Homélie du vendredi 4 aout
publié le 15/02/2018 dans Non classé

« Prions le Maître de la moisson pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ». Telle est bien notre prière en cette fête du Saint curé d’Ars, patron des prêtres, modèle sacerdotal. Naturellement, il ne s’agit pas d’imiter sa vie matérielle ; les temps ont bien changé, mais en revanche nous avons à imiter son zèle apostolique. Il ne dormait que trois heures par nuit… ce n’est pas un signe de sainteté ! Il mangeait des pommes de terre avariées… ce n’est pas un signe de sainteté ! En revanche, c’était un homme de prière. Il aimait se retrouver devant le tabernacle pour confier sa paroisse au Seigneur. C’est là la prière d’un prêtre diocésain : prier pour la sainteté du peuple sacerdotal qui lui est confié.

Le Curé d’Ars est aussi un catéchiste hors-pair, en commençant par ses homélies qui touchaient les cœurs, mais aussi son catéchisme si apprécié par les enfants de sa paroisse.

Le curé d’Ars est aussi l’homme des sacrements, notamment la confession. Il passait onze heures par jour au confessionnal ; on dit qu’il a dû rencontrer plus de cent mille personnes ! Dans une période bien marquée par le jansénisme, il était signe de la tendresse et de la miséricorde de Dieu. Notre Pape François s’est sûrement inspiré de ce grand saint lorsqu’il parle de ce sacrement : « la confession n’est pas un jugement ni une teinturerie qui détache des péchés, mais la rencontre avec un Père qui pardonne toujours, qui pardonne tout, qui oublie les fautes du passé et ensuite fait aussi une fête. » Et le Pape recommande aux prêtres « d’être des pasteurs avec la tendresse de Dieu. De quitter le fouet pendu dans la sacristie et d’être des pasteurs avec tendresse, voire même avec ceux qui vous créent plus de problèmes. C’est une grâce. »

Le Curé d’Ars est aussi l’homme de la charité pastorale. Il n’hésitait pas à aller voir les malades, les mourants ; le soir tard, il recevait des personnalités… Il a tout donné.

La grâce du Curé d’Ars est sa proximité avec ses fidèles, sa disponibilité, car le pasteur doit aider le peuple à grandir, à marcher.

Mais alors quel est son secret ? Saint Jean-Marie Vianney vivait pleinement son sacerdoce. Sa vie évangélisait avant même ses œuvres. Canonisé avant l’heure par quelques paroissiennes, il se contentait de dire en son cœur : « si elles savaient ! » Le Curé d’Ars a connu comme tous les saints des épreuves, mais il savait que c’était dans sa pauvreté radicale que le prêtre rencontre la grâce et surtout quand il laisse Dieu agir à travers ses échecs. Un grand spirituel, Dom Louf qui fut abbé d’En-Calcat, aimait dire : « Consentir, Seigneur à n’être que l’ouvrage que tu construits patiemment avec les débris des chefs d’œuvre de nos rêves. »

 

En cette période où les prêtres sont tant décriés, notamment à cause de ceux qui sont objets de scandales, prions pour tous les prêtres qui ne font pas de bruit, mais qui avec tant de fidélité travaillent à l’avènement du Règne de Dieu. Que le Saint Curé nous rappelle à nous prêtres, que nous nourrissons notre vie spirituelle à travers l’exercice de nos ministères.

Que la joie qui habite les prêtres soit un appel à tous ces jeunes qui s’interrogent sur leur vocation : « Suis-moi » et vous verrez que votre sacerdoce vous comblera de bonheur.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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