Homélie du Vendredi 5 janvier 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Nous sommes toujours dans ce temps de Noël et la liturgie de la Parole nous met en lumière les grâces de l’Incarnation.
Arrêtons-nous sur les paroles de Jésus à Nathanaël : « vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Oui, désormais le ciel est ouvert ! Rappelez-vous le livre de la Genèse et le récit du péché des origines : Adam et Eve sont expulsés du jardin et l’auteur ajoute : « Dieu posta les Kéroubim armés d’un glaive fulgurant, pour garder l’accès de l’arbre de la vie ». Les mystères de l’incarnation et de la rédemption ont redonné accès à l’arbre de vie ; le chemin a été parcouru par le Fils qui vient du Père pour retourner à lui, mais avec toutes celles et tous ceux qui mettent leur pas dans les siens. Les Kéroubim ne sont plus armés ; désormais ils chantent les louanges du Seigneur en virevoltant autour du Fils, assis à la droite du Père.
Les Pères aiment redire que Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ; non pas prendre sa place, mais le voir face à face en devenant semblable à lui. Désormais, grâce à la liturgie, nous entrons dans la liturgie céleste et nous voyons l’invisible.
« Tu verras des choses plus grandes encore ».
Cette vision de Dieu rayonne au cœur de la charité, c’est ce que vient de nous redire saint Jean dans sa première lettre.
Nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous sommes enracinés dans l’amour. C’est l’Esprit qui répand cet amour en nos cœurs, et nous sommes appelés à nous mettre à l’école du Christ ; il s’est donné totalement à nous et nous devons en faire autant ! D’ailleurs ce don de nous-même, nous comble de joie, car il y a toujours plus de joie à donner qu’à recevoir.
La charité révèle la présence du Seigneur. Saint Augustin aimait redire que là où est la charité, là est la Trinité.
Nous le savons bien, notre amour est blessé par notre histoire de péché, mais la miséricorde est là pour nous relever.
« Si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses. »
Par le don de l’amour, nous pouvons désormais aimer par des actes et en vérité ; aimer gratuitement et tout homme sans exception, même ceux qui nous persécutent.
Si nous voulons demeurer dans la lumière et en présence de Dieu, vivons de cet amour de Dieu. Alors nous serons des témoins illuminés, car la charité transfigure.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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