Homélie du vendredi 26 janvier 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Le beau passage que nous venons d’entendre de saint Paul montre sa tendresse et son affection vis-à-vis de Timothée, son enfant bien aimé. Comme tout bon père spirituel, il porte son fils dans sa prière pour le confier à Dieu.

Cette prière est une action de grâce : merci pour la foi sincère de Timothée.

Cette foi est un cadeau de Dieu transmise par les apôtres et les témoins que nous rencontrons, en commençant par la famille ; la foi de Timothée vient de sa grand-mère et de sa mère, voilà la transmission.

Que de fois ai-je entendu des grands-parents dire leur souffrance de voir leurs enfants loin de l’Église, des petits-enfants non baptisés… Mais n’oubliez pas que Dieu est fidèle et patient. Il faut continuer de prier pour eux, afin qu’un jour, ils puissent découvrir que le Seigneur ne les a pas abandonnés et qu’il suffit d’ouvrir la porte de leur cœur.

À nous tous de raviver le don gratuit de Dieu ; à Timothée celui de l’épiscopat, à nous celui de la sainteté et les sept dons de l’Esprit, car nous en avons besoin pour la mission, à savoir rendre témoignage à Notre Seigneur.

Cette annonce de l’Évangile sera toujours difficile, car l’apôtre est signe de contradiction, non pas pour le plaisir de contredire systématiquement le monde, mais pour le mettre dans la vérité.

« Prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. » Mais quelles sont ces souffrances ? Celle d’abord de l’indifférence ! Jésus a pleuré sur Jérusalem, la ville où l’on tue les prophètes. Autre souffrance, celles et ceux qui ridiculisent la foi et l’Église. Parce que nous aimons l’Église, nous souffrons de la voir attaquée.

Autre souffrance, celle des nuques raides qui refusent de désarmer face au Seigneur. Mais il y a aussi les souffrances que nous portons au plus intime de nous-mêmes. Des amis qui s’éloignent, des ruptures au sein des familles ; mais le Seigneur nous avait prévenus : « Heureux êtes-vous si l’on vous insulte…à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux. »

Mais dès maintenant nous recevons le centuple de joie ! Car l’évangélisation, le partage de notre foi est source de joie.

Ne baissons pas les bras, les ouvriers sont peu nombreux ! alors :

« de jour en jour, proclamez son salut,

racontez à tous les peuples sa gloire,

à toutes les nations ses merveilles. »

à voir aussi
Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

allumer une bougie à notre-dame