Homélie du vendredi 27 avril 2018
publié le 02/05/2018 dans Non classé

Merci Thomas de poser les bonnes questions : « comment pourrions-nous savoir le chemin, puisque nous ne savons pas où tu vas ? »

La réponse du Christ nous éclaire ; il est le chemin, c’est-à-dire que « celui qui veut aller vers le Père, doit passer par lui ». Il n’est pas en chemin ; il est l’unique chemin.

Le Christ est la Vérité, non pas une vérité savoir, mais la vérité qui libère.

C’est sa Personne, parce qu’il est la plénitude de la Révélation, qui est la vérité ; c’est pourquoi le Christ ne peut pas nous tromper ; il nous révèle son Père pour nous conduire à la claire vision.

Le Christ est enfin la vie, parce que victorieux de la mort, il la communique à ses disciples. Cette vie éternelle, nous la recevons au baptême et elle grandit à chaque eucharistie : « Qui mange ma chair a la vie éternelle ». Et plus nous entrons dans l’intimité du mystère, plus nous sommes comblés : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi et celui que tu as envoyé. »

Le seul désir du Christ, c’est que nous soyons avec lui auprès de son Père ; mais dès maintenant, il veut que nous soyons unis à lui. Rappelez-vous, il vous a choisis pour être d’abord avec lui avant toute mission confiée.

Il est toujours difficile de se représenter le Royaume. Pourtant le Christ qui connaît le Royaume, puisqu’il en vient, nous parle de nombreuses demeures. C’est le Pape Benoît qui peut nous éclairer.

Répondant dernièrement à un journaliste qui lui demandait comment il voyait la vie avec Dieu après la mort, celui-ci répondit :

« Très simplement, je retrouverai mes parents, mon frère et ma sœur ; nous serons comme en notre maison familiale en Bavière ; ça sera encore plus beau, entouré de nos amis. »

Ces mots si simples qui viennent d’un des plus grands théologiens du XXè siècle !

La demeure n’est-ce pas alors l’amour et l’amitié qui ne peuvent pas être détruites par la mort. Ce seront des demeures ouvertes sur la contemplation de la Trinité. « Nous verrons Dieu tel qu’il est et nous lui serons semblables. » Cette vision béatifique sera source de joie. Cette vision aura lieu au cours du repas de noces où nous serons tous en Dieu. Les mots sont bien limités pour parler de l’au-delà ; alors faisons confiance au Seigneur ! Faisons grandir notre désir d’être avec lui ; prenons le temps d’habituer nos yeux à voir le reflet resplendissant de la gloire du Père. C’est ce que le Seigneur attend de nous !

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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