Homélie du vendredi 3 novembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Jésus ne fuit pas les pharisiens ; nous le trouvons dans la maison d’un chef des pharisiens pour prendre son repas. Jésus ne joue pas la comédie et cette rencontre aurait dû servir à un dialogue… Mais les pharisiens observent….

Dans cette scène évangélique, c’est le Christ qui pose la question : « Est-il permis oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Le Christ lit dans les cœurs. Il sait que les pharisiens imposent des fardeaux impossibles à porter, surtout au niveau des consciences. Les docteurs de la loi ont fait une interprétation légaliste et étriquée de la loi qui crée de fausses culpabilités. Comment faire porter un tel poids sans la grâce ? Les scribes ne connaissent pas le chemin spirituel à parcourir, le discernement pour accompagner une personne qui veut s’en sortir. C’est cela et on ne discute pas ! C’est ainsi qu’on enfonce un peu plus le pécheur en lui mettant la tête sous l’eau !

Le Christ en posant cette question veut leur montrer que « le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » ; la compassion, la disponibilité au plus pauvre, la guérison s’arrêtent-elles le jour du sabbat ? Si le sabbat est fait pour l’homme, il doit être source de liberté et de repos… pour faire peut-être un peu plus le bien. Le jour du Seigneur est à la fois consacré au Seigneur et en même temps un moment de rencontres familiales, amicales ; moment où l’on peut aussi visiter les malades ou les personnes isolées dans des maison de retraite. N’oublions pas que lorsque nous communions, nous avons à partager le trésor reçu, l’amour reçu ! Nous avons un peu perdu le sens du dimanche ! Dommage pour notre équilibre dans une vie si agitée ou l’individualisme est roi ! Saint Paul reprendra l’enseignement du Christ en disant que « la charité est la plénitude de la loi ».

Cela ne veut pas dire que l’acte de charité doit remplacer l’Eucharistie et la prière ! Car la charité est alimentée par les sacrements et la prière. On ne peut pas opposer action et contemplation ; rappelez-vous saint Augustin : « Si ta charité est tiède, ta prière est tiède »

L’amour désarme… les pharisiens se taisent !

Dans sa lettre aux Romains, saint Paul dit sa souffrance de voir ses frères juifs refuser le Christ qui révèle le dessein d’Amour du Père. Nous avons un testament commun et le Christ en en la clef d’interprétation « C’est de la race de mes frères que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout. »

Un appel à suivre le Christ et en reprenant sainte Thérèse, que notre vocation au cœur de l’Église soit l’amour.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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