Homélie du vendredi 29 décembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Nous sommes dans l’octave de Noël et nous demeurons dans la lumière de la Nativité. Ce soir, nous sommes au Temple ; la sainte famille présente leur enfant au Seigneur. Que de pèlerins dans ce temple et cependant le vieillard Syméon s’arrête sur cet enfant ; n’allez pas croire que Marie et Joseph avaient des auréoles ! Le vieillard regarde l’enfant avec ce regard intérieur qui discerne que ce petit enfant est le Fils du Père Éternel. Homme de prière, homme juste, homme qui attendait la consolation d’Israël qui n’avait qu’un désir : voir Dieu !

Le vieillard non seulement a vu la lumière intérieure qui illumine le visage de l’enfant, mais il prophétise le mystère du Salut, en s’adressant à Marie : « ton âme sera traversée d’un glaive. »

La crèche n’a de sens que parce qu’elle annonce le mystère Pascal. Ce sont les deux abaissements : celui de Noël : que Dieu entre dans le temps et dans l’espace ! Ne nous habituons pas à cette proximité ; elle est source de grâces ! Et l’abaissement du Calvaire : « le Christ de condition divine s’anéantit devenant obéissant jusqu’à la mort. Mais Dieu l’a exalté. » (Ph 2, 6)

Devant le mystère de la crèche, nous ne pouvons que rendre grâce et nous laisser illuminer.

Saint Jean dans sa première lettre nous invite lui aussi à nous laisser transfigurer : « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière. »      La charité nous maintient dans la lumière ; en revanche la haine nous plonge dans les ténèbres. Ce temps de Noël est celui de l’amour, de la paix et de la réconciliation. Ce temps est favorable pour tendre la main, pour un sourire, pour un signe de tendresse.

Nous sommes désormais des enfants de lumière et nous sommes appelés à la rayonner. « Racontez à tous les peuples sa gloire », venons-nous de chanter dans le psaume 95.

Nos visages remplis de lumière annonceront cette bonne nouvelle. Ouvrons nos cœurs pour que l’Esprit Saint puisse répandre l’amour de Dieu ; et qu’à notre tour nous devenions des artisans de paix et des témoins de l’Amour.

Soyons dans la vérité en vivant de la Parole de Dieu. Demandons l’unité de notre être et entrons ainsi dans la connaissance de Dieu en vivant ses commandements. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi et celui que tu as envoyé ». Que notre contemplation, à l’école du vieillard Syméon soit source de vie éternelle.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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