Homélie du vendredi 6 avril 2018
publié le 12/04/2018 dans Non classé

Nous venons d’entendre le discours kérygmatique de saint Pierre qui est une catéchèse fondamentale sur le Salut. Si les apôtres font des miracles par le nom de Jésus, c’est parce qu’il est l’unique Sauveur : « En nul autre que lui, il n’y a de Salut. »

Oui, le Christ est venu sauver tout homme sans exception ; ce salut n’est pas automatique, car il engage notre liberté : veux-tu être guéri ? Veux-tu être sauvé par le Christ ?

Et pourquoi est-il l’unique Sauveur ? Parce qu’il est vraiment homme et qu’il a tout assumé en nous, hormis le péché et donc il connaît nos faiblesses et nos fragilités et qu’il est vraiment Dieu pour pouvoir guérir nos blessures et la plus grande blessure est la mort, conséquence de notre péché. La Résurrection du Christ est bien la victoire sur la mort.

L’Évangile que nous venons d’entendre est l’un des récits des apparitions. Les disciples ont repris leurs occupations habituelles de pécheurs et le Ressuscité les rejoint pour faire le lien entre ce qu’ils ont vécu avec lui avant la mort et ce qu’ils vivent dans cette apparition. En effet, il y a déjà eu une pêche miraculeuse. Et c’est pourquoi le disciple que Jésus aimait dit : « C’est le Seigneur ! » En effet ce miracle rappelle la première pêche. Les disciples savent que c’est le Ressuscité, à la fois si différent et pourtant le même ! Regard de foi et d’amour.

Ces apparitions confortent leur foi et les éclairent sur leur propre résurrection. Il est évident que désormais la mort ne pourra pas détruire les relations d’amitié, d’amour que l’on tisse tout au long d’une vie.

Notre corps ressuscité sera bien différent, mais il y aura une reconnaissance. Nous nous servons des catégories du temps et de l’espace, tout simplement parce que nous en avons besoin pour penser, mais la vie éternelle est d’une autre réalité. Le Pape émérite Benoît XVI écrit : « Dieu ne se trouve pas dans un quelque part, il est la réalité. La réalité qui porte toute la réalité. Et cette réalité n’a pas besoin de coordonnées ».

Et un peu plus loin, répondant à son interlocuteur qui lui posait la question sur l’amour, voici ce qu’il dit : « J’ai pris conscience de plus en plus clairement que Dieu lui-même n’est pas seulement un puissant souvenir, une puissance lointaine, mais qu’il est amour, qu’il m’aime et que la vie doit être déterminée par lui. Par cette force qui s’appelle amour. »

Seul l’amour est digne de foi et la résurrection du Christ est une grande espérance pour chacun d’entre nous : l’amour sera transfiguré et c’est ainsi que nous retrouverons tous les êtres aimés dans la lumière de Dieu.

« Rendons grâce au Seigneur, il est bon

   Éternel est son amour. »

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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