Homélie du vendredi 4 mai 2018
publié le 24/05/2018 dans Non classé

Merveilleux mystère de l’élection ! Nous avons tous été choisis par le Christ pour que nous portions du fruit qui demeure.

Mais quel est ce fruit ? Celui de l’amour. Nous sommes la religion de l’amour à l’image du Christ qui s’est totalement donné à chacun d’entre nous : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

Comme le dit saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux », voilà le fondement d’une morale du bonheur.

Créé à l’image de Dieu, tout homme porte en lui ce germe d’amour et nous avons à le faire grandir par notre intimité avec le Seigneur : « Interroge ta prière, dit encore saint Augustin, si elle est tiède, ta charité est tiède ».

Non seulement nous sommes les disciples du Christ, mais nous sommes ses amis. Nous ne savons plus très bien ce qu’est l’amitié spirituelle. Elle se situe au niveau du cœur ; elle est de l’ordre de l’intimité ; c’est une ouverture du cœur au Seigneur pour qu’il nous parle de son Père. Heureux sommes-nous de connaître les secrets du Cœur du Christ.

Comment ne pas évoquer la Vierge Marie que nous avons prise en nos cœurs et qui nous parle avec tendresse de son Fils bien-aimé. L’amitié spirituelle dilate nos cœurs, nous donne cette délicatesse de cœur qui nous permet de voir notre prochain avec les yeux du cœur ; ne pas s’attarder sur l’apparence, mais bien plutôt sur ses besoins et ses attentes.

Cette amitié suppose recueillement et silence, écoute et attention. Voilà un fruit qui demeure !

« Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera ». En effet comment un Père pourrait-il refuser à son enfant la grâce dont il a besoin.

À la réponse du Père qui est parfois inattendu, nous sommes invités à nous aimer les uns les autres, même ceux qui nous agacent et qui sont nos ennemis ; car l’amour va jusque-là !

Alors ce soir demandons au Seigneur de répandre en nos cœurs cet amour, car pour aimer jusqu’au bout, ce n’est pas l’amour humain qu’il nous faut, mais l’amour qui vient d’en haut, du Cœur du Père.

En nous aimant les uns les autres, nous deviendrons des disciples missionnaires transfigurés, car c’est en aimant que l’on annonce le Dieu qui est Amour.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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