 1920. Il sera canonisé par le pape JEAN-PAUL II en 2000.

Le mardi 2 octobre 2007, après avoir présidé l’eucharistie, le cardinal Yvan DIAS, Préfet de la Congrégation de l’Evangélisation des Peuples, s’est recueilli dans cette chapelle de l’Enfance Missionnaire, devant les reliques de Saint Paul CHEN, perpétuant ainsi la dédicace de cet autel.

 

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Le Cardinal Yvan DIAS se recueillant devant les reliques de Saint Paul TCHEN

dans la chapelle de la Sainte-Enfance, le 2 octobre 2007 à Notre-Dame de Paris. ©NDP

 

Les reliques de Saint Paul CHEN à Notre-Dame de Paris

Une chapelle, sous l’invocation de "jésus Enfant", voit, avec l’autorisation de Monseigneur Darboy, alors archevêque de Paris (1863 – 1871), et sur la proposition du Chanoine de Place, archiprêtre de Notre Dame, d’être affecté en 1864 à l’œuvre de la Sainte Enfance dans l’Eglise Métropolitaine. En provoquant cette précieuse faveur, le Conseil Général de la Sainte Enfance a pensé qu’il serait heureux que l’œuvre eût un centre où tous ceux qui se préoccupent du Salut des Enfants infidèles, quel que soit le pays auquel ils appartiennent, puissent ainsi se réunir d’esprit et de cœur devant l’autel de jésus Enfant.
Le Conseil Central désire perpétuer le souvenir de la fondation de l’œuvre de la Sainte Enfance en 1843, honorer la mémoire de Mgr de Forbin-Janson, évêque de Nancy, qui en a eu la première pensée.
Dans cette chapelle de la Sainte-Enfance (ou Enfance Missionnaire), située dans la bas-côté Nord, a été déposé le reliquaire de Saint Paul CHEN.
On peut lire dans les Annales de l’œuvre de la Sainte Enfance le récit de l’office au cours duquel les reliques de Paul Chen furent portées à Notre-Dame :

 

"Le jeudi 10 juin 1920, Notre Dame de Paris recevait les restes précieux d’un jeune martyr chinois, séminariste élevé par la Sainte Enfance. Déjà l’illustre basilique avait accueilli de grands morts : cette fois pourtant ses murailles pouvaient s’étonner. Celui qui franchissait leur seuil réclamait en effet autre chose et mieux que l’éclat, l’incomparable éclat qu’elles ajoutent à toute pompe funèbre. Sur son passage nul appareil de deuil. Tout au contraire : le maître-autel, magnifiquement, déployait la parure d’un celum de pourpre, et dans la pourpre encore, parmi les feuillages et les fleurs, une chapelle attendait.

Comment donc ce fils de l’Asie venait-il à Paris chercher une sépulture ?

Par quel étrange mystère Notre Dame devant son cercueil brisait-elle avec des usages auxquels s’étaient pliés les plus grands rois eux-mêmes ?

Nous le dirons en quelques mots.

Quand un chrétien, si humble qu’il soit, verse son sang pour Jésus Christ, ce ne sont pas des funérailles que l’Eglise lui prépare, mais c’est la gloire, c’est le triomphe.
Voilà pourquoi le jeune martyr, entrant à Notre-Dame recevait ces honneurs.

Recueilli et élevé par l’œuvre de la Sainte Enfance, il devait son salut à la Sainte Enfance, il était donc tout naturel qu’il fut amené en Europe et qu’il apporta à Paris, centre et berceau de l’œuvre, la palme de sa victoire.

Il est 4 heures du soir. La vaste basilique est depuis longtemps envahie par les associés de la Sainte- Enfance. Les députations des orphelinats, des écoles, des collèges, des patronages remplissent et débordent la nef centrale : au milieu d’eux, nombre de prêtres, de religieux, de religieuses.

Dans le chœur ont pris place les trois séminaires des missions : celui des Missions Etrangères, celui de Saint Lazare, celui des Pères du Saint Esprit. Devant le chœur, on voit un groupe de jeunes Chinois. Mais tout à coup un cortège se déploie.

Portée par quatre diacres aux riches dalmatiques rouges, les plus belles de la cathédrale, voici venir la chasse du martyr. Quatre clercs la précèdent et quatre autres la suivent : tous sont revêtus de tuniques de pourpre, tous à la main portent des palmes.

A ce moment l’enthousiasme, l’enthousiasme est irrésistible. Un chant s’élève, c’est le chant du triomphe : Magnificat !

La chasse est déposée en avant du chœur, et les yeux de tous sont fixés sur elle.

A cet accueil ému, le martyr triomphant devait prendre la parole. Un vénérable évêque, le doyen des évêques d’Asie, S. G. Mgr Reynaud, vicaire apostolique du Tché-Kiang oriental, fut son éloquent interprète. Comme il gagnait la chaire, tous ceux qui suivent de près l’histoire des missions se rappelaient la longue et magnifique carrière fournie par cet apôtre et comment, dernièrement, la République chinoise avait récompensé par une de ses décorations sa charité et son dévouement.

Le Cardinal Amette qui préside la cérémonie est venu s’asseoir au banc d’œuvre. Jamais sur son visage on ne vit joie plus rayonnante. Autour de lui se sont groupés cinq évêques missionnaires. Ce sont : Mgr Roy, évêque d’Alinda et supérieur des Pères du Saint Esprit ; Mgr Cuaz, évêque d’Hermopolis Mineure, Mgr Barilion, évêque de Malacca, Mgr Lemaître, vicaire apostolique du Sahara, Mgr Lerouge, vicaire apostolique de la Guinée française.

Les jeunes associés sont heureux de voir le zélé Directeur de l’Œuvre, Mgr de Teil. N’est-ce pas lui qui a su organiser cette fête et dont l’activité, inlassable toujours malgré tous les obstacles se déploie avec tant de foi, de piété et de dévouement au service de l’œuvre ? On distingue également Mgr Graffin et Mgr Dieu ; de très nombreux amis, des protecteurs ou représentants de la Propagation de la Foi et de la Sainte Enfance.

En des termes exquis, Mgr Reynaud remercie le Cardinal Amette pour le précieux encouragement que sa présence apporte à l’œuvre. Il dit merci également au vénérable Chapitre qui reçoit dans sa cathédrale les restes du martyr. Puis il adresse un cordial salut aux évêques missionnaires ses vénérés frères d’armes. « Nous travaillons, dit-il, sous des climats divers mais nos joies sont communes comme aussi nos douleurs. Il y a quelques mois nous pleurions ensemble la perte des vaillants missionnaires morts au bord de l’Afrique : hier, nous acclamions avec l’Eglise universelle les Jeunes martyrs du Continent Noir. Aujourd’hui, c’est le triomphe d’un séminariste chinois qui nous réunit, martyr d’une province où travaillent les Pères des Missions Etrangères. »

Avec une grande simplicité, mais quelle distinction savoureuse l’évêque raconte aux associés de l’œuvre l’histoire du martyr. La place nous manque malheureusement pour reproduire ce touchant récit. En l’écoutant, on avait les larmes aux yeux.

Mgr Reynaud félicite les jeunes associés dont l’œuvre magnifique a produit aux missions des résultats si consolants.

Savez-vous, dit-il aux enfants, ce que par vos aumônes, vos petits sacrifices vous accomplissez ? Le voici en trois mots : vous donnez aux petits enfants qui ne connaissent pas le Christ les trois plus belles, les trois meilleures choses du monde : la vie, des mères, le ciel.

La vie, car aujourd’hui encore, malgré les lois et les prescriptions l’infanticide sévit en Chine et grâce à vos aumônes 100.000 pauvres petits sont chaque année arrachés à la mort. « A ces enfants vous donnez des mères, car de quel autre nom appeler les bonnes sœurs tendres et dévouées qui les recueillent, les baptisent, les élèvent ?

« Les associés doivent aimer les sœurs missionnaires. Ils doivent même se montrer fiers d’elles. Ces précieuses auxiliaires du prêtre en pays de mission sont aujourd’hui en effet plus nombreuses que les missionnaires. Leurs congrégations et communautés portent différents noms, mais toutes n’ont qu’un même but : la Sainte-Enfance. Elles sont comme un rameau, l’un des plus beaux rameaux de l’œuvre.

« Vous donnez le ciel aux petits enfants qui ne connaissent pas le Christ. Chaque année les sœurs missionnaires, les prêtres, les catéchistes baptisent près de 500.000 petits enfants. En leur procurant le salut, quels amis et quels protecteurs les associés s’assurent dans le ciel. »

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Mgr Jérôme BEAU encensant les reliques de Saint Paul CHEN à nouveau déposées dans la chapelle de la Sainte Enfance le 10 juin 2010.

© NDP

S.E. le Cardinal remercie Mgr Reynaud de son beau discours et de ses conseils. Il tient à exprimer sa joie de voir sa cathédrale, cette immense cathédrale, toute remplie des jeunes associés de la Sainte Enfance. Il les exhorte à être de petits apôtres par la prière et les sacrifices et de tout cœur il leur donne sa bénédiction.

Les jeunes séminaristes aspirants des missions entonnent dans le chœur le chant du départ de Gounod : Partez hérauts de la Bonne Nouvelle

Les orgues de leur voix puissantes accompagnent ce chant. Précédée et suivie des lévites qui portent les palmes, la chasse alors descend dans la grande nef. L’émotion est intense. On évoque, on croirait revoir une scène des catacombes.

Lent, majestueux le cortège est en marche. L’ordre parfait, le noble déploiement, l’intelligence des cérémonies, ce sont là, on le sait, des traditions à Notre-Dame. Mais soudain, ô merveille comme d’une gerbe dénouée, à profusion le soleil répand sur la chasse et sur les pas des clercs les fleurs multicolores de l’une des rosaces du transept. Cependant le chant continue. Aux mains des clercs les palmes frémissent.

Cette fois la procession a gagné la nef latérale. C’est là, dans la chapelle attribuée à la Sainte Enfance au temps de Mgr Darboy, que les lévites déposent la chasse du bienheureux Paul Chen ; c’est là qu’elle sera exposée à la vénération des foules, là que souvent, en un pieux pèlerinage, aimeront venir s’agenouillez les petits associés de l’œuvre.

Mais il convenait, après avoir loué et fêté le martyr, de célébrer l’Eucharistie où il avait puisé sa force. Un salut du Saint Sacrement pendant lequel la schola de Bièvres et les deux autres séminaires firent entendre leurs plus beaux chants, termina la cérémonie.

Une chapelle, sous l’invocation de JESUS ENFANT, voit, avec l’autorisation de Mgr l’Archevêque de Paris et sur la proposition de M. l’abbé de Piace, Archiprêtre de Notre Dame, d’être affecté à l’œuvre de la Sainte Enfance dans l’Eglise Métropolitaine.

En provoquant cette précieuse faveur, le Conseil Général a pensé qu’il serait heureux que l’œuvre eût un centre où tous ceux qui se préoccupent du Salut des Enfants qui ne connaissent pas le Christ, quel que soit le pays auquel ils appartiennent, puissent ainsi se réunir d’esprit et de cœur devant l’autel de JESUS ENFANT, dans l’église placée sous l’invocation de son immaculée Mère. – Ils pourront plus aisément, dans une commune prière, intéresser Dieu en faveur de leurs petits protégés et le remercier des bénédictions dont il ne cesse de combler la Sainte-Enfance.

Le Conseil Central désire en même temps perpétuer le souvenir de la fondation de l’œuvre en 1843, honorer la mémoire de Mgr de Forbin-Janson, évêque de Nancy, qui en a eu la première pensée, et ne point séparer de ce nom à jamais cher à la Sainte Enfance celui de M. l’abbé Jammes, ancien Vicaire Général et chanoine titulaire de l’Eglise de Paris qui, après la mort de Mgr de Forbin-Janson, a propagé avec tant de zèle l’œuvre commencé par lui.

Les Membres du Conseil ont d’abord ouvert entre eux une souscription destinée à la disposition et à l’ornementation de cette Chapelle, ils n’ont point voulu détourner ni directement, ni indirectement de leur destination la moindre des sommes recueillies pour subvenir aux Œuvres de la Sainte Enfance ; mais ils n’ont point voulu non plus priver les fidèles qui désireraient contribuer à l’appropriation de ce sanctuaire de la consolation d’y prendre part."

 

Extrait des Annales de l’œuvre de la Sainte Enfance pour l’année 1920
 

L’Œuvre de la Sainte Enfance

L’Enfance Missionnaire est un service catholique des enfants, présent sur les cinq continents, qui soutient chaque année plus de 2800 projets de solidarité.

Sa devise « les enfants aident les enfants » rappelle que chaque enfant est une personne, capable de prendre des responsabilités à sa mesure, et dont la foi, soutenue et partagée avec d’autres, est capable de soulever des montagnes.

Son charisme
L’Enfance Missionnaire est l’une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle a été fondée en 1843 par un évêque français, Charles de Forbin-Janson. Il eut cette inspiration que, généralement, les enfants pouvaient comprendre d’autres enfants, s’identifier à eux et les soutenir.
L’Enfance Missionnaire est au service des communautés chrétiennes. Elle aide les éducateurs à éveiller auprès des enfants leur vocation missionnaire. Elle aide à faire grandir la foi des enfants en les invitant à se savoir en communion les uns avec les autres à travers le monde grâce à l’accueil, la prière et la charité, afin que chaque enfant ait le droit de vivre dignement.
Cette charité se manifeste par une communion de prière et d’offrandes (quel que soit mon pays ou ma situation, je suis invité à un échange, à une ouverture et à renoncer à quelque chose pour permettre à chacun de grandir). L’Enfance Missionnaire invite à l’entraide du cœur et de la main, comme signe de communion et d’amitié engagés avec d’autres enfants du monde. Ceci par la prière personnelle et en groupe, par l’offrande personnelle et la collecte en faveur des autres enfants les plus démunis : ceux qui sont pauvres et aussi ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ.

Ses objectifs
Tout au long de l’année, l’Enfance Missionnaire propose aux éducateurs des activités concrètes à réaliser avec les enfants pour :
- Découvrir les visages des enfants d’autres pays : leurs conditions de vie, leur foi, leurs projets,
- Prier et devenir enfant veilleur pour d’autres enfants d’un pays, d’une région précise,
- Etre solidaire personnellement et par des collectes, des enfants en situation de détresse dans les pays défavorisés.

Pour plus d’informations sur l’activité actuelle de cette Œuvre, cliquez ici.

 

 

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